We have not been able to hike much this summer. It was only towards the end of the month that we took a funicular for a walk above Lake Brienz. Jenny had spent several weeks in Geneva for family reasons, without time to see friends. She managed one evening at Cine Transat, the free outdoor cinema by the lake. Guess the film. 2025 marked the 100th anniversary of Richard Burton’s birth. There was a homage in his memory on 1st of August, Swiss national day in the village of Céligny where he lived on and off in a modest house from 1958 to his death in 1984 He enjoyed the local café and vineyards and was well-liked. Août : quelques impressions Nous n’avons pas pu faire beaucoup de randonnées cet été. Ce n’est que vers la fin du mois que nous avons pris un funiculaire pour nous promener au-dessus du lac de Brienz. Jenny avait passé plusieurs semaines à Genève pour des raisons familiales, sans avoir le temps de voir des amis. Elle a pu passer une soirée à Ciné Transat, le cinéma extérieur gratuit au bord du lac. Devinez le film. L’année 2025 a marqué le 100e anniversaire de la naissance de Richard Burton. Il y a eu un hommage en sa mémoire le 1er août, fête nationale suisse, dans le village de Céligny où il a vécu par intermittence dans une modeste maison de 1958 à sa mort en 1984. Once in Kirkenes, we thought we could take a bus just across the Finnish border and make our way south. Not so easy. It requires taking a once-a-day (at 6 am) bus further west in Norway before being able to cross over. Then, the next day, a once-a-day bus (9 am) south to Inari or Rovaniemi. From the latter, it is easy to get down to Helsinki. Since we had a return flight from Oslo to Geneva on July 10, we were going to run out of time and – given the summer holidays crowds – have an expensive flight Helsinki – Oslo. So we flew straight to Oslo (2h10 almost the same flying time as from Geneva). The weather was cool and wet, we chatted with the people at the hikers association and they said hiking anywhere this coming week would be challenging, with heavy rains, some snow and fog forecast in different parts of the country. So, Oslo it is, until our return. We have visited museums, seen a couple of short ballets, strolled around and stocked up on sports gear. Oslo sits on its fjord and is nestled among forests where possibilities to walk are endless, the area is peppered with lakes and there are huts to get refreshments and a piece of blueberry pie. Several metro lines take you to the start of the walks at an altitude of 200 m. In winter, people take the metro with their skis, after work, and go for some cross-country skiing along these paths, lit at night. Now that summer is back, we walk in the area (it takes a day’s travel in each direction to reach the mountains). The forecast is for up to 28° for this coming weekend of mid-July. Oslo’s city hall is the venue for the Nobel Peace Prize every December. Its construction started in 1931 but was interrupted during the war, so it was not until 1950 that it was inaugurated. While it is not the most attractive building on the outside, we found the various decorations in the building very interesting. Norwegian patterns, themes, landscapes and history, with the Occupation frise, in the main hall, painted after the war, are well represented. Retour à Oslo et nouveau changement de plan Arrivés à Kirkenes, nous avions pensé prendre un bus juste pour la Finlande et descendre vers le sud. Pas si facile. Il faut d’abord prendre le seul bus quotidien (à 6 heures du matin) qui va vers l’ouest de la Norvège avant de pouvoir traverser. Puis, le lendemain, ne pas rater l’autre bus (à 9 heures) vers le sud jusqu’à Inari ou Rovaniemi. Depuis là, il est aisé de voyager vers Helsinki. Comme nous avions un vol de retour d’Oslo à Genève le 10 juillet, nous allions manquer de temps et – compte tenu de la foule des vacances d’été – avoir un vol coûteux Helsinki – Oslo. Nous avons donc pris l’avion pour Oslo (2h10 presque la même durée de vol qu’au départ de Genève). Le temps était frais et humide, nous avons discuté avec les gens de l’association des randonneurs et ils ont dit que la randonnée n’importe où cette semaine serait difficile, avec de fortes pluies, de la neige et du brouillard prévus dans différentes parties du pays. Ce sera donc Oslo, jusqu’à notre retour. Nous avons visité des musées, assisté à quelques courts ballets, nous nous sommes promenés et avons fait le plein de vêtements de sport. Oslo se trouve sur son fjord et est nichée au milieu de forêts où les possibilités de marcher sont infinies, la région est parsemée de lacs et il y a des cabanes pour obtenir des rafraîchissements et un morceau de tarte aux myrtilles. Plusieurs lignes de métro vous emmènent au départ de balades à 200 m d’altitude. En hiver, les gens prennent le métro avec leurs skis, après le travail, et vont faire du ski de fond le long de ces sentiers éclairés la nuit. Maintenant que l’été est de retour, nous nous promenons dans la région (il faut une journée de voyage dans chaque sens pour atteindre les montagnes). Les prévisions annoncent jusqu’à 28° pour le week-end de la mi-juillet. L’hôtel de ville d’Oslo accueille le prix Nobel de la paix chaque mois de décembre. Sa construction a commencé en 1931 mais a été interrompue pendant la guerre, ce n’est donc qu’en 1950 qu’il a été inauguré. Bien que ce ne soit pas le bâtiment le plus attrayant à l’extérieur, nous avons trouvé les différentes décorations du bâtiment très intéressantes. Les motifs, les thèmes, les paysages et l’histoire norvégiens, avec la frise de l’Occupation, dans le hall principal, peinte après la guerre, sont bien représentés. Bodø was our first stop after boarding in Trondheim. It is the second city in the Arctic with a population of around 55’000 inhabitants. The city was bombarded in May 1940 and many buildings were reduced to ashes. The population had been evacuated, so casualties were limited. However, it had to be rebuilt quickly after the war to lodge the inhabitants. At the time, cost and speed were most important and it has long been considered Norway’s ugliest town. Things have changed in the past twenty years and new, attractive, buildings have come up (for ex. a library, by the old harbour). Bodø was one of three European Capital of Culture in 2024. Its cathedral was destroyed in 1940 and the new one inaugurated in 1956. The interior is much nicer than the exterior. Its campanile, separated from the main building, is quite unusual. It is the last stop of the Northern train line. Fun fact, the airport is 1.5 km away from the city centre and most people just walk to/from it. Then we stopped for a few hours at Tromsø, the largest city in the North, and a popular winter destination (Northern lights, skiing). We did not have much time to visit, as Jenny had a lengthy appointment at the dentist, due to a broken tooth and amalgam in Trondheim on the week-end. There is a sporty and young vibe to the town. For people in Europe of a certain age, Hammerfest was known as the northernmost city/town in the world, so it was irresistible for us to get up at 5 am for the cargo unloading (only one box came on board), which lasted 40 minutes. The ship stops for a couple of hours, around midday on its southbound journey. Hammerfest is an old settlement, was the base for polar expeditions and has had the status of a city since 1789. Honningsvåg, the gateway to the North Cape, is now also considered a city, so there is a rivalry between these two towns for which one is the most septentrional. . Honningsvåg has a couple of art galleries, a theatre and received the status of a city in 1996, in spite of its population being below 5,000 inhabitants, which is the minimum in Norwegian law to gain that status. We finished our trip at Kirkenes, which has many signs in cyrillic alphabet, although the tourist trade from Russia has ceased since the war in Ukraine. Tourism from its neighbours was the town’s main revenue and many shops have closed, many people have left, it has the depressed feeling of a dying town. Villes arctiques Bodø a été notre premier arrêt après l’embarquement à Trondheim. C’est la deuxième ville de l’Arctique avec une population d’environ 55’000 habitants. La ville a été bombardée en mai 1940 et de nombreux bâtiments ont été réduits en cendres. La population avait été évacuée, de sorte que les pertes humaines furent limitées. Cependant, il a fallu reconstruire la ville rapidement après la guerre pour loger ses habitants. À l’époque, le coût et la rapidité de construction étaient le plus important et Bodø a longtemps été considérée comme la ville la plus laide de Norvège. Les choses ont changé au cours des vingt dernières années et de nouveaux bâtiments attrayants ont vu le jour (par exemple une bibliothèque, près du vieux port). Bodø a été l’une des trois capitales européennes de la culture en 2024. Sa cathédrale a été détruite en 1940 et la nouvelle inaugurée en 1956. L’intérieur est beaucoup plus agréable que l’extérieur. Son campanile, séparé du bâtiment principal, est assez atypique. Bodø est le dernier arrêt de la ligne de train du Nord. Fait amusant, l’aéroport est à 1,5 km du centre-ville et la plupart des gens s’y rendent à pied. Nous nous sommes ensuite arrêtés quelques heures à Tromsø, la plus grande ville du Nord, et une destination hivernale populaire (aurores boréales, ski). Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour la visiter, car Jenny avait un long rendez-vous chez le dentiste, à cause d’une dent et d’un amalgame cassés à Trondheim le week-end. Il y a une ambiance sportive et jeune dans la ville. Pour les Européens d’un certain âge, Hammerfest était connue comme la ville la plus septentrionale du monde, il était donc irrésistible pour nous de nous lever à 5 heures du matin pour le déchargement de la cargaison (une seule boîte est montée à bord), qui a duré 40 minutes. Le navire s’arrête pendant quelques heures, vers midi, dans son voyage retour vers le sud. Hammerfest est une ancienne colonie, qui était la base des expéditions polaires et a le statut de ville depuis 1789. Honningsvåg, la porte d’entrée du Cap Nord, est aujourd’hui également considérée comme une ville, il y a donc une rivalité entre ces deux bourgades pour admettre laquelle est la plus septentrionale. Honningsvåg possède quelques galeries d’art, un théâtre et a reçu le statut de ville en 1996, bien que sa population soit inférieure à 5 000 habitants, ce qui est le minimum en droit norvégien pour obtenir ce statut. Nous avons terminé notre voyage à Kirkenes, qui possède de nombreux panneaux en alphabet cyrillique, bien que le commerce touristique en provenance de Russie ait cessé depuis la guerre en Ukraine. Le tourisme de ses voisins était le principal revenu de la ville et de nombreux magasins ont fermé, beaucoup de gens sont partis, elle a le sentiment déprimé d’une ville en déclin. The boat’s size and manoeuvrability allows it to sail closer to the coast, through small inlets and tight passages. One such place was a narrow fjord, Trollfjorden, north of the Lofoten. We gently glided into the spoon-shaped fjord, the boat turned around and we sailed back out. All this took place at around midnight. Many people went back to their cabin but we stayed up and were rewarded, at the end of Tengelfjord, by a wonderful 1am sunset. It had been a long time since we’d stayed up until 2 am. Trollfjord et le soleil de minuit La taille et la manœuvrabilité du bateau lui permettent de naviguer au plus près des côtes, à travers de petites criques et des passages resserrés. L’un de ces endroits est un fjord étroit, le Trollfjorden, au nord des Lofoten. Nous avons doucement glissé dans ce fjord en forme de cuillère, le bateau a fait demi-tour et nous sommes repartis. Tout cela s’est passé vers minuit. Beaucoup de gens sont rentrés dans leur cabine mais nous sommes restés debout et avons été récompensés, à la fin du Tengelfjord, par un magnifique coucher de soleil à 1 heure du matin. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas restés debout jusqu’à 2 heures du matin. Our boat left Trondheim at around noon and we passed the Arctic circle the next morning before 8 am (there was a contest to guess the right time between 7.30 and 8.30 am). The boat is wonderful, no music, no constant “entertainment”, we just watch the scenery. There are several excursions available at each stop, should one wish to take part. We have extended our trip by another two nights. The weather cleared up as we went further north. Au-delà du cercle polaire arctique Notre bateau a quitté Trondheim vers midi et nous avons passé le cercle polaire arctique le lendemain matin avant 8 heures (il y avait un concours pour deviner l’heure exacte entre 7h30 et 8h30). Le bateau est très plaisant, pas de musique, pas de divertissement constant, nous regardons juste le paysage. Plusieurs excursions sont disponibles à chaque arrêt, si l’on souhaite y participer. Nous avons prolongé notre voyage de deux nuits supplémentaires. Le temps s’est éclairci au fur et à mesure que nous avancions vers le nord. Given the weather forecast, we thought we would take a train as far north as it goes (Bodø) and see then what the next steps could be. The train, however, was fully booked and Entur, the app for travelling within Norway, suggested the boat. John did a quick search and we went for an electric boat that is a mix of cruise and cargo, fully Norwegian-owned and -crewed. The further north we go, the fewer roads there are and the boat is the best and fastest way for these small towns and communities to be resupplied. The ship stops very regularly, sometimes for only 10 minutes, just the time to unload/load people and goods. It also ran as a postal boat until the service was discontinued in the early 1990s (same for the Hurtigruten). We are not cruise people and, frankly, it is more our idea of a punishment than a holiday, so we booked only two nights, to Tromsø. Leaving Trondheim, we passed this lighthouse, built in the late 19th century. These used to be guarded by single, retired fishermen. However, this place saw a man coming with his family (three children), with occasional school teachers dropping by; they stayed around 20 years. It is hard to imagine going back to a life on the mainland. On passe au bateau Compte tenu des prévisions météorologiques, nous avons songé à prendre un train vers le nord (Bodø, terminus de la voie ferrée) et voir ensuite quelles pourraient être les prochaines étapes. Le train, cependant, était complet et Entur, l’application pour voyager en Norvège, a suggéré le bateau. John a fait une recherche rapide et nous avons opté pour un bateau électrique qui est un mélange de croisière et de fret, entièrement détenu par une famille norvégienne et avec un équipage également norvégien. Plus nous allons vers le nord, moins il y a de routes et le bateau est le meilleur et le plus rapide moyen pour ces petites villes et communautés d’être approvisionnées. Le navire s’arrête très régulièrement, parfois pour seulement 10 minutes, juste le temps de décharger/charger des personnes et des marchandises. Il a également fonctionné comme bateau postal jusqu’à ce que le service soit interrompu au début des années 1990 (idem pour le Hurtigruten). Nous ne sommes pas des croisiéristes et, franchement, c’est plus notre idée d’une punition que de vacances, nous n’avons donc réservé que deux nuits, jusqu’à Tromsø. En quittant le fjord de Trondheim, nous sommes passés devant ce phare, construit à la fin du 19ème siècle. Ceux-ci étaient gardés par des pêcheurs célibataires à la retraite. Pourtant, cet endroit a vu venir un homme avec sa famille (trois enfants), avec des enseignants occasionnels qui passaient ; Ils sont restés environ 20 ans. Il est difficile d’imaginer retourner à une vie sur le continent. In the morning, the weather was dreadful and the forecast was for a rainy, foggy day – and week! We did not like the idea of a 7-hour long hike in such adverse conditions, with no views, on Jenny’s birthday. So, when someone mentioned driving back 1h30 to Dombås to catch a train, we seized the opportunity to join them and headed to Trondheim. Trondheim sits on the third longest fjord of the country and is the third city by population. It boasts the northernmost gothic cathedral (Nidaros, built from 1070 onwards), which is also the arrival point of St Olav’s way. There are 7 different paths, the longest and most popular being the Oslo-Trondheim 643 km route. While this pilgrimage has been popular in Scandinavia for almost 1,000 years, it does not draw the huge crowds of the Camino. The cathedral was the coronation church of Norwegian kings until 1906. When the royal family comes into town, they stay at their residence, in the centre, on a street corner, near the cathedral. Built in the late 18th century, it covers 4000 m2 and is the largest wooden palace in Scandinavia. We stayed two nights and enjoyed strolling around its pleasant city centre in summer mood, with a market, salsa dancers and old warehouses turned into nice-looking apartments. Jenny’s birthday turned out much better than we feared at the start of the day. Le matin, le temps était épouvantable et les prévisions annonçaient une journée – et une semaine pluvieuses et nuageuses! L’idée d’une randonnée de 7 heures dans des conditions aussi défavorables, sans vue, le jour de l’anniversaire de Jenny, ne nous tentait absolument pas. Aussi, quand quelqu’un a mentionné prendre la route 1h30 pour Dombås, à 1h30, pour prendre un train, nous avons saisi l’occasion de nous joindre à elle et sommes partis pour Trondheim. Trondheim se trouve sur le troisième plus long fjord du pays et est la troisième ville en terme de population. Elle possède la cathédrale gothique la plus septentrionale (Nidaros, construite à partir de 1070), qui est également le point d’arrivée du chemin de Saint-Olav. Il y a 7 chemins différents, le plus long et le plus populaire étant l’itinéraire Oslo-Trondheim de 643 km. Bien que ce pèlerinage soit populaire en Scandinavie depuis près de mille ans, il n’attire pas les foules immenses du Camino. La cathédrale a été l’église du couronnement des rois norvégiens jusqu’en 1906. Lorsque la famille royale vient en ville, elle séjourne dans sa résidence située en plein centre à quelques encablures de la cathédrale. Construit à la fin du 18e siècle, il s’étend sur 4000 m2 et est le plus grand palais en bois de Scandinavie. Nous sommes restés deux nuits et avons apprécié de nous promener dans son agréable centre-ville à l’ambiance estivale, avec un marché, des danseurs de salsa dans la rue et de vieux entrepôts transformés en appartements agréables. L’anniversaire de Jenny s’est avéré bien meilleur que ce que nous craignions au début de la journée. We woke up to another sunny day, so we were on our way to the next hut, a privately-run one, a new experience for us. We very quickly entered Rondane national park and the first part of the hike, up very gently then down into another valley, was quite alike to yesterday, minus the snow. The sound of many cuckoos accompanied us for about two hours, we could still hear them above the tree line. Again, the land was boggy and slowed us down a lot. We crossed a couple of people who mentioned walking through some challenging terrain but seemed in a hurry to get going as clouds had started to appear. From the bottom of the valley, it was a steeper climb and it became more mineral. We rested at the top before tackling steep(ish) snow fields and boulders. Now, we have often crossed boulder fields and they are usually at most a couple of hundred metres. This one seemed endless, it was a rolling pass and after 1.8 km of it, we still could not see its end. It was tough, especially after a 5-hour walk. Dark clouds had appeared and we hoped we would make it to the hut before the rain. We did – and we got a glimpse of the surrounding mountains before the fog and rain swallowed them. Interminables rochers Nous nous sommes réveillés sous une nouvelle journée ensoleillée et nous sommes mis en route vers la prochaine cabane, privée celle-ci, une nouvelle expérience pour nous. Nous sommes très rapidement entrés dans le parc national de Rondane et la première partie de la randonnée, une douce montée suivie d’une descente dans une autre vallée, était assez similaire à hier, sans la neige. Le bruit de nombreux coucous nous a accompagnés pendant environ deux heures, nous les entendions encore au-dessus de la limite des arbres. A nouveau, le terrain était marécageux et nous a beaucoup ralentis. Nous avons croisé quelques personnes qui ont mentionné avoir marché sur un terrain difficile, mais qui semblaient pressées de partir car les nuages avaient commencé à apparaître. Du bas de la vallée, la montée était plus raide et le paysage plus minéral. Nous nous sommes reposés au sommet avant de nous attaquer à des champs de neige escarpés et à des rochers. Nous avons souvent traversé des champs de rochers et ils durent généralement au plus quelques centaines de mètres. Celui-ci semblait interminable, c’était un col ondulant et après 1,8 km, nous ne pouvions toujours pas voir sa fin. Une traversée rude, surtout après 5 heures dans les jambes. Des nuages sombres étaient apparus et nous espérions arriver à la cabane avant la pluie. Nous l’avons fait – et nous avons eu un aperçu des montagnes environnantes avant que le brouillard et la pluie ne les engloutissent. There was no rain in Dombås. We started our hike at the lovely old train station of Hjerkinn, a 30-minute ride away. The first hour’s walk was, again, through marshes so we had wet feet but the sun shining on us had lifted our spirits (if not made our backpacks lighter). We quickly entered Dovre national park and started going up, nothing steep. We crossed our first snowfields, and a couple of rivers. The views were wide and open with lichen-covered soils giving a very pale greenish tinge to the scenery. We met a group of 3 people carrying snowboards and skis. They had driven from Oppdal to have a few slides down on what little snow remained : very motivated skiers! We arrived at a lovely manned cabin, with a drying room (always a treat) and great cuisine. Before dinner, we were treated to the history of the cabin and the valley (Grimsdalen), which still has around 50 summer farms. The manned cabins we have been to over time all work with local farms and offer great local products, such as lamb, pork, vegetables. Many countries could take inspiration from this. Premier parc national et première cabane gardée Il n’y a pas eu de pluie à Dombås. Nous avons commencé notre randonnée à la charmante vieille gare de Hjerkinn, à 30 minutes de train. La première heure de marche s’est déroulée, encore une fois, à travers des marais, nous avions donc les pieds mouillés, mais le soleil qui brillait nous avait remonté le moral (si ce n’est rendu nos sacs à dos plus légers). Nous sommes rapidement entrés dans le parc national de Dovre et avons commencé à monter, rien de raide. Nous avons traversé nos premiers champs de neige et quelques rivières. Les vues étaient panoramiques avec des sols couverts de lichen donnant une teinte verdâtre très pâle au paysage. Nous avons rencontré un groupe de 3 personnes portant des snowboards et des skis. Ils étaient venus d’Oppdal pour faire quelques glissades sur le peu de neige qui restait : des skieurs très motivés ! Nous sommes arrivés dans une jolie cabine gardée, avec une salle de séchage (toujours un soulagement) et une excellente cuisine. Avant le dîner, nous avons eu droit à l’histoire de la cabane et de la vallée (Grimsdalen), qui compte encore environ 50 fermes d’été. Les cabanes gardées que nous avons visitées au fil du temps travaillent toutes avec les fermes du coin et offrent d’excellents produits locaux, tels que de l’agneau, du porc, des légumes. De nombreux pays pourraient s’en inspirer. We had thought of hiking from Rondvassbu, near Otta, to Åndalsnes but the manned huts were not open for a few days and there were no buses yet to get us close to the start. So our plans changed and we decided to walk it in the other direction. Trains were full (it is the Trondheim line until Dombås), so we took a bus. The weather was quite stormy for most of the way. However, the next day was clear, so we climbed up from the fjord. The rain had started before the pass but, once over, we found ourselves in very marshy land, where we tried to hop from stone to stone. The rain became much stronger, the stones disappeared in the grass, our shoes got sucked into mud and we had to walk through a knee-deep river (the T-marked rocks were clearly visible well below the surface). After over two hours of this we arrived at the self-serviced hut of Måsvassbu. Two women, who were already there and had seen us walking down the valley, had kindly gotten a couple of fires going (one to warm us up, the other one to dry out our gear). We spent a lovely evening chatting. They’d been coming to this hut for years and one of them was staying for 5 days. They had tried to hike up to the next hut, but returned when they found themselves in fog, unable to see the next mark. Rain was forecast for a week, so they suggested we postpone our next 3 days of hut-to-hut hiking. We always listen to the locals. As we hike for the scenery and we could not see the mountains, we chose to go back east, where we might get drier conditions. Faux départ Notre idée était de randonner de Rondvassbu, près d’Otta, à Åndalsnes, mais les refuges gardés n’étaient pas encore ouverts et il n’y avait pas encore de bus pour nous amener près du départ. Nos plans ont donc changé et nous avons décidé de faire le chemin dans l’autre sens. Les trains étant pleins (c’est la ligne de Trondheim jusqu’à Dombås), nous avons pris un bus. Le temps était assez orageux pendant la majeure partie du trajet. Cependant, le lendemain était clair, alors nous sommes partis du fjord. La pluie avait commencé avant le col mais, une fois franchi, nous nous sommes retrouvés dans un terrain très marécageux, où nous avons essayé de sauter de pierre en pierre. La pluie est devenue beaucoup plus forte, les pierres ont disparu dans l’herbe, nos chaussures ont été aspirées dans la boue et nous avons dû marcher dans une rivière jusqu’aux genoux (les rochers marqués du T du sentier étaient clairement visibles sous la surface). Après plus de deux heures, nous sommes arrivés à la cabane de Måsvassbu. Deux femmes, sur place et qui nous avaient vus descendre la vallée, avaient gentiment allumé deux feux (l’un pour nous réchauffer, l’autre pour faire sécher notre matériel). Nous avons passé une belle soirée à bavarder. Elles venaient dans cette cabane depuis des années et l’une d’elle y passait 5 jours. Elles avaient essayé de marcher jusqu’à la cabane suivante, mais étaient revenues quand elles s’étaient retrouvées dans le brouillard, incapables de voir la prochaine marque. La pluie était annoncée pour une semaine, aussi nous ont-elles suggéré de reporter nos 3 prochains jours de randonnée de refuge en refuge. Nous sommes toujours à l’écoute des locaux. Comme nous marchons pour le paysage et que nous ne pouvions pas voir les montagnes, nous avons choisi de retourner vers l’est, où nous aurions peut-être des conditions plus favorables. Eight years ago, the opera was the only building in the water. The high-rise buildings along the road, known as the barcode, had an unobstructed view of the bay. There were decks for people to suntan and go for a swim. We knew there were plans to erect several public buildings, such as the Munch museum, the public library. See our post : https://jjonthemove.com/2017/07/14/oslo-re-invented/ We have gone back. The library is wonderful and has many great design touches, in typical Nordic style. It is situated across from the opera. We did not particularly like the look of the Munch museum. As there was a major exhibition of Northern Lights in the Beyeler Foundation in Basel, we thought many of his works may not be back on display but we learned that he had donated 26,000 artwork pieces (including his private collections and photographs) to the city : so there is plenty of margin. What surprised and shocked us the most though, is how much of the water has been reclaimed and built on. While the new apartment blocks are mostly lower than the barcode, they really obstruct their view now and these high-rises are no longer waterfront properties but are about 6 to 8 blocks behind. The new neighbourhood is highly densified and there are several more projects under way, which will add hundreds more apartments. A beach has been created and seems popular. There are still some docks here and there but the atmosphere is entirely different. We found it was not for us and we were glad to be back to our lovely older part of Oslo. Oslo réinventé – huit ans plus tard Il y a huit ans, l’opéra était le seul bâtiment dans l’eau. Les gratte-ciel le long de la route, connus sous le nom de code-barres, avaient une vue imprenable sur la baie. Il y avait des terrasses pour que les gens puissent bronzer et se baigner. Nous savions qu’il était prévu d’ériger plusieurs bâtiments publics, tels que le musée Munch, la bibliothèque municipale. Voir notre article : https://jjonthemove.com/2017/07/14/oslo-re-invented/ Nous y sommes retournés. La bibliothèque est magnifique et a beaucoup de touches design, dans un style typiquement nordique. Il est situé en face de l’opéra. Nous n’avons pas particulièrement aimé l’architecture du musée Munch. Comme il y avait une grande exposition (Lumières nordiques) à la Fondation Beyeler à Bâle, nous pensions que beaucoup de ses œuvres ne seraient peut-être pas à nouveau exposées, mais nous avons appris qu’il avait fait don de 26 000 œuvres d’art (y compris ses collections privées et ses photographies) à la ville : il y a donc beaucoup de marge. Ce qui nous a le plus surpris et choqué, c’est le nombre de nouvelles constructions sur ce qui était le fjord. Bien que les nouveaux immeubles d’appartements soient pour la plupart plus bas que le code-barres, ils obstruent vraiment leur vue maintenant et ces gratte-ciel ne sont plus des propriétés pieds dans l’eau, mais ont maintenant environ 6 à 8 pâtés de maisons devant eux. Le nouveau quartier est très densifié et plusieurs autres projets sont en cours, ce qui ajoutera des centaines d’appartements supplémentaires. Une plage a été créée et semble populaire. Il y a encore quelques quais ici et là mais l’ambiance est totalement différente. Nous avons découvert que ce n’était pas pour nous et nous étions heureux d’être de retour dans notre charmant vieux quartier d’Oslo. We have been keen to come back to Norway to hike after our wonderful trek in the mountains 8 years ago (see https://jjonthemove.com/hikes/finse-to-sognefjell/). We have at last made it back and have spent a few days in Oslo, joining the Norwegian hiking association, getting the keys to the huts and an updated map. The weather has been great during our stay and, on this first day of summer, even reached 25°. People are out and about in parks, on terraces (apparently, it had been cool until a few days ago) and we have not seen the sun set. Ambiance estivale à Oslo Nous avions hâte de retourner en Norvège pour randonner après notre magnifique trek en montagne il y a 8 ans (voir https://jjonthemove.com/hikes/finse-to-sognefjell/). Nous sommes enfin de retour et avons passé quelques jours à Oslo, adhérant à l’association norvégienne de randonnée, récupérant les clés des refuges et une carte mise à jour. La météo a été superbe pendant notre séjour et, en ce premier jour d’été, il a même fait 25°. Les gens se promènent dans les parcs, sur les terrasses (apparemment, il faisait frais jusqu’il y a quelques jours) et nous n’avons pas vu le soleil se coucher. The weather was beautiful, Jenny was busy with visitors, so John went for a hike. He took the train to Frinvillier and walked back to Solothurn. It is the one section of the Jura hike we had not completed in 2020. It was a long hike, about 30 km, that took about 9 hours. It is some time since John has done such a long walk and it was good to feel the challenge. The walk was not difficult, just long. It was a beautiful hike with soft greens of new leaves against the almost black of the evergreen pines. The view over the alps was broad and stunning. Unfortunately it was hazy, so good photos were not possible. The walk goes through a new Unesco-protected heritage zone. The border between Solothurn and Bern is quirky and you see stone border markers in surprising places. Promenade sur la crête Il faisait beau, Jenny était occupée avec des visites, alors John est parti en randonnée. Il a pris le train jusqu’à Frinvillier et a marché jusqu’à Soleure. C’est le seul tronçon de la randonnée jurassienne que nous n’avons pas terminé en 2020. C’était une longue randonnée, d’environ 30 km, qui a duré 9 heures. Cela faisait un certain temps que John n’avait pas fait une marche aussi longue et il a apprécié le défi. Elle n’était pas difficile, juste longue. Une belle randonnée avec le vert tendre des nouvelles feuilles contre le noir des pins à feuilles persistantes. La vue sur les Alpes était panoramique et magnifique. Malheureusement, il y avait de la brume et il n’a pas été possible de prendre de bonnes photos. La promenade traverse une nouvelle zone patrimoniale protégée par l’Unesco. La frontière entre Soleure et Berne est originale et l’on trouve des bornes en pierre à des endroits surprenants. We signed up for a two-week spring housesit in Zurich. While we had been there a few times, we had never spent more than a few hours. The apartment was near the Letzigrund football stadium and in a very green area. Both the sweet little cat we looked after and Jenny suffered from allergies due to some tree pollens. We thoroughly explored different neighbourhoods, walking 10 to 15 kms/day and had a good time there. Printemps à Zurich Nous avons passé deux semaines à Zurich pour un housesit. Nous y étions allés plusieurs fois mais pour de courtes visites. L’appartement était près du stade du Letzigrund et entouré de verdure. L’adorable chatte et Jenny ont toutes deux souffert d’allergies dues auxpollens de certains arbres. Nous avons bien exploré divers quartiers à pied (10-15 km/jour) et avons apprécié ce séjour. Again, climbing up to reach rolling hills and farms, we mostly hiked at altitudes of about 900-1300 m. Apart from some nuts, we don’t usually carry food with us on these day hikes since we keep coming across farms that sell their products (dairy products, cured meats, ice-creams). A corner of the house has a fridge/freezer, price list and an “honesty box” where you leave the money. Norway is the only other country where we have encountered this system. As we approached a farm, we saw big signs that a given cheese had won gold in a championship in Norway (hence the title of this post). Of course, we bought a small slab of it. Then we came across what is known as one of the oldest tunnels dug in Switzerland by farmers in 1839. We were somewhat puzzled by the effort to join these two valleys as there are enough low points in the area to pass over the hills. Emmental, un champion du monde et un vieux tunnel Une fois de plus, nous avons monté quelques centaines de mètres pour atteindre des collines et des fermes, principalement à des altitudes comprises entre 900 et 1300 mètres. À part quelques noix, nous n’emportons généralement pas de nourriture lors de ces randonnées d’une journée, car nous passons régulièrement devant des fermes qui vendent leurs produits (produits laitiers, charcuterie, glaces). Dans un coin de la maison, il y a un réfrigérateur/congélateur, une liste de prix et une « boîte d’honnêteté » où l’on laisse l’argent. La Norvège est le seul autre pays où nous avons rencontré ce système. En approchant d’une ferme, nous avons vu de grands panneaux indiquant qu’un de leurs fromages avait remporté l’or lors d’un championnat en Norvège (d’où le titre de ce billet). Bien sûr, nous en avons acheté un petit morceau. Ensuite, nous sommes tombés sur ce qui est connu comme l’un des plus anciens tunnels creusés en Suisse par des agriculteurs en 1839. Nous avons été quelque peu déconcertés par les efforts déployés pour relier ces deux vallées, car il y a suffisamment de points bas dans la région pour passer par-dessus les collines. The good weather and warm temperatures were still with us, so we drove to Sigriswil to pick up on the next stage of the tour of Lake Thun. Sheltered from the northerly winds by the mountains, on a south-pointing plateau, it benefits from a sunny climate. Therefore, fig trees, vineyards and palm trees (a bit of an oddity next to traditional chalets) are plentiful. Scattered across Switzerland are anti-tank defences remaining from WW II. These are lines of concrete blocks called “Toblerones” because their shape is so similar to the chocolate. Chalets et palmiers au-dessus du lac de Thoune Le beau temps et les températures douces étant toujours au rendez-vous, nous nous sommes rendus à Sigriswil pour reprendre une autre étape du tour du lac de Thoune. Abrité des vents du nord par les montagnes, sur un plateau orienté au sud, le village bénéficie d’un climat ensoleillé. C’est pourquoi les figuiers, les vignes et les palmiers (un peu bizarres à côté des chalets traditionnels) sont nombreux. La Suisse est parsemée de défenses antichars datant de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de lignes de blocs de béton appelées “Toblerones” en raison de leur forme très similaire à celle du chocolat. Taking advantage of the mild and sunny weather this early March, we walked from Langenthal, BE to Murgenthal, AG. In a hamlet, we saw people working on the renovation of the parish house, in order to rent it out. They told us the small church next to it was worth a look as it was quite unusual. It dates back to the 1200s and switched to the Reform in the 15h century. The last renovation took place in 1913-14 – and still looked pretty good. The old church bells were outside on the lawn, bolted to the ground since they were stolen some years ago before being found in a scrap yard. A lovely surprise on one of our walks. La vieille église dans le hameau Profitant du temps doux et ensoleillé de ce début mars, nous avons marché de Langenthal, BE à Murgenthal, AG. Dans un hameau, nous avons vu des gens travailler à la rénovation de la maison paroissiale, en vue de la louer. Ils nous ont dit que la petite église voisine valait la peine d’être visitée car elle était assez inhabituelle. Elle date des années 1200 et est passée à la réforme au 15ème siècle. Elle a été rénovée pour la dernière fois en 1913-1914, et elle a encore fière allure. Les anciennes cloches de l’église se trouvaient sur la pelouse, boulonnées au sol depuis qu’elles ont été volées il y a quelques années avant d’être retrouvées dans un parc à ferraille. Une belle surprise lors d’une de nos promenades. We joined the celebrations, starting with the (unique to this town) Chesslete, the 5 am waking on Thursday morning, when the crowd, in its white night attire, bangs pots and pans, rings bells, plays trumpet to signal the start of the “5th season”. There are balls every evening, the old town is packed with revellers, music bands, pop-up bars appear in empty shops, churches and the only quiet day is Monday, when people rest before the last big events of Mardi Gras. Many men dress as women and Jenny was dressed as an 18th century gentleman. A subdued crowd reappears on Wednesday at 8 pm to burn the Böög: this year, it was over quickly, barely 5 minutes to reduce the structure to ashes. This is the only week where bakeries are open from 4-5 am, catching the trade of the night parties returning home; normally they only open as of 7 am. La cinquième saison Nous nous sommes joints aux célébrations, à commencer par la Chesslete (unique à cette ville), le réveil à 5 heures du matin le jeudi, lorsque la foule, dans sa tenue de nuit blanche, frappe des casseroles, fait sonner des cloches, joue de la trompette pour signaler le début de la « 5ème saison ». Il y a des bals tous les soirs, la vieille ville est remplie de fêtards, de groupes de musique, de bars pop-up qui apparaissent dans les magasins vides, les églises et le seul jour calme est le lundi, lorsque les gens se reposent avant les derniers grands événements du Mardi Gras. Beaucoup d’hommes se déguisent en femmes et Jenny était habillée en gentleman du 18e siècle. Une foule discrète réapparaît le mercredi à 20 heures pour brûler le Böög : cette année, la cérémonie s’est déroulée rapidement, en 5 minutes à peine, la structure était réduite en cendres. C’est la seule semaine où les boulangeries sont ouvertes de 4 à 5 heures du matin, pour récupérer les clients des fêtes nocturnes qui rentrent chez eux ; normalement, elles n’ouvrent qu’à partir de 7 heures du matin. This number has had a special significance in Solothurn for a long time. The town is known for its 11 churches and chapels, 11 fountains and 11 towers. It was the 11th canton to join Switzerland. According to the legend, the town’s patron saints – Ursus and Victor – were soldiers in the 11th Theban Legion during the Roman Empire; as Christian converts, the men were beheaded in Salodurum (Solothurn). In 1762, the architect Gaetano Matteo Pisoni was so fascinated by the “elevenish atmosphere” that he harmonised the church with it. The bell tower measures 6 x 11 metres; the tower contains 11 bells; 11 altars adorn the cathedral, and they can be seen all at once only from a single spot, which is the eleventh black stone at the main entrance. The prayer benches are arranged in rows of eleven. The monumental staircase consists of 3 x 11 stairs (which make for great jumps when there is snow). The construction period was 11 years (1762 – 1773). Just outside the old town’s gate of Bieltor, there is an 11-hour clock, a nod to the city’s favourite number. Finally, the town’s brewery is called Öufi, which is 11 in the local dialect. Ce chiffre a depuis longtemps une signification particulière à Soleure. La ville est connue pour ses 11 églises et chapelles, ses 11 fontaines et ses 11 tours. Elle a été le 11e canton à rejoindre la Suisse. Selon la légende, les saints patrons de la ville – Ursus et Victor – étaient des soldats de la 11e légion thébaine sous l’Empire romain ; convertis au christianisme, ils furent décapités à Salodurum (Soleure). En 1762, l’architecte Gaetano Matteo Pisoni fut tellement fasciné par l’« atmosphère onzième » qu’il harmonisa l’église avec elle. Le clocher mesure 6 x 11 mètres ; la tour contient 11 cloches ; 11 autels ornent la cathédrale, et on ne peut les voir tous en même temps que d’un seul point, à savoir la onzième pierre noire de l’entrée principale. Les bancs de prière sont disposés en rangées de onze. L’escalier monumental est composé de 3 x 11 marches (de beaux tremplins quand il y a de la neige). Le nombre de tuyaux du grand orgue peut être divisé par 11. La construction a duré 11 ans (1762 – 1773). Juste en dehors de la porte de Bienne, il y a une horloge de 11 heures, un clin d’oeil à ce chiffre. Enfin, la brasserie de la ville s’appelle Öufi, c’est-à-dire 11 dans le dialecte local. We took advantage of a great train deal to travel to Ticino for a few days. Many of the valleys there are on a north-south axis and, in winter, villages have to wait some hours for the sun to shine on them in spite of clear blue skies, as the surrounding mountains are high. We stayed near Locarno, where the sun shone as of about 9am. Many hiking paths were closed or not recommended as they disappear under the dead leaves covering the ground. Still, a hike in the region of Brissago, on Lago Maggiore, was well exposed from early on. Gentle strolls along the lake and a day in Lugano (any ho(s)tel stay gives you free public transport within the canton) and it was time to head home. Each town seems to have a Christmas market nowadays, even in areas where they were unknown in the past. Piazza Grande, where films are projected during the Locarno film festival in August, had an ice-skating rink in its centre and was lit up in bright colours. Court séjour hivernal au Tessin Nous avons profité d’une excellente offre de train pour nous rendre au Tessin pendant quelques jours. De nombreuses vallées sont situées sur un axe nord-sud et, en hiver, les villages doivent attendre plusieurs heures avant que le soleil n’apparaisse, même si le ciel est bleu et clair, car les montagnes environnantes sont hautes. Nous avons séjourné près de Locarno, où le soleil brillait dès 9 heures du matin. De nombreux chemins de randonnée étaient fermés ou déconseillés car ils disparaissent sous les feuilles mortes qui recouvrent le sol. Nous avons fait une rando sur les hauteurs de Brissago. Promenades au bord du lac et une journée à Lugano (tout séjour en ho(s)tel donne droit aux transports publics gratuits dans le canton) ont complété ce séjour. Chaque ville semble avoir un marché de Noël de nos jours, même dans les zones où ils étaient inconnus dans le passé. La Piazza Grande, où sont projetés les films pendant le festival de Locarno en août, avait une patinoire en son centre et était illuminée de couleurs vives. In our area, beavers are quite prevalent and many trees along the Aare, on the outskirts of town, have metallic protection on their trunk. However, much to our surprise, it was not so along the Reuss, between Mellingen and Bremgarten, in canton Aargau. The river banks are a protected area (Reussuferwegschutzgebiet in Legobricks-style German), and beavers are working hard. We passed at least half a dozen fallen or very damaged trees. A pleasant walk linking two small medieval towns. Balade automnale et attaques de castors Dans notre région, les castors sont très présents et de nombreux arbres le long de l’Aar, à la périphérie de la ville, ont une protection métallique sur leur tronc. Cependant, à notre grande surprise, ce n’était pas le cas le long de la Reuss, entre Mellingen et Bremgarten, dans le canton d’Argovie. Les berges de la rivière sont une zone protégée (Reussuferwegschutzgebiet en allemand, façon briques Lego) et les castors y travaillent dur. Nous avons passé au moins une demi-douzaine d’arbres abattus ou très endommagés. Une promenade agréable reliant deux petites villes médiévales. The fog was forecast to last until the late afternoon, so we went for a hike above Lake Thun where the sun was shining and the views were great, in spite ofsome lingering haze. There are 4 stages on the tour of the lake, this one goes from Thun to Sigriswil. The weather was mild and cows were out in the fields, geraniums were still in full bloom and autumn leaves made the stretches in the woods very pleasing. Le brouillard devait durer jusqu’à la fin de l’après-midi, nous sommes donc allés faire une randonnée au-dessus du lac de Thoune où le soleil brillait et les vues étaient magnifiques en dépit de brumes résiduelles. Il y a 4 étapes sur le tour du lac, celle-ci va de Thun à Sigriswil. Le temps était doux et les vaches en profitaient dans les prés, les géraniums étaient encore en pleine floraison et les feuilles d’automne rendaient les parties dans les bois très agréables. We are fortunate to live in a small town at the foot of the Jura mountains. It means that if the sky is grey, or there is fog, we can hike up to enjoy the sun and warmer temperatures (bus and gondolas are also options). At this season, it can happen that clouds don’t subside until about 2 pm, so we left home to climb up to Balmflühchöpfli, Röti and Weissenstein. We have posted a few times about these places. While we enjoy all our hikes, not having to use a car is a real plus with this one. For the first two kilometres, we walk on small lanes along convents, monasteries and a high school before going into the Verena gorge. We entered the clouds at about 650 m and saw a very blue sky as of around 850 m. There were quite a few people at the top, as it was a public holiday in our canton, families having picnic, grilling their sausages, kids climbing up trees, all in light shirts under the warm sun. The views are always wonderful up there, although the Alps were not as sharp and clear as other times. Sometimes, we can see Mt-Blanc, 180 km away, but not today. By the time we got back down, it was also sunny but we’d gained a few hours of extra sun, as well as exercised with an altitude gain of 1200 m. A notre porte Nous avons la chance de vivre dans une petite ville au pied du Jura. Cela signifie que si le ciel est gris ou s’il y a du brouillard, nous pouvons monter à pied pour profiter du soleil et des températures plus chaudes (le bus et les télécabines sont également des options). En cette saison, il arrive que les nuages ne se dissipent que vers 14 heures. Nous avons donc quitté la maison pour monter au Balmflühchöpfli, au Röti et au Weissenstein. Nous avons déjà publié plusieurs articles sur ces endroits. Même si nous apprécions toutes nos randonnées, le fait de ne pas avoir à utiliser la voiture est un vrai plus pour celle-ci. Pendant les deux premiers kilomètres, nous marchons sur de petits chemins le long de couvents, de monastères et d’un lycée/collège/gymnase avant de pénétrer dans les gorges de la Verena. Nous sommes entrés dans les nuages vers 650 m et avons vu un ciel très bleu à partir de 850 m. Il y avait pas mal de monde au sommet, car c’était un jour férié dans notre canton, des familles pique-niquant, grillant leurs saucisses, des enfants grimpant aux arbres, tous en chemises légères sous le chaud soleil. La vue est toujours magnifique là-haut, même si les Alpes n’étaient pas aussi nettes et claires qu’à d’autres moments. Parfois, nous pouvons voir le Mt-Blanc, à 180 km de là, mais pas aujourd’hui. Lorsque nous sommes redescendus, le soleil brillait aussi en plaine, mais nous avions gagné quelques heures de soleil supplémentaires tout en nous étant exercés avec un gain d’altitude de 1200 m. After 10 days of clouds, rain and wind, the weather finally improved and we drove up to Monachil, in the Sierra Nevada. The Ruta de los Cahorros was described as a 4-5 hour hike through gorges, hanging bridges and up some hills. In fact, the loop is about 10 km and is done in about half the time. At one stage, we walked past a small canal (like the levadas in Madeira or the bisses in Valais) that carries the eater down to the rivers and irrigates the soil and where there is vegetation. Looking back, its location is clearly visible: there is a line of trees. Balade dans la Sierra Après 10 jours de nuages, de pluie et de vent, le temps s’est enfin amélioré et nous sommes montés à Monachil, dans la Sierra Nevada. La Ruta de los Cahorros était décrite comme une randonnée de 4 à 5 heures à travers des gorges, des ponts suspendus et quelques collines. En fait, la boucle est d’environ 10 km et se parcourt en moitié moins de temps. A un moment donné, nous sommes passés devant un petit canal (comme les levadas à Madère ou les bisses en Valais) qui amènevl’eau dans les rivières et irrigue le sol et où il y a de la végétation. En regardant en arrière, son emplacement est clairement visible : il y a une ligne d’arbres. We only spent a few hours in Cuenca, a town perched on a couple of cliffs overlooking two rivers. There are a couple of surviving “hanging houses”, dating from the 15th century, which have earned it a listing on Unesco’s World Heritage List. Because of its geography, some of the buildings in the old town might be 4-floors high on the (colourful) street side and 10 on the garden side. The drive from Albarracín went through a valley with bright yellow trees and we passed by the source of the Tagus river at around 1600m. Nous n’avons passé que quelques heures à Cuenca, une ville perchée sur deux falaises surplombant deux rivières. Quelques “maisons suspendues” datant du XVe siècle ont été conservées, ce qui a valu à la ville d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. En raison de sa géographie, certains bâtiments de la vieille ville peuvent avoir quatre étages du côté de la rue (colorée) et dix du côté du jardin. Depuis Albarracín, nous avons traversé une vallée aux arbres d’un jaune éclatant et nous sommes passés à côté de la source du Tage, à environ 1600 mètres d’altitude. Albarracín, about a 40-minutes drive from Teruel, is listed as a national monument since 1961 and has been named one of Spain’s most beautiful villages. Nestled in the Sierra of the same name, at an altitude of almost 1’200 m, it is used to harsh winters, although snowfalls have become a rare event. The houses are built from a local reddish stone and there is a harmonious look to the town. The protection walls were built by the Christians in the 14th century. It is possible to walk up there to get good, plunging views of the village. There were not many tourists while there and we had no trouble booking a room at 4 pm but villages listed as “one of the most beautiful” tend to attract crowds, so we expect it might be different in high season. Albarracín, à environ 40 minutes de route de Teruel, est classé monument national depuis 1961 et a été désigné comme l’un des plus beaux villages d’Espagne. Niché dans la Sierra du même nom, à près de 1 200 m d’altitude, il est habitué aux hivers rigoureux, bien que les chutes de neige soient devenues rares. Les maisons sont construites dans une pierre rouge locale et le village a une allure harmonieuse. Les murs de protection ont été construits par les chrétiens au XIVe siècle. Il est possible d’y monter à pied pour avoir une bonne vue plongeante sur le village. Il n’y avait pas beaucoup de touristes et nous n’avons pas eu de mal à réserver une chambre à 16 heures, mais les villages classés “parmi les plus beaux” ont tendance à attirer les foules, et nous nous attendons à ce que ce soit différent en haute saison. Teruel is a small city in Aragón and regarded as “the town of Mudéjar architecture” due to the numerous buildings designed in this style. It was “a type of ornamentation and decoration used in the Iberian Christian kingdoms, primarily between the 13th and 16th centuries. It was applied to Romanesque, Gothic and Renaissance architectural styles as constructive, ornamental and decorative motifs derived from those that had been brought to or developed in Al-Andalus.” (Wikipedia) Situated at an altitude of 915 m, Teruel has a harsh climate, but is not quite as isolated as it once was: Valencia is a 1h30 drive away on the freeway. Its cured ham is quite renowned. The day we were there was overcast, due to the tail end of a storm that battered the north of Spain. Style Mudéjar à Teruel Teruel est une petite ville d’Aragon considérée comme “la ville de l’architecture mudéjare” en raison des nombreux bâtiments conçus dans ce style. Il s’agit “d’un type d’ornementation et de décoration utilisé dans les royaumes chrétiens ibériques, principalement entre le XIIIe et le XVIe siècle. Il a été appliqué aux styles architecturaux roman, gothique et de la Renaissance en tant que motifs constructifs, ornementaux et décoratifs dérivés de ceux qui avaient été apportés ou développés en Al-Andalus”. (Wikipedia) Située à 915 m d’altitude, Teruel a un climat rude, mais n’est plus aussi isolée qu’autrefois : Valence est à 1h30 d’autoroute. Son jambon cru est très réputé. Le jour de notre visite, le ciel était couvert, en raison de la fin d’une tempête qui s’est abattue sur le nord de l’Espagne. The plan was to head inland but John was keen to get back to Peñiscola and its wonderful beach (nearly empty at this season), so down the coast we drove. The water was still warm enough for a leisurely swim, followed by a long beach walk in the late afternoon. Awake at 7h15, it was still dark, so it was easy to be at the beach pre-dawn, have an early morning dip and watch the sun rise over the town. Lever de soleil à la plage Nous pensions aller vers l’intérieur des terres mais John n’a pas résisté à l’appel de Peñiscola et sa longue belle plage (quasiment vide à cette saison). La température de l’eau était encore agréable et nous en avons profité pour une baignade suivie d’une longue balade sur la plage en fin d’après-midi. Réveillés à 7h15, il faisait encore nuit et il nous a été facile de nous trouver sur la plage avant l’aube pour voir le soleil se lever sur la ville. … and our first stop was Figueres for a change. This is the birth place of Salvador Dalí and the old municipal theatre, partially destroyed during the civil war, has been turned into a museum. As we are not particularly sensitive to his art, we did not visit but enjoyed strolling around this little town. The El Jardín theatre was built between 1914 and 1916 and is, to our eyes, very pretty. As always in Catalunya, there are interesting architectural details on many buildings, which makes for pleasing rambling. We also liked Sant Pere church very much, with its very sober stone walls, arches and ceiling. De retour en Espagne … et notre première étape a été Figueres, la ville natale de Salvador Dalí. L’ancien théâtre municipal, partiellement détruit pendant la guerre civile, a été transformé en musée. Comme nous ne sommes pas particulièrement sensibles à son art, nous ne l’avons pas visité mais avons pris plaisir à nous promener dans cette petite ville. Le théâtre El Jardín a été construit entre 1914 et 1916 et est, à nos yeux, très joli. Comme toujours en Catalogne, de nombreux bâtiments présentent des détails architecturaux intéressants, ce qui rend la balade plaisante. Nous avons également beaucoup aimé l’église Sant Pere, très sobre avec ses murs, ses arches et son plafond en pierres. The river Doubs has its source in the French Jura and has given its name to the department of its birth. It meanders north-east before turning and flowing back in the opposite direction. It marks the border between France and Switzerland for a while. The second stage of the Trans Swiss Trail goes from the medieval town of St Ursanne to the hamlet of Soubey. For logistical reasons, we walked it the other way around. It had been hot for a few days and we thought Jura meant cooler weather. However, the walk stays around the 400-500 m and thermometres showed 32° c. It was a Saturday and many people had opted for a picnic by the water, so we passed some sunloungers, canoeists and fishermen. This walk does not offer a lot of shade, so it would be better to do it in autumn, the holiday vibe being replaced by colourful tree leaves. Le long du Doubs Le Doubs prend sa source dans le Jura français et a donné son nom au département où il est né. Il serpente vers le nord-est avant de repartir en sens inverse. Il marque un temps la frontière entre la France et la Suisse. La deuxième étape du Trans Swiss Trail va de la cité médiévale de St Ursanne au hameau de Soubey. Pour des raisons logistiques, nous l’avons parcourue dans l’autre sens. Il faisait chaud depuis quelques jours et nous pensions que le Jura était synonyme de temps plus frais. Or, la balade se déroule autour de 400-500 m et les thermomètres affichaient 32°c. C’était un samedi et beaucoup de gens avaient opté pour un pique-nique au bord de l’eau, nous avons donc passé des chaises longues, des canoéistes et des pêcheurs. Il n’y a pas beaucoup d’ombre sur ce sentier, il serait donc préférable de le faire en automne, l’ambiance des vacances étant remplacée par les feuilles colorées des arbres. With a sunny day forecast, we took the 30-minute bus to Tiefenbachglacier so we could walk from there to Vent, the last village in the valley, about 3h45 away. To reach this glacier, the bus goes through the highest road tunnel in Europe, oddly named Rosi-Mittermaier-Tunnel, one of the great skiers of the 1970s and a German citizen. Her rival then was an Austrian, Annemarie (Moser-)Pröll, a great champion, so I would have expected the tunnel to be named after the national star instead. The walk was beautiful, varied, mostly staying between 2800-2500 m. While not difficult, it required attention as we had to cross fields of snow and of stones, where a false step could have serious consequences. We really enjoyed the scenery. Before starting on the walk, we took a gondola that took us to a viewpoint where we could see several glaciers, many 3000m+ summits, including Wildspitze, Tirol’s tallest mountain at 3768 m. A flanc de montagne Avec une journée ensoleillée annoncée, nous avons pris le bus d’une durée de 30 minutes pour le glacier de Tiefenbach afin de pouvoir marcher de là jusqu’à Vent, le dernier village de la vallée, à environ 3h45. Pour atteindre ce glacier, le bus passe par le plus haut tunnel routier d’Europe, curieusement nommé Rosi-Mittermaier-Tunnel, l’une des plus grandes skieuses des années 1970 et citoyenne allemande. Sa rivale d’alors était une Autrichienne, Annemarie (Moser-)Pröll, une grande championne, et j’aurais donc pensé que le tunnel porterait plutôt le nom de la star nationale. La marche était belle, variée, restant le plus souvent entre 2800-2500 m. Sans être difficile, elle demandait de l’attention car nous devions traverser des champs de neige et de pierres, où un faux pas pouvait avoir de graves conséquences. Nous avons beaucoup apprécié le paysage. Avant de commencer la marche, nous avons pris une télécabine qui nous a emmenés à un point de vue d’où nous pouvions voir plusieurs glaciers, de nombreux sommets de plus de 3000 m, dont le Wildspitze, la plus haute montagne du Tyrol à 3768 m. The sun reappeared in the village at around noon, so we planned a shorter hike. Again, we took a bus and a gondola to get well above the tree line. Starting at around 2500m, it was going to be a 30-minute walk up to Schwarzsee. The idea was then to go on further up to the summit at 3200m before coming back down and another hour across meadows. At the lake, though, clouds were still present and the wind was getting stronger, bringing more clouds in. The lake, at 2800m was almost entirely covered with ice. It was a more popular hike because of its easy accessibility. Another (half) day of beautifuil scenery. Le soleil est réapparu dans le village vers midi, nous avons donc prévu une randonnée plus courte. Encore une fois, nous avons pris un bus et un télésiège pour arriver au-dessus de la limite des arbres. À partir d’environ 2500 m, il devait y avoir une marche de 30 minutes jusqu’au Schwarzsee. L’idée était ensuite de continuer jusqu’au sommet à 3200m avant de redescendre et de passer une heure à travers les prairies. En haut, cependant, les nuages étaient toujours présents et le vent devenait plus fort, en apportant du brouillard. Le lac, à 2800m, était presque entièrement recouvert de glace. Cette randonnée était plus populaire en raison de sa facilité d’accès. Une autre (demi-)journée de paysages magnifiques. It has been a challenging year and we have felt the need for a few days rest in Austria. We are in Sölden, a resort known for launching the European ski season competitions in October/November and for one of the Daniel Craig-era James Bond setting. We are of course hiking a bit while here but have access to saunas and steam baths when we get back, a real luxury. The area has also had a challenging spring, weather-wise but has not suffered the floods and landslides that have plagued the French, Swiss and Italian alps. This is the reason why our hiking has been so limited this year. We started easily with a gondola ride to 3000 m. We then went down to Gaislachersee at 2700 m, which looks heart-shaped from above. Blocks of ice were still floating on it, a sign of a cool spring but this did not stop John from a quick dip. All-in-all a 3 hour walk and a good start to this short holiday. Rain and strong winds were forecast for the next day. Quelques jours de repos au Tyrol Cela a été une année difficile et nous avons ressenti le besoin de quelques jours de repos en Autriche. Nous sommes à Sölden, une station connue pour le lancement des compétitions de la saison européenne de ski en octobre/novembre et pour l’un des décors de James Bond de l’ère Daniel Craig. Nous randonnons bien sûr un peu ici mais avons accès aux saunas et hammams au retour, un vrai luxe. La région a également connu un printemps difficile, du point de vue météorologique, mais n’a pas subi les inondations et les glissements de terrain qui ont frappé les Alpes françaises, suisses et italiennes. C’est la raison pour laquelle nos randonnées ont été si limitées cette année. Nous avons commencé facilement par une ascension en remontées mécaniques à 3000 m. Nous sommes ensuite descendus jusqu’au Gaislachersee à 2700 m, qui ressemble à un cœur vu d’en haut. Des blocs de glace y flottaient encore, signe d’un printemps frais, mais cela n’empêcha pas John de s’y baigner. Au total, 3 heures de marche et un bon début pour ces courtes vacances. De la pluie et des vents violents étaient annoncés pour le lendemain. One of the many pleasures of summer is seeing the beautiful alpine flowers on our walks. These old posts of our hike through Switzerland (Alpine pass route nr 6) show a very large range of flowers: You need to click on “comment” to see the old post, somehow 🤔 L’un des nombreux plaisirs de l’été est de voir les belles fleurs alpines lors de nos randonnées. Ces anciens articles de notre randonnée à travers la Suisse (itinéraire du col alpin n° 6) montrent une très large gamme de fleurs : Il faut cliquer sur “commentaire” pour voir les anciens articles, va comprendre. Almost unheard of in the French-speaking part of Switzerland, the custom of friends or family installing wooden birth announcements in the garden or on window sills is alive and well in the German-speaking part of the country. Traditionally, a pole was installed with a pine tree at the top, nowadays it is more often replaced with large wooden decorations, although the former are still common. Sometimes, there are several boards for one child. They stay for some months or years (many years on some farms barns). We have recently seen some for the 20th birthday (age of majority in the past, now 18) next to the original birth one in rural areas. It seems to be a new thing for recent retirees as well, again in small villages. A lovely way to share the joy of the arrival of a new baby. T’as le bonjour d’Alfred Presque inconnue en Suisse romande, la coutume d’installer des faire-parts de naissance en bois dans le jardin ou sur le rebord des fenêtres est bien vivante en Suisse alémanique. Ils sont offerts par des amis ou de la famille. Traditionnellement, un poteau était installé avec un sapin au sommet, aujourd’hui il est plus souvent remplacé par de grandes décorations en bois, bien que les premières soient encore courantes. Parfois, il y a plusieurs planches pour un même enfant. Elles restent en place pendant quelques mois ou quelques années (des décennies dans les granges de certaines fermes). Nous en avons vu récemment pour le 20e anniversaire (âge de la majorité dans le passé, aujourd’hui 18 ans) à côté de la planche de naissance originale dans les zones rurales. Il semble que ce soit également une nouveauté pour les récents retraités, toujours dans les petits villages. Une belle façon de partager la joie de l’arrivée d’un nouveau bébé. It seems hard to believe that two weeks ago we were hiking in warm weather from Willisau to Menzberg. Farmers have long been selling their products directly (milk, butter, cream, honey, fruit, etc) but home-made ice-cream is particularly welcome on a warm, sunny late morning. We sat and watched the farmer’s children enjoy simple games. The air was a bit hazy and the wonderful alpine panorama did not come up well on our phone camera but it was pretty landscape anyway. Menzberg is actually a stage of the Alpine Panorama Trail Nr 3 which runs from Rorschach on Lake Constance to Geneva. Along the way, we stopped at a small, triangular, modern chapel in the hamlet of St Joder (nudge, nudge, wink, wink, say no more.. – the joke is for Spanish-speakers) . To top up this lovely day, we happened to ride the maiden voyage of the postal bus back down to the valley. Drivers of the route were there and the bus had received flowers. We got delayed in posting this as we had to go to Granada and set up our place there. Un drôle de nom et un voyage inaugural Il est difficile de croire qu’il y a deux semaines, nous faisions une randonnée par temps chaud de Willisau à Menzberg. Les agriculteurs vendent depuis longtemps leurs produits directement (lait, beurre, crème, miel, fruits, etc.), mais les glaces faites maison sont particulièrement appréciées par une fin de matinée chaude et ensoleillée. Nous nous sommes assis et avons regardé les enfants des fermiers jouer à des jeux simples. L’air n’était pas assez limpide pour que l’appareil photo de notre téléphone rende justice au magnifique panorama alpin mais la randonnée nous a fait traverser de jolis paysages. Menzberg est en fait une étape du Chemin panorama alpin Nr 3 qui va de Rorschach sur le lac de Constance à Genève. En chemin, nous nous sommes arrêtés à une petite chapelle triangulaire moderne dans le hameau de St Joder (la blague s’adresse aux hispanophones). Pour couronner cette belle journée, nous avons fait le voyage inaugural du bus postal pour redescendre dans la vallée. Les chauffeurs de la ligne étaient présents et le bus était décoré d’un arrangement floral. Nous avons tardé à poster cet article car nous devions nous rendre à Grenade pour y meubler notre logement. Switzerland has several cherry growing areas and Kirsch is a local favourite eau-de-vie. Basel has its own “Basler black cherry”, also popular in Alsace. Although the weather was overcast, due to lingering Saharan dusts, it was very mild and we spent a pretty day walking between the cantons of Solothurn and Basel. There are thousands of fruit-bearing trees in this corner of the country, where several villages have cherries as emblems. Arbres en fleurs La Suisse compte plusieurs régions de culture de cerisiers et le kirsch est l’eau-de-vie préférée de la population locale. Bâle a sa propre “cerise noire bâloise”, également populaire en Alsace. Bien que le temps ait été couvert en raison des poussières sahariennes persistantes, il faisait très doux et nous avons passé une belle journée à nous promener entre les cantons de Soleure et de Bâle. Les arbres fruitiers se comptent par milliers dans ce coin de pays, où plusieurs villages ont pour emblème la cerise. Switzerland has a number of chapels’ paths, along ancient roads and we walked the Lucerne one. It is a 21 km easy walk overlooking a fertile valley, and there are 17 chapels and churches of all sizes and styles. The baroque church of Ruswil is registered as a building of national importance. St Ottilien was an unusual building and looked like a Russian church, while St Wendelin was tiny. It was too early to get to mountainous areas where there are still copious amounts of snow. A few days after this walk (22 March), we left for Geneva where we had a housesit with a sweet and lively dog. We were busy with family gatherings over the Easter break, hence the delay in posting this. Le chemin des chapelles de Lucerne La Suisse possède un certain nombre de chemins de chapelles, le long d’anciennes routes et nous avons parcouru celui de Lucerne. Il s’agit d’une promenade facile de 21 km surplombant une vallée fertile et comprenant 17 chapelles et églises de toutes tailles et de tous styles. L’église baroque de Ruswil est classée parmi les bâtiments d’importance nationale. St Ottilien est un bâtiment inhabituel qui ressemble à une église russe tandis que St Wendelin est toute petite. Il était trop tôt pour se rendre dans les régions montagneuses où la neige est encore abondante. Quelques jours après cette promenade (22 mars), nous sommes partis pour Genève, où nous nous sommes occupés d’une chienne adorable et pleine de vie. Nous avons pu profiter de retrouvailles en famille pendant les vacances de Pâques, d’où le retard dans la publication de cet article. At the junction of Emmental, BE and Entlebuch, LU, there is a loop that takes us through an alpine pasture, at about 1300 m, that is famous, locally, for being covered with wild crocuses in the spring (Rämisgummen). We were a bit early for the carpet of crocuses but saw some, primulas and daffodils. After the initial steep climb, it was a pleasant walk along a ridge then some ups and downs on rolling hills, all with views of the surrounding mountains. Clouds came and went mid-afternoon but it was very mild. Trop tôt pour les crocus Au croisement de l’Emmental et de l’Entlebuch , il y a une boucle qui nous fait traverser un alpage, à environ 1300 m, qui est célèbre localement, pour être couvert de crocus sauvages au printemps (Rämisgummen). Nous étions un peu en avance pour le tapis de crocus, mais nous en avons vu quelques-uns, ainsi que des primevères et jonquilles. Après la montée raide initiale, ce fut une marche agréable le long d’une crête, puis sur des collines ondulantes, avec vue sur les montagnes environnantes. Des nuages sont apparus en milieu d’après-midi, mais il faisait très doux. Early February, the weather was very mild and great for walks. The mist was due to lift entirely by about 11 am, so we left an hour earlier, as the meeting of light, mist and trees make for beautiful sightings. Aeschi is about 10km from Solothurn and had a convenient 3-hour loop through fields, forests and villages, up hills to hamlets and small chapels, and along a small lake. Along the way, we also saw some massive rocks, brought here by the Rhone glacier, before it receded some 180 km away. As it turned out, the whole month of February has been spring-like but this was the only short hike we managed to go on. Jenny spent two and a half weeks in Geneva, as her dad had fallen and was hospitalized, waiting for an operation. He is now in a rehabilitation facility and Jenny has come back to Solothurn. She missed Carnival entirely this year but John was full-on in the swing of it. For a feel of what Carnival is like here, there are previous posts in February 2022 and 2023. Février printanier Début février, le temps était très doux et propice aux promenades. La brume devait se dissiper complètement vers 11 heures, nous sommes donc partis une heure plus tôt, car la rencontre de la lumière, de la brume et des arbres permet de belles observations. Aeschi se trouve à environ 10 km de Soleure et offre une boucle de 3 heures à travers champs, forêts et villages, sur des collines menant à des hameaux et des petites chapelles, et le long d’un petit lac. En chemin, nous avons également vu des rochers massifs, apportés par le glacier du Rhône avant qu’il ne se retire à quelque 180 km de là. Il s’est avéré que tout le mois de février a été printanier, mais c’est la seule petite randonnée que nous ayons pu faire. Jenny a passé deux semaines et demie à Genève, car son père avait fait une chute et était hospitalisé en attendant une opération. Il est maintenant dans un centre de rééducation et Jenny est revenue à Soleure. Elle a manqué le carnaval complètement cette année, mais John n’en n’a pas raté une miette et y a participé avec joie. Nous avons écrit quelques articles sur le carnaval dans notre ville et ses spécificités locales en février 2022 et 2023. During the second lockdown, having moved back to Switzerland, I started a project of cooking a specialty of each Swiss canton. I posted about a first part in March 2021. While I have not really kept up with this project, I had prepared a few more dishes typical of various regions. Since we left in June 2015, I have not missed a single month’s posting but I am a bit in a struggle mode at the moment, so this January seems a good time to publish a second part. Zürcher Pfarrhaus Torte – The base of this tart has a couple of apples and ground almonds or hazelnuts. Tourte de la cure de Zurich – La base de cette tarte est constituée de quelques pommes et d’amandes ou de noisettes moulues. Basler Brunsli, Basel Bruns de Bâle – L’un des biscuits les plus connus de Suisse, il est généralement de forme ronde. Parmi ma collection de biscuits de Noël, je les aime sous forme de bûches ou de bâtonnets et je les assemble avec des rubans rouges ou verts. Glarner Pastete, Glarus Pâté glaronnais, Glaris – Deux couches de pâte feuilletée garnies pour moitié de pâte d’amandes et pour moitié de prunes séchées. St-Galler Klostertorte, St. Gallen Tourte du couvent de Saint-Gall – Très similaire à la Linzer Torte (une pâte aux amandes fourrée de confiture de framboises), cette version suisse ajoute du cacao à la pâte. Bölletünne, Schaffhausen Tarte aux oignons de Schaffhouse – Tarte salée à base d’oignon et de lard, originaire du canton le plus septentrional de Suisse. Pendant le deuxième confinement, de retour en Suisse, je me suis lancée dans un projet de cuisiner une spécialité de chaque canton suisse. J’ai publié une première partie en mars 2021. Bien que je n’aie pas vraiment continué à tester ces recettes régionales, j’avais préparé quelques autres plats typiques de divers cantons. Depuis notre départ en juin 2015, je n’ai pas manqué un seul mois de publication, mais je lutte un peu en ce moment. Ce mois de janvier semble donc être le bon moment pour publier une deuxième partie . On our hikes, we sometimes walk along a path leading to a farm. This particular track was interesting: besides the owls, the eagles and a wide selection of mushrooms, the trees had been turned into more adult statues 😉. Un fermier coquin Il nous arrive, lors de nos balades d’emprunter des sentiers menant à des fermes. Ce chemin-ci était intéressant : à part les chouettes, aigles et une large palette de champignons, il y avait des arbres transformés en statues un peu plus adultes 😉. We always admire the craftmanship of doors wherever we travel. Here are some beautiful examples in Spain. Windows aren’t bad either Artisanat : portes en Espagne Nous admirons toujours le travail artisanal des portes durant nos voyages. Voici quelques beaux exemples en Espagne. Les fenêtres ne sont pas mal non plus. Taking advantage of another few days of fine and mild weather, I took a bus to Herzogenbuchsee and went on an easy and varied 18 km walk to Wynigen. The autumn is warm, so the trees in the forest are still very green, a bit of a disappointment for another walker who had gone in the woods hoping to see the yellow, red and brown leaves typical of the season. It will have to wait. This lovely walk took me through beautiful forests, where families were enjoying the good weather and well set up grilling areas for one more barbecue. Smoke and delicious smell were hanging around. The hamlet of Oschwand, where the Swiss painter Cuno Amiet lived for a long time is part of a loop (https://www.amiet-hesse-weg.ch/de/home) that takes you to the sites where he and his pupil, Bruno Hesse, set up their easels in these rural areas. The Mutzbachgraben is a trench that leads past a 14m high waterfall before climbing up to rolling hills and villages. Automne vert Profitant de quelques jours supplémentaires de beau temps et de douceur, j’ai pris un bus pour Herzogenbuchsee pour une randonnée facile et variée de 18 km jusqu’à Wynigen. Etant donné les températures clémentes de cet automne, les arbres de la forêt sont encore très verts, ce qui a un peu déçu un autre promeneur qui était allé dans les bois en espérant voir les feuilles jaunes, rouges et brunes typiques de la saison. Il faudra attendre. Cette balade m’a fait traverser de belles forêts, où les familles profitaient du beau temps et des coins grillades bien installées pour un (peut-être) dernier barbecue. De la fumée et des odeurs délicieuses flottaient dans l’air. Le hameau d’Oschwand, où le peintre suisse Cuno Amiet a longtemps vécu, fait partie d’une boucle (https://www.amiet-hesse-weg.ch/de/home) qui vous emmène sur les sites où lui et son élève Bruno Hesse ont posé leur chevalet dans ces zones rurales. Le Mutzbachgraben est un val étroit qui passe devant une chute d’eau de 14 mètres de haut avant que le sentier ne remonte vers des collines et villages. Situated in the province of Jaén, these two small towns were listed conjointly in the Unesco’s World Heritage for their ensemble of Renaissance buildings, a new style when the cities were renovated in the 16th century. We went there for a leisurely week-end and stayed in Baeza, the smaller town of the two, they are a mere 9 km apart. As usual in Spain, on a Saturday evening, the central square was filled with people of all ages dancing to the municipal band. What was more unusual was the type of dance, the jota baezana, a tradition the town is trying to revive. Given the number of people taking part, they seem to be successsful at it. Situées dans la province de Jaén, ces deux petites villes ont été inscrites conjointement au patrimoine mondial de l’Unesco pour leur ensemble de bâtiments de la Renaissance, un nouveau style lorsque ces villes ont été restaurées au XVIe siècle. Nous y sommes allés pour un week-end tranquille et avons séjourné à Baeza, la plus petite des deux villes, distantes l’une de l’autre d’à peine 9 km. Comme d’habitude en Espagne, un samedi soir, la place centrale était remplie de gens, toutes générations confondues, qui dansaient au son de la fanfare municipale. Ce qui était plus inhabituel, c’était le type de danse, la jota baezana, une tradition que la ville essaie de préserver. Au vu du nombre de participants, ils semblent avoir du succès. On our way to Granada, we stopped in Elche (Elx in Valenciano) for a couple of nights. While the town is small, its palm grove is the largest in Europe and is on the Unesco’s World Heritage List. It is estimated that there are over 200,000 palm trees throughout the district. The Moors built a complex network of irrigation ditches, which still survive today, that stems from their oasis culture. Nowadays, the palm grove’s role is more as a landscape and cultural asset than a purely agricultural one. Its focus is on the production of white palms for Palm Sunday and on small harvests of dates. The Mystery Play of Elx, a chanted drama of the Virgin Mary’s Assumption to heaven, of medieval origin, is the last surviving vestige of performances of this kind and, as such, has been declared a masterpiece of oral and intangible cultural heritage by Unesco. This event takes place at the Basilica of Santa Maria on the 14th and 15th of August every year, with rehearsals in the previous days. In addition, we have been told that there are also performances at the end of October and 1st of November. There are a number of reproductions of the Lady of Elche throughout the town. The original is in the National Archaeological Museum in Madrid. This statue is estimated to date from the 5th-4th century B.C. It represents a woman with beautiful features, wearing splendid clothes and jewellery. It was discovered in 1897 only and was on display at the Louvre Museum until 1941, when it returned to Spain. A very pleasant stop and an easy day trip for those holidaying in Alicante. En route pour Grenade, nous nous sommes arrêtés à Elche (Elx en valencien) pour deux nuits. Bien que la ville soit petite, sa palmeraie est la plus grande d’Europe et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. On estime qu’il y a plus de 200 000 palmiers dans tout le district. Les Maures ont construit un réseau complexe de fossés d’irrigation, qui subsiste encore aujourd’hui, issu de leur culture d’oasis. Aujourd’hui, le rôle de la palmeraie est plus paysager et culturel que purement agricole. Elle se concentre sur la production de palmiers blancs pour le dimanche des Rameaux et sur de petites récoltes de dattes. Le Mystère d’Elx, drame chanté de l’Assomption de la Vierge Marie, d’origine médiévale, est le dernier vestige des spectacles de ce type et, à ce titre, a été déclaré chef-d’œuvre du patrimoine culturel oral et immatériel par l’Unesco. Cet événement a lieu dans la basilique de Santa Maria les 14 et 15 août de chaque année, avec des répétitions les jours précédents. En outre, nous avons appris qu’il y a également des représentations à la fin du mois d’octobre et le 1er novembre. Plusieurs reproductions de la Dame d’Elche sont disséminées dans la ville. L’original se trouve au Musée archéologique national de Madrid. On estime que cette statue date des Ve et IVe siècles avant J.-C. Elle représente une femme aux traits magnifiques, portant des vêtements et des bijoux somptueux. Elle a été découverte en 1897 seulement et a été exposée au musée du Louvre jusqu’en 1941, date à laquelle elle est retournée en Espagne. Une étape très agréable et une excursion d’une journée facile pour ceux qui passent leurs vacances à Alicante. We enjoyed the visit of Christine and Bill, the only friends to have come to both Rotterdam and Solothurn, our two bases in the past few years. Although the week had started with cool and rainy weather (a drop of 20°c), it improved enough to visit Berne, walk along Lake Thun and hike up the Jura to the two summits of the canton of Solothurn (Hasenmatt and Röti) before getting into the 30s again. Until next time, be it in Mauritius or Granada. De la visite Nous avons reçu la visite de Christine et Bill, les seuls amis à être venus à la fois à Rotterdam et à Soleure, nos deux bases ces dernières années. Bien que la semaine ait commencé par un temps frais et pluvieux (une chute de 20°c), il s’est suffisamment amélioré pour visiter Berne, se promener le long du lac de Thoune et faire une randonnée dans le Jura jusqu’aux deux sommets du canton de Soleure (Hasenmatt et Röti) avant d’atteindre à nouveau les 30°c. A la prochaine fois, que ce soit à l’île Maurice ou à Grenade. The weather has been less than ideal this week with a cool front, clouds, winds and rain. While the same was forecast today in Solothurn, it looked like it would be fine in the area of Thun. There is a four-stage tour of Lake Thun and we went on the south side and walked to Spiez, a 14 km easy path, with only about 400 m gain. This area is the entry gate to the famous Bernese Oberland, with resorts such as Grindelwald, Wengen, Lauterbrunnen, Adelboden and many more. The Eiger, Mönch and Jungfrau were clearly visible, although a cloud soon settled and stubbornly stayed on the latter. There is a holiday vibe about the area. Besides sailing, windsurfing, paddling and swimming in the lake, there were a few surfers practicing their moves, one at a time for lack of space, on the churned-up water coming out of the dam at the wooden bridge in the centre of Thun. Spiez is surrounded by hills and, it seems, benefits from a warmer micro-climate : there are vineyards and chestnut trees. A very pretty walk. Le temps n’a pas été idéal cette semaine avec un front froid, des nuages, des vents et de la pluie. Les prévisions n’étaient pas bonnes aujourd’hui à Soleure, mais il semblait qu’il ferait beau dans la région de Thoune. Nous avons marché sur la rive sud du lac jusqu’à Spiez, un sentier facile de 14 km avec seulement 400 m de dénivelé. Cette région est la porte d’entrée du célèbre Oberland bernois, avec des stations telles que Grindelwald, Wengen, Lauterbrunnen, Adelboden et bien d’autres. L’Eiger, le Mönch et la Jungfrau étaient clairement visibles, bien qu’un nuage se soit rapidement installé et soit resté obstinément sur cette dernière. Il règne dans la région une atmosphère de vacances. Outre la voile, la planche à voile, le paddle et la natation dans le lac, il y avait quelques surfeurs qui s’entraînaient, un par un par manque de place, sur l’eau agitée qui sortait du barrage au niveau du pont en bois au centre de Thoune. Spiez est entouré de collines et bénéficie, semble-t-il, d’un microclimat plus chaud : on y trouve des vignes et des châtaigniers. Une très jolie promenade. We have just spent a long weekend in Geneva with our son and his wife. It has now been over eight years since we left this town and, although we have been back on a number of occasions, it had been a long time since we had been on a cruise. We took the 18.45 boat to Hermance and back and it was lovely to be on one of these “Belle époque” ships again. There are reasonably-priced season tickets that allow any number of cruises, so it is possible to have relaxing boat trips most eveningss after work, bringing a book along or listening to podcasts with a view. Un touriste dans sa propre ville Nous venons de passer un long week-end à Genève avec notre fils et son épouse. Cela fait maintenant plus de 8 ans que nous avons quitté cette ville et, bien que nous y soyons revenus occasionnellement, cela faisait une éternité que nous n’avions pas fait une petite croisière sur le lac. Nous avons pris le bateau de 18h45 pour Hermance et retour et avons pris plaisir à nous retrouver sur ces bateaux Belle époque. Les abonnements saisonniers sont à prix abordables et permettent de prendre n’ importe quelle croisière. Il est ainsi possible de profiter des belles soirées estivales sur un bateau, installés avec un bon bouquin après une journée au bureau. We are back in Spain, revisiting the region where we housesat at Easter. We went to the small town of Alhama de Granada, where the tourist office proposes a tour and visit of a few monuments for a mere €4. So, we and 4 Basque visitors followed a very volubile (in Spanish) and informative local guide for 2h45. We are not sure how long the tour is meant to last, but the guide was enthusiastic and happy to share his love of his town. He showed us many hidden meanings in symbols used in church decorations, and how some of them have been reused in contemporary designs. Nous sommes de retour en Espagne, dans la région où nous avions passé une quinzaine de jours autour de Pâques. Nous avons visité la petite ville d’Alhama de Granada, où l’office de tourisme propose un tour avec visite de quelques monuments pour seulement 4 €. Nous ne savons pas combien de temps la visite est censée durer, mais le guide était enthousiaste et heureux de partager son amour pour sa ville. Il nous a montré de nombreuses significations cachées dans les symboles utilisés dans les décorations d’église et comment certains d’entre eux ont été réutilisés dans des conceptions contemporaines. Before we headed back to Switzerland, we stopped for a couple of days on the Costa Brava. Based in the small town of Tossa de Mar, we went on some coastal walks with views. There are many options to walk both along the coast and through wooded areas, a bit more inland. Tossa de Mar was popular with artists in the 1920s and 1930s. Casa Acerbi is a house built for the family of that name by a German architect, Karl-Otto Boelitz, in the Bauhaus style. Sadly, it seems totally abandoned and in need of serious renovation work. Nobody could tell us much about such plans. “The flying Dutchman” with Ava Gardner and James Mason was filmed in Tossa in 1951. Tossa de Mar et sentiers côtiers Avant de rentrer en Suisse, nous nous sommes arrêtés quelques jours sur la Costa Brava. Basés dans la petite ville de Tossa de Mar, nous avons fait quelques promenades côtières avec vue. Il existe de nombreuses possibilités de promenades, tant le long de la côte que dans les zones boisées, un peu plus à l’intérieur des terres. Tossa de Mar était populaire auprès des artistes dans les années 1920 et 1930. La Casa Acerbi est une maison construite pour la famille du même nom par un architecte allemand, Karl-Otto Boelitz, dans le style Bauhaus. Malheureusement, elle semble totalement abandonnée et nécessite de sérieux travaux de rénovation. Personne n’a pu nous en dire plus sur ces projets. Le film “Le Hollandais volant” avec Ava Gardner et James Mason a été tourné à Tossa en 1951. The drive from Salamanca brought us towards the mountains of the north, the scenery was beautiful. Then we entered a tunnel, came out under a menacing sky and, as soon as the “Welcome to Asturias” sign appeared, a curtain of heavy rain fell on us. We drove through fog, rain and semi-darkness into Oviedo and had to buy umbrellas, raincoats and shoes, but could no longer find much in warmer clothes. All these had been stolen a few weeks ago (we had left them in the car, since we did not need them). We enjoyed drinking the local ciders (complete with the show of pouring them) and some of the 40 different cheeses of the Asturian region. A couple of nights in Oviedo, on to Cantabria (Santander, Santillana del Mar) and Bilbao. We were cold (max. 16-17°), it was very wet, quite dark and snow had fallen down to below 1’500m, so hikes in the Picos de Europa were out of the question. It was time to cross back to the Mediterranean side to enjoy a few hikes on the Costa Brava. Un court séjour dans le nord Le trajet depuis Salamanque nous a conduits vers les montagnes du nord, le paysage était magnifique. Puis nous sommes entrés dans un tunnel et en sommes sortis sous un ciel menaçant. Dès que le panneau “Bienvenue en Asturies” est apparu, un rideau de pluie battante s’est abattu sur nous (pour ceux qui l’ont vu, c’est l’équivalent du Bienvenue dans le Pas-de-Calais dans le film “Bienvenue chez les Ch’tis”). Nous avons roulé dans le brouillard, la pluie et la pénombre jusqu’à Oviedo et avons dû acheter parapluies, imperméables et chaussures, mais n’avons plus trouvé grand-chose dans les vêtements plus chauds. Tous les nôtres avaient été volés il y a quelques semaines (nous les avions laissés dans la voiture, car nous n’en avions pas besoin). Nous avons apprécié de boire les cidres locaux (avec le spectacle de les verser) et quelques-uns des 40 fromages différents de la région des Asturies. Quelques nuits à Oviedo, puis direction la Cantabrie (Santander, Santillana del Mar) et Bilbao. Nous avions froid (max. 16-17°), il faisait très humide, assez sombre et la neige était tombée jusqu’à moins de 1’500m, de sorte que les randonnées dans les Picos de Europa étaient hors de question. Il était temps de retourner du côté méditerranéen pour profiter de quelques randonnées sur la Costa Brava. The beautiful city of Salamanca is another jewel on the Vía de la Plata. Its whole centre is a World Heritage site and even newer buildings are made of sandstone, thus blending in and giving a harmonious look to the old town. Its Plaza Mayor, built in Spanish baroque style was finished in 1755 and is widely considered as one of Spain’s most beautiful. It is a popular gathering spot and a book fair was on when we were there. Salamanca’s university is the third oldest in Europe, after Bologna and Oxford. It was granted the title in 1218, although formal teaching had existed at least since 1130. Soon it became one of the most significant and prestigious academic centres in Europe. During the 16th century, the city reached its height of splendour (around 6,500 students and a total population of 24,000). During that period, the University of Salamanca hosted the most important intellectuals of the time; Christopher Colombus gave lectures about his discoveries, Hernan Cortez, the conqueror of Mexico, started but did not finish his studies there. More surprisingly, during that century, the University of Salamanca admitted its first female students, as well as one of the first women to ever give classes at a university. Nowadays, the university is frequented by about 32’000 students in a town of 143’000, giving the town a youthful vibe. The private catholic Pontifical University was created in the 1940s to reinstate canon law and theology faculties that had been dissolved in the mid 1800s. Salamanca boasts two cathedrals that stand side by side. The New Cathedral is built in the Gothic style while the Old Cathedral is a Romanesque monument. Interestingly, the construction of the new cathedral did not lead to the destruction of the old one. The heights of 80 m of its dome and 92 m for the tower are grandiose and truly awesome. The cathedral has been restored on two occasions: firstly, after the 1755 Lisbon earthquake, when repairs and reinforcements were necessary (cracks are still visible today) and secondly in 1992. The artist responsible for the latter chose to add an astronaut and a faun eating an ice cream among the ornate carvings on the façade. Salamanca is also the home of a lovely Art nouveau and Art deco museum in Casa Lis. It has, among many other beautiful objects, a good collection of René Lalique and Emile Gallé items. Salamanque La belle ville de Salamanque est un autre joyau de la Vía de la Plata. Tout son centre est classé au patrimoine mondial de l’humanité et même les bâtiments les plus récents sont en grès, ce qui permet à la vieille ville de se fondre dans le paysage et de lui donner une allure harmonieuse. Sa Plaza Mayor, construite dans le style baroque espagnol, a été achevée en 1755 et est largement considérée comme l’une des plus belles d’Espagne. C’est un lieu de rencontre populaire et une foire aux livres s’y tenait lorsque nous y étions. L’université de Salamanque est la troisième plus ancienne d’Europe, après celles de Bologne et d’Oxford. Le titre lui a été accordé en 1218, bien que l’enseignement formel ait existé au moins depuis 1130. Elle est rapidement devenue l’un des centres universitaires les plus importants et les plus prestigieux d’Europe. Au cours du XVIe siècle, la ville a atteint son apogée (environ 6’500 étudiants et une population totale de 24’000 habitants). Au cours de cette période, l’université de Salamanque a accueilli les intellectuels les plus importants de l’époque; Christophe Colomb a donné des conférences sur ses découvertes, Hernan Cortez, le conquérant du Mexique, y a commencé mais n’a pas terminé ses études. Plus surprenant, au cours de ce siècle, l’université de Salamanque a admis ses premières étudiantes ainsi que l’une des premières femmes à donner des cours dans une université. Aujourd’hui, l’université est fréquentée par environ 32’000 étudiants dans une ville de 143’000 habitants, ce qui donne à la ville un air de jeunesse. L’université pontificale catholique privée a été créée dans les années 1940 pour rétablir les facultés de droit canonique et de théologie qui avaient été dissoutes au milieu des années 1800. Salamanque s’enorgueillit de ses deux cathédrales qui se dressent côte à côte. La nouvelle cathédrale est construite dans le style gothique, tandis que la vieille cathédrale est un monument roman. Il est intéressant de noter que la construction de la nouvelle cathédrale n’a pas entraîné la destruction de l’ancienne. Les hauteurs de 80 m de la coupole et de 92 m de la tour sont grandioses et impressionnantes. La cathédrale a été restaurée à deux reprises : d’abord après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, où des réparations et des renforcements ont été nécessaires (des fissures sont encore visibles aujourd’hui), puis en 1992. L’artiste responsable de cette dernière rénovation a choisi d’ajouter un astronaute et un faune mangeant une glace parmi les sculptures ornementales de la façade comme clin d’oeil au 20e siècle. Salamanque abrite également un charmant musée Art nouveau et Art déco à Casa Lis. Il possède, parmi beaucoup d’autres beaux objets, une belle collection de René Lalique et d’Emile Gallé. At the convergence of the Tajo and Tiétar rivers, this landscape of holm oaks, cork trees, smooth mountains and enormous rocks is home to one of the largest colonies of black vultures in the world. It has become one of the best places in Spain for bird watching. Besides the world’s largest colony of Eurasian black vulture (over 600 pairs), it has the world’s highest concentration of imperial eagles (more than 10 pairs), some of these birds of prey have a wingspan of 2m80. It also hosts about 30 pairs of black storks. Although the park itself covers an area of more than 18,000 hectares, there is a natural park all around which increases the size of the protected land to over 116,000 hectares. It is a Unesco-recognized biosphere reserve. We walked in the national as well as in the natural parks. The waterfall is normally much bigger but Extremadura, like most of Spain has been suffering a severe drought. Le parc national de Monfragüe Au confluent du Tage et du Tiétar, ce paysage de chênes verts, d’arbres à liège, de montagnes lisses et d’énormes rochers abrite l’une des plus grandes colonies de vautours noirs au monde. Il est devenu l’un des meilleurs endroits d’Espagne pour l’observation des oiseaux. Outre la plus grande colonie de vautours noirs d’Eurasie (plus de 600 couples), on y trouve la plus grande concentration d’aigles impériaux (plus de 10 couples), certains de ces oiseaux de proie ayant une envergure de 2m80. Il abrite également une trentaine de couples de cigognes noires. Bien que le parc lui-même couvre une superficie de plus de 18’000 hectares, il existe un parc naturel tout autour qui porte la taille de la zone protégée à plus de 116’000 hectares. Il s’agit d’une réserve de biosphère reconnue par l’Unesco. Nous nous sommes promenés dans le parc national et dans le parc naturel. La chute d’eau est normalement beaucoup plus importante, mais l’Estrémadure, comme la majeure partie de l’Espagne, souffre d’une grave sécheresse. Cáceres is another World Heritage city stage on the Vía de la plata and a gorgeous city it is. The whole monumental part is listed and very well preserved. We got there just as the “Bird festival” was starting. This meant a free access to all monuments, an international competition of bird photography and many people walking around with binoculars and huge photo lens. Adding to that another statue of a virgin (de la montaña) going back to its ermita on the hill after a 2-week long display in the cathedral, a Playmobil recreation of the Semana santa in a church where mangers from different countries were also on display and John’s post about spiral staircases. We thoroughly enjoyed our stay in this beautiful city. Cáceres, également inscrite au patrimoine mondial, située sur la Vía de la plata, est une ville magnifique. Toute la partie monumentale est classée et très bien conservée. Nous sommes arrivés juste au moment où commençait le “Festival des oiseaux”. Cela signifiait un accès gratuit à tous les monuments, un concours international de photographie d’oiseaux et de nombreuses personnes se promenant avec des jumelles et des téléobjectifs géants. Ajoutons à cela une autre statue de vierge (de la montaña) retournant à son ermitage sur la colline après une exposition de deux semaines dans la cathédrale, une reconstitution Playmobil de la Semana santa dans une église où des crèches de différents pays étaient également exposées ainsi que le billet de John sur les escaliers en colimaçon. Nous avons beaucoup apprécié notre séjour dans cette belle ville. Leaving Madrid, we went back to our original plan of visiting Extremadura. Our first stop was Trujillo, the birthplace of brutal conquistador of Peru, Francisco Pizarro. The town is filled with 16th century palaces built by the many conquistadores originating from here. However, unusually for Spain, several of the buildings are quite decrepit and standing empty. The town hosts, however, Spain’s most important cheese competition, in early May, which draws huge crowds. We arrived as they were packing up the installations on Plaza Mayor. As everywhere in Extremadura, there are many storks nests on church spires and chimneys. On to Mérida, Spain’s most important city of the Roman empire, whose ruins are listed on Unesco World Heritage List (and provide great nesting spots). It is also a stop on the Camino de la Vía de la Plata, which goes from Sevilla to Santiago de Compostela. It is the least-frequented of all the caminos, representing only about 3% of arrivals in Compostela. Interestingly, we learned that Vía de la Plata has nothing to do with silver (translation of plata) but is close enough to an Arabic word for paved road (which had been built by Romans). Villes d’Estrémadure En quittant Madrid, nous avons repris notre plan initial de visite de l’Estrémadure. Notre première étape a été Trujillo, la ville natale du brutal conquistador du Pérou, Francisco Pizarro. La ville regorge de palais du XVIe siècle construits par les nombreux conquistadores originaires de la région. Cependant, chose plutôt rare en Espagne, plusieurs de ces bâtiments sont décrépis et vides. La ville accueille aussi le plus important concours de fromages d’Espagne, au début du mois de mai, qui attire des foules considérables. Nous sommes arrivés alors que les installations de la Plaza Mayor étaient en train d’être remballées. Comme partout en Estrémadure, il y a de nombreux nids de cigognes sur les flèches des églises et les cheminées. Nous nous sommes ensuite rendus à Mérida, la plus importante ville espagnole de l’empire romain, dont les ruines sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco (et constituent d’excellents sites de nidification). C’est aussi une étape du Camino de la Vía de la Plata, qui va de Séville à Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est le moins fréquenté de tous les caminos, puisqu’il ne représente qu’environ 3 % des arrivées à Compostelle. Nous avons appris que la Vía de la Plata n’avait rien à voir avec l’argent (traduction de plata), mais qu’elle est assez proche d’un mot arabe désignant une route pavée (construite par les Romains). Every village in La Mancha seems to have its statue of Don Quijote and its hotel/restaurant/guesthouse Dulcinea but it is Sancho (Panza) that has one of Consuegra’s twelve windmills in his name. The situation of the windmills on a hill, in a row, like a string of pearls, makes them very visible from a long distance. Once on the spot, we found it quite crowded but it was well worth going up there, if only to see the magnificent valley on the other side. Les moulins de Don Quichotte Chaque village de La Mancha semble avoir sa statue de Don Quichotte et son hôtel/restaurant/ pension Dulcinée mais c’est Sancho (Panza) qui voit son nom inscrit sur l’un des douze moulins de Consuegra. La situation des moulins sur une colline, rangés comme un collier de perles, les rend visibles de loin. Sur place, il y avait du monde mais le voyage en valait la peine, ne serait-ce que pour la vue sur la magnifique vallée de l’autre côté On our way to Madrid, we took the scenic route through the high empty plains of Castilla-La Mancha to reach our destination of Villarrubia de los Ojos. A few kilometres from the village is Spain’s smallest national park, with an area of just over 3,000 hectares. A flood plain at the confluence of two rivers (one of them currently dry), it is a wetland ecosystem that provides a refuge to birds, nesting or in transit. There are three easy trails and the whole area is flat, with several observation cabins. Close enough to Madrid, it is a popular outing for families. This was the result of a change of plan : in Córdoba, a drug addict broke our passenger window to steal what was left in our car (hiking/camping gear, dirty clothes, warmer clothes we no longer needed and some carefully chosen olive oils from Loja area). The police were responsive, sympathetic, apologetic and very efficient : they recovered John’s (empty) backpack and La Sportiva hiking shoes the same afternoon. The rest had already been exchanged for some drugs. We had had no problem so far and it could have happened anywhere. The fact that these people are freed the next day, much to the police’s frustration, to go back to their job of breaking into cars (ours was one of four broken into in the same street) means they know this activity is risk-free. So, we had an appointment in Madrid to replace the window, hence the pleasant detour. En route pour Madrid, nous avons emprunté la route panoramique à travers les hautes plaines dépeuplées de Castille-La Mancha pour atteindre notre destination, Villarrubia de los Ojos. À quelques kilomètres du village se trouve le plus petit parc national d’Espagne, d’une superficie d’un peu plus de 3 000 hectares. Il s’agit d’une plaine inondable au confluent de deux rivières (dont l’une est actuellement à sec), un écosystème de zones humides qui offre un refuge aux oiseaux, qu’ils nichent ou qu’ils soient en transit. Il y a trois sentiers faciles et toute la zone est plate avec plusieurs cabanes d’observation. Assez proche de Madrid, c’est une excursion populaire pour les familles. Ce détour le résultat d’un changement de plan : à Cordoue, un toxicomane a cassé la vitre du passager pour voler ce qui restait dans notre voiture (matériel de randonnée/camping, vêtements sales, vêtements plus chauds dont nous n’avions plus besoin et quelques huiles d’olive soigneusement choisies dans la région de Loja). La police s’est montrée réactive, empathique, désolée et très efficace : elle a retrouvé le sac à dos (vide) de John et ses chaussures de randonnée La Sportiva l’après-midi même. Le reste avait déjà été échangé contre de la drogue. Nous n’avions eu aucun problème jusqu’à présent et cela aurait pu arriver n’importe où. Le fait que ces personnes soient libérées le lendemain, à la grande frustration de la police, pour retourner à leur travail de cambriolage de voitures (la nôtre était l’une des quatre attaquées dans la même rue) signifie qu’elles savent que cette activité est sans risque. Nous avions donc rendez-vous à Madrid pour remplacer la vitre, d’où ce plaisant détour. Strolling around on Wednesday evening, at 11 pm, we heard flamenco music on one of the main squares and caught the last number. We learned that the show would go on the next day with other schools. So, on Thursday, at around 9.30 pm, we sat among the families and friends of the participants of the show and thoroughly enjoyed the spectacle. Each school presented 4 or 5 different classes, representing various levels and ages. The director of one school, herself 75, said that one was never too old to start learning to dance flamenco, before a group of women in their 60s and 70s took to the stage. It was very interesting to see these classes, because it made the skills and coordination required for the dance and the number of hours of practice necessary very obvious. Professional flamenco shows are very polished; the passion and amateurishness of this show were very refreshing and added to our enjoyment of it. At 11 pm, it was announced that the show would go on tomorrow. The whole town is getting ready with all the festivals of May and we saw each square/parish/neighbourhood prepare the flowers for the festival of the Crosses. The one on Plaza del Potro required 2500 red carnations, patiently put into place by 4 people for a whole day. The week-end will see the Battle of the Flowers followed by the Fiesta de los Patios, when they are open to the public. The thermometre reached 38.9°c in Córdoba, the record for Spain for a day in April. Córdoba – spectacle des écoles de flamenco En nous promenant mercredi soir, à 23 heures, nous avons entendu de la musique flamenco sur l’une des places principales et nous avons assisté au dernier numéro. Nous avons appris que le spectacle se poursuivrait le lendemain avec d’autres écoles. Aussi, le jeudi, vers 21h30, nous nous sommes assis parmi les familles et amis des participants au spectacle et avons profité pleinement du spectacle. Chaque école présentait 4 ou 5 classes différentes, représentant divers niveaux et âges. La directrice d’une école, âgée de 75 ans, a déclaré que l’on n’est jamais trop vieux pour commencer à apprendre à danser le flamenco, avant qu’un groupe de femmes d’une soixantaine d’années et plus n’entre en scène. Il était très intéressant de voir ces classes, car elles mettaient en évidence les compétences et la coordination requises pour la danse, ainsi que le nombre d’heures de pratique nécessaires. Les spectacles de flamenco professionnels sont très soignés ; la passion et l’amateurisme de ce spectacle étaient très rafraîchissants et ont contribué à notre plaisir. À 23 heures, on a annoncé que le spectacle se poursuivrait le lendemain soir. Toute la ville se prépare pour les fêtes du mois de mai et nous avons vu chaque place/paroisse/quartier préparer les fleurs pour la fête des croix. Celle de la Plaza del Potro a nécessité 2500 œillets rouges, patiemment mis en place par 4 personnes pendant toute une journée. Ce week-end, la bataille des fleurs sera suivie de la Fiesta de los Patios, qui sera ouverte au public. Le thermomètre a atteint 38.9°c à Córdoba, un record pour l’Espagne pour un jour d’avril. The Moorish architecture of Córdoba made it possible to somewhat escape the unseasonal heat of 38°c, about 8 to 10° c above the norm for end of April. The narrow streets gave us the necessary shade to get to the Palacio de Viana, where the 12 patios and gardens kept us remarkably cool. The mansion was originally built in the 14th century and adjacent lands and properties were bought over the years to create gardens and bring it to its present appearance. The king and queen of Spain lived there for various periods in 1914, 1916 and 1921. If it is fit for a king…. It now belongs to Cajasur and has been open to the public for more than 40 years. Visits are free-of-charge on Wednesday afternoons. It boasts the largest concentration of patios in the city. Cordoue – le palais de Viana L’architecture mauresque de Cordoue nous a permis d’échapper quelque peu à la chaleur non saisonnière de 38°c, soit environ 8 à 10°c de plus que la norme pour une fin avril. Les rues étroites nous ont donné l’ombre nécessaire pour nous rendre au palais de Viana, où les 12 patios et jardins nous ont permis de rester remarquablement au frais. Le manoir a été construit à l’origine au XIVe siècle et les terrains et propriétés adjacents ont été achetés au fil des ans pour créer des jardins et lui donner son aspect actuel. Le roi et la reine d’Espagne y ont vécu pendant plusieurs périodes en 1914, 1916 et 1921. S’il est digne d’un roi…. Il appartient aujourd’hui à Cajasur et est ouvert au public depuis plus de 40 ans. Les visites sont gratuites le mercredi après-midi. Il s’agit de la plus grande concentration de patios de la ville. We had only previously gone to Córdoba on a day trip from Sevilla and visited the Mezquita, the beautiful mosque-cathedral. This time, we stayed 3.5 days, just as the south of Spain was hit by a heat wave. This text is by Unesco : “The Great Mosque of Cordoba was inscribed on the World Heritage List in 1984 and the property was extended in 1994 to include part of the Historic Centre, the Alcázar (the fortress), and extending south to the banks of the River Guadalquivir, the Roman Bridge and the Calahorra Tower. Cordoba’s period of greatest glory began in the 8th century after the Moorish conquest, when some 300 mosques and innumerable palaces and public buildings were built to rival the splendours of Constantinople, Damascus and Baghdad. In the 13th century, under Ferdinand III, the Saint, Cordoba’s Great Mosque was turned into a cathedral. The Great Mosque of Cordoba, with its dimensions and the boldness of its interior elevation, which were never imitated, make it a unique artistic creation.” Entry is free in the morning between 8.30 and 9.30. Nous n’étions jusqu’ici allés à Córdoba que pour la journée, depuis Séville, et avions visité la Mezquita, la magnifique mosquée – cathédrale. Cette fois-ci, nous y sommes restés plus de 3 jours, juste quand une vague de chaleur estivale s’abattait sur le sud de l’Espagne. Ce texte est celui de l’Unesco : “La Grande Mosquée de Cordoue a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1984 et le bien a été étendu en 1994 pour inclure une partie du Centre historique, l’Alcázar (la forteresse), et inclure vers le sud les rives du Guadalquivir, le pont romain et la tour de la Calahorra. La période glorieuse de Cordoue a commencé au VIIIe siècle quand elle a été conquise par les Maures et qu’ont été construits quelque 300 mosquées et d’innombrables palais et édifices publics, rivalisant avec les splendeurs de Constantinople, Damas et Bagdad. Au XIIIe siècle, sous Ferdinand III le Saint, la Grande Mosquée de Cordoue a été transformée en cathédrale. La Grande Mosquée de Cordoue, par ses dimensions et l’audace d’une élévation intérieure qui n’ont pas fait école, est une création artistique unique.” L’entrée est gratuite le matin entre 8h30 et 9h30. It was a short drive from Castellar down to Tarifa where we had started the GR7 at the end of September 2015. It was very nice being back in this town, so different from the (unpleasant to us) resorts of the Costa del Sol, so we decided to stay overnight. As the southernmost point of Spain, it is a short hop on a 35-minutes long ferry to Tangiers. Jenny had been keen on going there for a couple of days but forgot to bring her passport and an ID card is not acceptable to Moroccan authorities for individual travellers. We enjoyed the long beach and watching kite surfers. John went for a run and a brief swim (17°) in the morning. We went to visit Boudewijn (whom we had befriended on the GR7 and was away when we passed in the area in 2019) and his wife Nanette, who have lived in the region of Vejer de la Frontera for more than 20 years and have the most amazing garden. In the morning, the weather was cool, overcast, with a little drizzle, perfect weather for a Scot in his kilt on Plaza de España in Vejer. We drove along the Costa de la Luz, stopping at Cape Trafalgar. It is off this coast that the British Royal Navy defeated French and Spanish fleets in 1805. Onto Jerez, in a festive mood on a Saturday night, much livelier than on our previous visit, and very pleasant. We missed having you with us, Peter/Pedro and Sue. A couple of nights in Cádiz, cruise ships are back but passengers seem to stick to just a few streets in the centre. This time, we went on a tour of small galleries where local artists sell their work, a fun way to visit. On our way to Córdoba, we stopped at Carmona and Écija, but did not visit much with temperatures reaching 36°c, a sharp contrast to the 20-22° we’d had along the coast (fleece needed morning and evening). Quelques jours dans la province de Cadix Court trajet de Castellar à Tarifa, d’où nous avions commencé le GR7 à fin septembre 2015. Nous avons retrouvé cette petite ville, bien différente des stations de la Costa del Sol qui ne nous conviennent pas) avec plaisir et décidé d’y passer la nuit. Située au point le plus au sud de l’Espagne, le trajet en ferry pour Tanger ne dure que 35 minutes. Jenny voulait faire le voyage pour deux jours mais avait oublié son passeport. Une carte d’identité n’étant pas acceptable pour les autorités marocaines, pour les voyageurs individuels, ce petit détour ne fut pas possible. Nous avons profité de la longue plage, admiré la vitesse et technique des kitesurfers. John a couru et nagé (eau à 17°c) le lendemain matin. Nous avons rendu visite à Boudewijn (que nous avions rencontré sur le GR7 et qui était en voyage lors de notre dernier passage dans la région en 2019) et son épouse Nanette qui vivent dans les environs de Vejer de la Frontera depuis une vingtaine d’années et ont un jardin incroyable. Le lendemain matin, le temps était couvert, frais avec une petite pluie fine: des conditions idéales pour voir un Ecossais en kilt sur la place d’Espagne à Vejer. Nous avons continué notre route le long de la Costa de la Luz, sur l’Atlantique et sommes passés par le cap de Trafalgar. C’est tout proche d’ici qu’a eu lieu la bataille navale qui a vu les flottes françaisez et espagnoles défaites par la Royal Navy en 1805. Puis, Jerez de la Frontera, en mode festive et joyeuse, le samedi, beaucoup plus vivante que lors de notre dernier passage et très plaisante. Vous nous avez manqué, Pedro et Sue. Deux nuits à Cadix où les bateaux de croisière sont de retour, mais dont les passagers ne fréquentent que quelques rues du centre. Nousavons choisi de découvrir la ville en faisant le tour de petites galeries où les artistes locaux vendent leurs oeuvres. Une manière sympa de se balader. En route pour Cordoue, nous nous sommes arrêtés à Carmona et Ecija mais les températures de 36°c nous ont dissuadé d’y passer l’après-midi. Le contraste était grand avec les 20-22°c auxquels nous étions habitués, avec polaires nécessaires matin et soir. When arriving in the new village, built in 1971, one has to look for “castillo” or “fortaleza” signs in order to get to the old village, a few kilometres away, entirely built within the walls of the fortress. The village is set in a natural park. Part of the fortress was turned into a hotel and there are numerous holiday rentals as well as permanent residents, bars, a restaurant. It is a lovely and very quiet stopover on the way south, only about 20 minutes’ drive from Algeciras. Gibraltar and its rock, the Strait and, when the weather is clear, the mountains of Morocco are visible from there. The last photo is taken from internet to illustrate the unique setting of the village. En arrivant dans le nouveau village, construit en 1971, il faut suivre les panneaux “castillo” ou “fortaleza” pour arriver dans le vieux village, entièrement abrité dans la forteresse. Le village est situé au milieu d’un parc naturel. Une partie de la forteresse a été transformée en hôtel et il y a plusieurs maisons de vacances, des résidents permanents, bars et un restaurant. Il est idéal d’y passer une nuit tranquille en route pour le sud à une vingtaine de minutes d’Algeciras. Gibraltar et son rocher, le détroit et, par temps clair, les montagnes du Maroc sont visibles de là. La dernière photo a été téléchargée d’internet pour illustrer la situation unique du village. While housesitting near Iznájar , at the junction of the provinces of Córdoba, Málaga and Granada, we went on a few walks in each of them and visited small towns. Iznajar is situated by the reservoir lake of the same name. It is normally the largest of Andalucía but it is starting the spring at 19% capacity so there is understandable concern for the summer ahead. Unusually for a dam lake, it is permitted to swim and there is a large (bigger nowadays) sandy beach. There are also sailboats on it, although it may get tricky: with the low level, previously submerged olive trees are coming to the surface. Iznájar et ses environs Pendant notre housesit près d’Iznájar, à la jonction des provinces de Cordoue, de Málaga et de Grenade, nous avons fait des balades et visité de petites villes dans chacune de celles-ci. Iznájar est situé sur un promontoire au-dessus du lac de barrage du même nom. Il s’agit normalement du plus grand lac d’Andalousie mais il débute le printemps à seulement 19% de ses capacités, ce qui est inquiétant pour l’été à venir. Chose inhabituelle pour un lac de barrage, il est permis de s’y baigner et l’on y trouve même une grande plage de sable, plus grande encore en ce moment. Il y a également quelques voiliers, mais les oliviers qui étaient submergés réapparaissent avec des risques de dommages à la coque. El Torcal de Antequera is a natural reserve in the mountain range located south of the city of Antequera, in the province of Málaga. Its unusual landforms and impressive karst landscapes have seen it listed on the Unesco World Heritage Sites. Situated at an altitude of 1100-1300m, it is not accesssible by public transport but there are tours organized from Antequera, about 10km away. There is a visitors’ centre, a carpark, restaurant, small museum and three trails, two of which are loops. The scenery is impressive and beautiful. El Torcal de Antequera est une réserve naturelle dans la chaîne de montagnes au sud d’Antequera, dans la province de Málaga. Ses formes inhabituelles et son paysage karstique lui ont valu d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Située à des altitudes entre 1100 et 1300 m, cette réserve n’est pas accessible en transports publics mais des tours sont organisés au départ d’Antequera. Il y a un centre d’informations pour les visiteurs, un parking, restaurant, petitmusée et trois sentiers dont deux forment une boucle. Le paysage est très beau et particulier. After Palm Sunday, Monday is a day off before a full week of hours-long processions, mass, and all kinds of events. On Wednesday evening, in “our” village of Iznájar (about 4’700 inhabitants), we heard bands, saw our Romans again, who had changed roles and outfits. For example, a simple foot soldier had become the head of the Praetorian Guard. The parade started in front of the churches and a statue of Jesus was carried out, then the Virgin’s. The latter was taller, so the carriers had to take it out on their knees to ensure it passed through the door. The procession was due to last 3 hours, carrying both statues up to the top of the village and back. On Good Friday, Archidona (about 8’000 inhabitants) was too crowded for us to go and see the start of the first procession of the day, starting at 10.30 am. There are a number of societies charged with organising processions through the town. We had heard that the statues were so big that it took 80 to 90 men to carry them. We got back to Archidona to witness the re-entering of the statues. There is a pendulum movement of the carriers in order to manoeuver in the narrow streets. The floats are beautifully decorated with fresh flowers (carnations, roses, hydrangeas). There are processions from 10.30-16.15; 16.30-21.15 and 21.30-02.00, it is extraordinary. It is on Good Friday we saw some women wearing mantillas. Semaine sainte dans des petits villages Après le dimanche des Rameaux, le lundi est le seul jour de repos avant une semaine remplie de processions, messes et autres évènements. Mercredi soir, dans “notre” village d’Iznájar (environ 4’700 habitants), nous avons entendu des fanfares et revu nos Romains, qui avaient changé de rôles et de costumes. Par exemple, un simple légionnaire était devenu le commandant de la Garde prétorienne. La parade a commencé devant l’une des églises du village, la statue de Jésus, puis celle de la Vierge ont été sorties. Pour cette dernière, plus haute, les porteurs ont dû passer la porte à quatre pattes pour éviter un accident. La procession allait durer 3 heures à porter ces deux statues jusqu’en haut du village et retour. Pour le Vendredi Saint, Archidona (environ 8’000 habitants) affichait complet pour la procession de 10h30. Il y a plusieurs sociétés chargées d’organiser différentes processions á travers la ville. Les statues y sont si grandes et lourdes qu’il faut 80 à 90 hommes pour les porter. Nous sommes revenus à Archidona pour voir le retour des statues. Les porteurs effectuent un mouvement de balancier pour manoeuvrer dans les rues étroites. Les plateformes sont décorées de fleurs fraîches (oeillets, roses, hortensias). Il y a des processions de 10.30 à 16.15; de 16.30 à 21.15 et de 21.30 à 02.00, extraordinaire. Our housesit is on the edge of the natural park of the Subbéticas mountains and the province of Córdoba’s tallest peak, at 1570m, is a few kilometres away. So, we took a break from the Holy Week’s numerous ceremonies and processions to climb La Tiñosa. Starting at Las Lagunillas, the path starts among olive groves before a small wooded area, with a currently-tiny stream and a steady gentle slope up to a saddle at 1100m. Then it is a steep rocky face to reach a plateau and a gentle few hundred metres to the peak itself. Views are 360°; the Sierra Nevada mountain chain clearly visible (some 80kms away, so even though it was a bit hazy, we saw its snows and Mulhacen, mainland Spain’s tallest summit at 3’479m) and olive groves at our feet. Notre housesit est en bordure du parc naturel des monts subbétiques et le sommet le plus élevé de la province de Córdoba, à 1570m, est tout proche. Nous avons donc fait une pause dans les cérémonies et processions de la Semaine Sainte pour monter au sommet de la Tiñosa. Commençant à Las Lagunillas, le chemin débute parmi les oliviers (pépinières et champs) avant de traverser un petit bois avec un ruisseau, très fin en ce moment. Suit une pente légère constante menant à un col à 1100m. A partir de ce point, la montée se fait pentue, sur un rocher, puis petit plateau pour quelques centaines de mètres pour atteindre le sommet en soi. La vue y est à 360°; la Sierra Nevada à environ 80 km bien visible. Même si la brume masquait les détails, ses sommets enneigés et le Mulhacen (sommet le plus élevé de l’Espagne continentale à 3’479m) facilement identifiables. Des champs d’oliviers s’étalaient à nos pieds. We have arrived in Iznajar for a two-week housesit just in time to see the village’s Palm Sunday procession. We started the day having breakfast with a group of men dressed as Romans, who told us they had made their whole outfits themselves (shields, spears, costumes and all). While they had been laughing, shouting and cheering in the bar, they were solemn and stone faced during the whole procession. The pace was very slow and it took two hours to reach the church, at the top of the village, where a mass was to take place. “Romans” of all ages were parading, the youngest a cute 18 months old. His parents told us it was important to keep the tradition going. His older brother walked the whole procession. Jesus and the apostles were there too. Many villagers followed the procession from their balconies, windows or on the step of their townhouses. As we admired an inner courtyard from the street, we were kindly invited to step in and get a good look at the magnificent patio and chat for a while. It was then easy to cut through small lanes to catch up with the parade. We are looking forward to the rest of Semana Santa. Dimanche des Rameaux Nous sommes arrivés à Iznajar pour un housesit de deux semaines juste à temps pour voir sa procession du dimanche des Rameaux. La journée a commencé par un petit déjeuner dans un bar en compagnie d’hommes habillés en soldats romains. Ils nous ont dit qu’ils avaient fait leurs costumes eux-mêmes, y compris les lances et boucliers. Ils étaient joyeux et bruyants dans le bar mais sont restés sérieux et solennels pendant toute la procession qui a duré deux heures. Le rythme était lent et le cortège avait démarré (après une courte bénéfiction) tout en bas du village avant de monter jusqu’à l’église, tout en-haut du promontoire, où la messe allait se tenir. Des “Romains” de tout âge ont défilé, le plus jeune un adorable bambin de 18 mois, costumé comme tous les autres. Ses parents nous ont dit qu’il était important de garder ces traditions vivantes et que son frère aîné faisait lui aussi partie du cortège. Jésus, les douze apôtres, une fanfare et un âne formaient le reste de la procession. Les villageois suivaient la procession depuis leurs balcons, fenêtres ou pas de porte. Nous avons aperçu une jolie cour intérieure et la famille nous a invités à entrer la voir de plus près. Nous nous sommes retrouvés dans un patio magnifiquement fleuri et avons été introduits à toute la famille présente. Nous en avons appris un peu plus sur les fêtes pascales andalouses. Il a ensuite été facile de couper à travers les nombreuses ruelles pour retrouver le cortège. La Semana Santa nous promet de belles découvertes. This natural park is located in the province of Almería and is the largest protected coastal area in Andalusia. Its coasts have offshore coral reefs. A 120 km2 part of the total designated protected area is a marine reserve, extending underwater to a depth of 60 m. Historically, due to the harsh conditions for agriculture and its isolated location, habitation has been sparse and this has kept the area relatively unspoilt, an unusual feature along the Spanish Mediterranean coast. There are some beautiful beaches. It was extremely windy and quite fresh when we were there and the sea was rough. We stayed at Níjar, a village on the flank of the hill. From there, one can see the mountains of the park, behind the greenhouses, known as the sea of plastic. A lot of Europe’s vegetables come from here (looking at you, year-around tomato). To the north of the park and Almeria is the Desierto de Tabernas, where many films were shot, including the spaghetti westerns of the 60s and 70s. There are a number of attraction parks in the area (Texas Hollywood, Western Leone, etc.). We drove through this area on our way to Granada. Ce parc naturel est situé dans la province d’Almeria est la plus grande zone côtière protégée d’Andalousie. Des récifs coralliens se trouvent le long de ses côtes. Environ 120 km2 du total de la zone protégée est une réserve marine, deescendant à une profondeur de 60 m. Historiquement, les conditions extrêmes pour l’agriculture et la situation isolée du parc ont fait que peu de villages se sont construits dans la région. Cela a permis de garder cette zone peu développée, chose inhabituelle le long de la côte méditerranéenne espagnole. Il y a de belles plages mais il faisait frais, avec de fortes bourrasques et la mer était agitée. Nous nous sommes basés à Níjar, un village à flanc de coteau d’où l’on peutvoirles montagnes du parc, au-delà des serres de la “mer de plastique”. Beaucoup des légumes européens proviennent d’ici, entre autres les tomates produites toute l’année. Au nord du parc et d’Almeria se trouve le désert de Tabernas où un grand nombre de films ont été tournés, entre autres les westerns-spaghetti des années 60 et 70. Il y a quelques parcs d’attraction dans le coin (Texas Hollywood, Western Leone, etc.). Nous sommes passés par là pour nous rendre à Grenade. Murcía is Spain’s 7th most populated city and one that gets some of the hottest temperatures, together with Sevilla. We found it very pleasant, with lots of young people and enjoyed spending some time there. Besides the cathedral and the episcopal palace, one of the attractions is the royal casino. A private club, it also hosts a great variety of cultural activities, such as art exhibitions, talks, conferences and book clubs. The building is a mixture of different artistic styles from the second half of the 19th century and early 20th century. We particularly liked the ladies’ powder room. The city has an ambitious programme of drastic traffic reduction and vegetalization. The old centre is, as is the norm in Spain, already pedestrian. Murcie Murcie est la septième ville d’Espagne en population et, avec Séville, celle ayant les températures les plus élevées. Nous l’avons trouvée agréable, avec une population jeune (et moins) et y avons déambulé avec plaisir. A part la cathédrale et le palais épiscopal, l’une des attractions est le casino royal. Ce club privé offre de nombreuses activités culturelles ouvertes à tous : expositions, présentations, conférences et book clubs. Le bâtiment est un mélange de styles de la deuxième moitié du 19e et début du 20e siècles. Nous avons particulièrement apprécié le boudoir. La ville a un ambitieux programme de réduction du trafic et végétalisation. Le centre, comme habituellement en Espagne, est déjà largement piétonnier. This lovely small town is situated in a low mountain area of the Community of Valencia. Perched on a hill, its meandering streets make for a very pleasant day trip from Valencia or, as was our case, a stopover on the way south, away from the coast. There were some (mostly Spanish) tourists but this was not a “preserved” village, but a lived-in place, with local bars. We tasted the area’s drink of Herbero (in a dessert), a liqueur made with wild herbs from the nearby mountains. Overlooking the village is a church and we walked up there. There are small chapels on the way up, all the stations of the cross. Cette jolie petite ville se situe dans une région de basses montagnes dans la Communauté valencienne. Perchée sur une colline, il est plaisant d’y faire étape en allant vers le sud ou de la visiter depuis Valence. Il y avait quelques touristes espagnols mais la ville n’est pas un musée, elle est habitée et il y a de nombreux bars bien fréquentés par la population locale. Nous avons goûté la liqueur locale, l’Herbero (dans un dessert), faite avec des herbes sauvages des environs. Au-dessus de la ville, sur une autre colline, il y a une église. Le chemin en zig-zag est agrémenté de petites chapelles : ce sont les stations du chemin de croix. Valencia was known as the ugly duckling of Spain for a long time. A port city with industries, it was a working town, in spite of its beaches to the north and natural areas to the south. Week-end tourism and cheap flights have changed this and different parts of the city have seen building renovations and gentrification. One such neighbourhood is Ruzafa, next to the Norte train station, which has become trendy. We walked along a couple of streets (Carrer Sueca and Carrer Cuba), which are considered a good illustration of the gentrifiication of this part of town. Valence a longtemps été considérée comme le vilain petit canard d’Espagne. Ville portuaire et industrielle, elle n’attirait que peu les touristes, malgré ses plages au nord et une zone naturelle au sud. Les vols bon marché et week-ends évasion ont changé la donne et la ville s’est régénérée. Ruzafa, proche du centre, est devenu très tendance, avec de nombreux bars et restaurant. Beaucoup de ses bâtiments ont été retapés et le quartier s’est gentrifié. Nous nous sommes promenés dans deux rues (Carrer Sueca and Carrer Cuba) qui illustrent bien le phénomène. The Ebro delta in the south of Catalunya is a large wetland area and a good place to see flamingoes (more numerous further on in the year) and other birds. There are different parts to explore, some by boats, some by car, most by bike. An area has wild white horses (we did not get there). The small town of Amposta serves as the gate to this natural park and its tourist office has maps and plenty of information. Covering an area of 320 km2, distances can be important, so it would be good to allow some time on the spot. The little village of Poble Nous offers a variety of accommodation, from a youth hostel to a 4* hotel. There are a number of other villages in the delta. Rice is grown in the area (and benefits from a DOP) as well as citrus trees. Le delta de l’Ebre Le delta de l’Ebre, au sud de la Catalogne, est une grande zone humide qui permet de voir des flamants roses, plus nombreux à partir de mai et beaucoup d’oiseaux. Il y a plusieurs zones à explorer, certaines en bateau, en voiture et surtout en vélo. Il y a des chevaux sauvages blancs dans l’une des régions mais nous n’y sommes pas allés. La petite ville d’Amposta sert d’accès à ce parc naturel et son office du tourisme propose des cartes et toutes les informations nécessaires. Couvrant une superficie de 320 km2, les distances peuvent être longues mais il est aisé de se baser à Poble Nous qui propose divers hébergements de l’auberge de jeunesse à l’hôtel 4*. Il y a aussi d’autres villages car le delta est aussi une région agricole dont les riz bénéficient d’une DOP. Les agrumes y poussent aussi. We are back in Spain and our first stop was Girona, Catalunya’s second city. We arrived at the end of a week-end of a gastronomical fair, highlighting the local produces. We got to taste craft beers, cheeses and cold cuts. The guest of honour was our beloved city of Bologna (with Parmesan cheese wheels and mortadella freely distributed). We had time to stroll around before the sky opened and a massive, long storm drenched us to the bone. Still, any drop is welcome, since there has not been near enough rain this winter. The medieval walls offer a nice, long walk high above the city. Nous sommes de retour en Espagne et notre premier arrêt fut Gérone, deuxième ville de Catalogne. Nous sommes arrivés à la fin d’un week-end gastronomique mettant en avant les produits locaux et avons pu goûter des bières artisanales, des fromages et de la charcuterie. L’invité d’honneur était notre chère Bologne, qui offrait du parmesan et de la mortadelle à la dégustation. Nous avons eu le temps de déambuler avant que des trombes d’eau ne s’abattent sur nous. La pluie était nécessaire car il n’a quasiment pas plu cet hiver. Les murailles médiévales surplombent la ville et offrent une belle longue balade. After the Mardi Gras parade, all take to the streets one more time chanting “I can’t/don’t want to anymore” before going for an all-nighter. Bakeries open at 5 am on Wednesday so as to offer pastries on the way home. Wednesday evening, at 8 pm, the burning of the Böög takes place (provided there are no violent winds, which could burn the whole town down). It went up in flames very quickly this year, putting an end to almost a week of festivities. Carnaval – c’est fini Après la parade du Mardi Gras, la foule défile en chantant “j’en peux plus” avant de passer une dernière nuit à boire, chanter et danser. Les boulangeries ouvrent à 5 heures le mercredi matin, permettant ainsi d’acheter des pâtisseries de Carnaval avant de rentrer à la maison. Puis, à 20 heures, a lieu l’embrasement d’une figurine haute de plusieurs mètres, le Böög (annulé en cas de vents violents pour ne pas brûler la ville entière). Cette année, la figurine a flambé rapidement, mettant fin à près d’une semaine de festivités. Carnival took place normally in 2020 and lockdown started at the end of it. In 2021, it was entirely cancelled and all the shops and restaurants were closed from 22 December to the end of March. Most shop windows were decorated for the non-event anyhow. 2022 saw the return of Carnival but without the parade as it was unclear in December whether the number of contaminations would allow for it to take place. The floats, costumes and masks take a lot of time to prepare. So, it was with a lot anticipation and glee that the parade took place this year. We could see the floats up close outside the city walls before it started with the 100 years-old drums society. It lasted two hours from the first to the last of the floats. It was noisy, joyous, smoky, we were covered with confettis and a good time was had by all. The same parade took place again on Tuesday, so there was a second chance to participate in the happy atmosphere. Carnival here starts at 5 am on Thursday and goes on until Wednesday evening. Monday is the only day without any events as people need to rest and recover so as to be ready for Mardi Gras. There were balls in the theatre and communal centre Landhaus on Saturday, Sunday and Tuesday nights but there were thousands of people in the streets anyway. The weather was extremely clement and mild. There are many pop-up bars (as well as the regular ones) in closed-down restaurants or hotels as well as in some churches. Carnaval – le défilé est de retour – deux fois Le Carnaval a eu lieu normalement en 2020 et le lockdown a débuté juste après. En 2021, il a été entièrement annulé et les magasins et restaurants sont restés fermés du 22 décembre à fin mars. Les vitrines avaient pourtant été décorées. En 2022 le Carnaval est revenu mais sans le défilé car, en décembre, il n’était pas encore acquis que le nombre de contaminations permettrait la tenue de l’événement. Or, les chars et masques demandent beaucoup de temps et de préparation. C’est donc avec anticipation et joie que des milliers de personnes se sont pressées le long des rues de la vieille ville. Avant le départ, on pouvait s’approcher des chars en dehors des portes de la ville. Le défilé a débuté avec la société des tambours qui fête son centenaire cette année et a duré deux heures du premier au dernier char. La parade fut bruyante, joyeuse et enfumée, nous avons été bombardés de confettis. Le même défilé s’est répété le mardi après-midi pour une deuxième opportunité de participer aux réjouissances. Le carnaval de Soleure commence le jeudi matin à 5 heures et se termine le mercredi suivant vers 21 heures. Le lundi est la seule journée sans activités car il faut se remettre et se reposer avant Mardi Gras. Il y a des bals dans le théâtre et le centre municipal du Landhaus samedi, dimanche et mardi soir mais des milliers de personnes dansaient dans les rues étant donné la douceur inhabituelle des températures. Il y a beaucoup de bars de rue et autres pop-ups dans des hôtels ou restaurants fermés et même dans des églises. Carnival started with wake up canon shots at 5 am on Thursday and the signal to the Chesslete parade through town (a Solothurn specialty). We posted about this in February last year. This day is a public holiday and the town was filled with a number of bands in its little squares and along the river. Dirty old town by The Pogues is a firm favourite and several bands played it, some joining their efforts. A day of music and the start to a week-long time of festivities. Dirty old town et autres chansons Le Carnaval a débuté jeudi à 5h du matin par des coups de canon et le signal de départ du défilé du Chesslete, spécialité soleuroise. Nous avions posté à ce sujet en février 2022. Ce premier jour est férié et les places de la ville et les bords de l’Aar voient de nombreuses fanfares. Dirty old town des Pogues est populaire mais on peut reconnaître d’autres chansons. We have been passing through Biel/Bienne, by train or car, but had never yet visited. For a bit of background, this city is officially a bilingual town and Biel is its German name while Bienne is the French one. All streets names are written in both languages. Parents can choose for their children to go into French- or German-speaking classes but there is now a stronger push to offer a truly bilingual school programme. The town has been a major centre of the watch industry since the 19th century. Omega and Swatch have their seat here and Rolex has its production in town. There are many smaller brands as well as a sizable precision industry. Biel/Bienne had a population of 64’000+ in 1970 but was hard hit when the Swiss watch industry almost collapsed in 1975 when Seiko created the quartz watch. It went from full employment to many job losses and the population dropped to 53,000 in 1980 (“the number of people receiving unemployment benefits went from 2 in 1974 to 5’473 in 1975 and even 7’107 in 1976”, History of Bienne – From 1815 to this day). It kept going down until its low point of 2000 but has bounced back up to more than 56,000 inhabitants. All these events gave the city a somewhat sad image, hence our surprise at its beautiful corners. Nous sommes passés par Bienne, en train ou en voiture, de nombreuses fois sans jamais nous y arrêter. Aussi, par une froide et ensoleillée journée de février, nous nous y sommes rendus pour une visite bien plaisante. Nous y retournerons pendant les beaux jours pour profiter de ses parcs, bords du lac rt gorges de la Suze. La vieille ville est charmante et il y a de nombreux bâtiments de différentes époques intéressants à travers toute la ville. Pour rappel, la ville se trouve à la frontière linguistique et est officiellement bilingue. Les deux noms, en allemand et en français, figurent désormais conjointement sur les panneaux, cartes et documents. Les noms de rue dans les deux langues continuent (Quellgasse, Ruelle de la Source, par exemple). Les parents peuvent opter pour un cursus scolaire en allemand ou en français mais des classes bilingues ont été créées dans tous les degrés scolaires. Bienne a été un grand centre de l’industrie horlogère dès le 19ème siècle. Omega et Swatch y ont leur siêge et Rolex y a une grande unité de production. Il y a aussi beaucoup de marques plus petites, plus ou moins connues, ainsi qu’une industrie d’instruments de précision de bonne taille. Biel/Bienne comptait plus de 64.000 habitants en 1970 mais la crise horlogère de 1975, quand Seiko a introduit les montres à quartz, a décimé l’industrie. Le plein emploi s’est rapidement transformé en milliers de chômeurs et la population a fondu à 53.000 en 1980 (“le total de bénéficiaires des prestations de la caisse biennoise du chômage passe de 2 en 1974 à 5’473 en 1975 et même à 7’107 en 1976”, Histoire de Bienne – De 1815 à nos jours). Elle a continué à baisser jusqu’en 2000 mais a retrouvé un élan et compte maintenant 56.000 habitants. Ces événements donnèrent une image un peu triste à la ville, d’où notre surprise à la découvrir si agréable. With the exception of the first week of the month and its sunny and mild weather, January has proven long, grey and cold. We did not walk up on the Jura as it was often in clouds and the wind was very strong up there. So, it is with some relief that we saw the sun on Monday and immediately set out to go for a walk. We drove to the south of Lake Biel and headed to St Peter’s island. It is linked to the land through an isthmus since the level of the lake dropped by a couple of metres at the end of the 19th century, following the Jura water correction engineering works. The island is a natural reserve and offers many picnic areas. The former abbey is now a hotel and restaurant and closed throughout the winter, so we had the island to ourselves, as we did not see a single person on the two-hour stroll. Jean-Jacques Rousseau spent a couple of months on the island and wrote about it in fond terms. This led celebrities of the time, such as the kings of Sweden and Bavaria, or Goethe to visit when crossing Switzerland. L’île St-Pierre A l’exception de la première semaine, douce et ensoleillée, le mois de janvier a été long, gris et froid. Le Jura était aussi dans les nuages et battu par des vents violents et nous n’y sommes pas encore montés cette année. C’est donc avec soulagement que nous avons vu le soleil lundi et que nous sommes partis pour une balade, direction le lac de Bienne et l’île St Pierre. Depuis les travaux de correction des eaux du Jura à la fin du 19e s. et la baisse du niveau du lac, elle n’est plus une île puisque reliée à la terre ferme par un isthme. L’ancienne abbaye est un hôtel-restaurant fermé pendant la saison hivernale et nous étions les seuls visiteurs pendant les deux heures de balade. Jean-Jacques Rousseau y a passé deux mois et l’a plus tard décrite avec nostalgie (“De toutes les habitations où j’ai demeuré […], aucune ne m’a rendu si véritablement heureux […] que l’île de Saint-Pierre au milieu du lac de Bienne.”). Aussi, les célébrités de l’époque (rois de Suède et de Bavière, Goethe) ne manquèrent pas d’y séjourner lors de leurs traversées de la Suisse. We are spending one week in Sevilla, enjoying the mild temperatures (13-23°), the joyous atmosphere, the little bars, tapas and the beauty of the city. Days are much longer this far west and south and it is not fully night until about 18h40. The lights are quite impressive here, each neighbourhood has its own decorations and the main shopping streets of the centre also have their own lights, no dimming either. A nice, warm winter break. Lumières de Noël à Séville Nous passons une semaine à Séville profitant des températures douces (13 à 23°), de l’atmosphère joyeuse, des petits bars, des tapas et de la beauté de la ville. La nuit arrive vers les 18h40, car la ville est située bien à l’ouest et au sud. Les lumières sont impressionnantes et chaque quartier a ses propres décorations. Les ruelles du centre sont aussi différentes et les lumières ne sont pas atténuées. Une belle pause hivernale. The onion market has a long history and many legends. One of them is that, following the fire of 1405, which burned the city almost entirely, farmers from nearby canton Fribourg came to help. As a reward, they were granted one day a year to sell their onions in Berne. This market takes place on the last Monday of November and is a major event. Le marché aux oignons de Berne Ce marché a une longue histoire et de nombreuses légendes. L’une d’entre elles raconte que le marché remonterait à l’incendie de la ville de 1405. Les Fribourgeois étaient venus prêter main-forte au Bernois, qui avaient tout perdu. En remerciement, ils furent autorisés à venir vendre leurs oignons dans la capitale suisse chaque automne. Le marché a lieu le 4e lundi du mois de novembre. Aargau is the canton of carrots and a market dedicated to this vegetable is held on the first Wednesday of November. It has become a tradition but has only been going for about 40 years. There are around 140 stalls, many varieties of carrots, some of them turned into elaborate decorations and preparations such as cakes, jams and tarts. Le marché aux carottes d’Aarau Argovie est le canton de la carotte et le premier mercredi du mois de novembre, un marché dédié à ce légume a lieu à Aarau. C’est devenu une tradition mais il n’existe que depuis une quarantaine d’années. Il y a environ 140 marchands, de nombreuses variétés de carottes, certaines transformées décorations élaborées et diverses préparations culinaires telles que tartes, gâteaux et confitures. Back in Switzerland, the weather was still sunny and warm, so we went on our way to Lake Hallwil, where there is a 20-km loop path on its shores. The area is very recreational and there are a few small harbours and a regular cruise boat criss-crossing the lake. The water was still at 21°c, so we saw swimmers, stand-up paddlers, kayakers, canoeists and even some divers. They were probably going to see the remains of prehistoric pile-dwelling (or stilt house) settlements in and around the lake built from around 5000 to 500 B.C., listed on the Unesco World Heritage. These are now under water. On the way to the lake, via Sursee, we drove through Beromünster. For the older generations of Switzerland, this name is synonym with the German-speaking transmitter of the Swiss radio (Sottens, north of Lausanne emitted in French and Monte Ceneri in Italian). We stopped to have a look around. There is a recently opened path that takes you to the transmitting tower through the town, past fields and woods. The biggest surprise though was St Michael’s church. St. Michael’s is home to major cultural treasures including gold and silver jewellery and richly decorated vestments. The Baroque church boasts three organs and choir stalls dating back to the 17th century, a 7th century Warnebertus reliquary, ivory panels and book covers from the 8th to the 14th centuries, a Limoges crucifix and a processional cross from the 13th century, gold and silver liturgical artefacts and precious vestments as well as a collection of Early and High Medieval reliquary cloths. Guided tours by canon clergymen are available by appointment. On our way back, we came across villagers in traditional outfits. We asked them if they always dressed like this on Sundays. They laughed and said they had just prayed, sung and danced in the village church for “Erntedankfest”, (festival of thanks for good crops) and were now going for drinks and nibblies. We walked into the church and saw that it had been decorated with seasonal fruit, vegetables and flowers. We have often come upon interesting small places while walking, but even when travelling by car, provided you leave the freeways, discoveries are just around the corner. Needless to say, we only had time for walking one side of the lake. Le lac d’Hallwil et Beromünster De retour en Suisse, le temps était encore ensoleillé avec des températures agréables, aussi nous sommes partis pour le lac d’Hallwil où un sentier d’une vingtaine de kilomètres permet de faire le tour du lac. C’est un lieu de villégiature avec quelques ports et lieux de baignade. Un bateau circule sur le lac pour des petites croisières. La température de l’eau atteignait encore les 21° et les nageurs, pagayeurs, canoéistes et kayakeurs s’en donnaient à coeur joie. Nous avons même vu des plongeurs qui allaient sans doute explorer les vestiges d’établissements préhistoriques palafittiques (sur pilotis) datant d’environ 5 000 à environ 500 av. J.-C, inscrits au patrimoine mondial de l’humanité et qui se trouvent maintenant sous l’eau. En route vers le lac, nous sommes passés par Beromünster. Pour les Suisses plus âgés, ce nom est synonyme de l’émetteur de la radio suisse en langue allemande (Sottens pour le frrançais et Monte-Ceneri pour l’italien). Nous nous sommes arrêtés pour visiter le village. Un sentier culturel a récemment été ouvert, qui amène à l’antenne de diffusion en passant par le village, les prairies et les bois. La grande surprise pour nous fut la découverte de l’église St Michel. Celle-ci abrite des trésors culturels majeurs, notamment des bijoux en or et en argent et des vêtements richement décorés. L’église baroque possède trois orgues et des stalles de chœur datant du XVIIe siècle, un reliquaire de Warnebertus du VIIe siècle, des panneaux et des couvertures de livres en ivoire du VIIIe au XIVe siècle, un crucifix de Limoges et une croix de procession du XIIIe siècle, des objets liturgiques en or et en argent et des vêtements précieux, ainsi qu’une collection de tissus de reliquaires du Haut et du Bas-Médiéval. Des visites guidées par des ecclésiastiques canonisés sont disponibles sur rendez-vous. En retournant à la voiture, nous avons croisé des villageois en costumes traditionnels. Nous leur avons demandé s’ils s’habillaient ainsi tous les dimanches. Ils ont ri et ont dit qu’ils venaient de danser, chanter et prier dans l’église du village à l’occasion de la “Erntedankfest” (fête de gratitude pour les bonnes récoltes) et qu’ils allaient maintenant prendre l’apéro dans la salle communale. Nous sommes entrés dans l’église: elle avait été décoréeavec des fleurs, fruits et légumes de saison. Lors de nos randonnées, nous sommes souvent arrivés dans des petits villages et communautés intéressantes. Même en voiture, si l’on quitte les autoroutes, les découvertes ne sont pas loin. The two most emblematic churches of Marseille (Notre-Dame de la Garde and the Cathedral of La Major) are quite recent, having both been (re)built in the 19th century. There had been a number of churches in these locations for many centuries. Notre-Dame de la Garde stands high above the city, offering sweeping views, and is recognizable from a long way away. Inside the basilica, the decoration is rich, golden, with red and white marbles, the mosaics are in Byzantine style. On top of the church, there is a gold-covered statue of Mary, protector of the city and its sailors. Many plaques testify to the attachment of the people of Marseilles and the people of the sea. The Cathedral sits on an esplanade between the Vieux-Port, Le Panier and La Joliette. It is the only cathedral built in France in the 19th century. Its spectacular dimensions are similar to those of St. Peter’s Basilica in Rome, which allows it to receive up to 3,000 people! This large scale was intended to show the power of the city, at a time when Marseille was the largest port in France and a stopover point for ships from all over the world. “The Major combines Roman and Oriental styles, thus opening a cultural door to the East. It also has bell towers and domes. Once inside, you can admire its unique and majestic architecture: the Byzantine arcades, statues and magnificent mosaics. The materials chosen are equal to its excess: white marble from Carrara, porphyry, onyx from Italy and Tunisia, mosaics from Venice and green stones from Florence.” Deux églises emblématiques de Marseille Les deux églises les plus emblématiques de Marseille, Notre-Dame de la Garde et la Cathédrale de la Major, sont assez récentes puisqu’elles ont toutes deux été (re) construites au XIXe siècle. Toutefois, des églises avaient été érigées sur ces lieux-même pendant des siècles. Notre-Dame de la Garde se situe sur la colline la plus haute de la ville avec des vues plongeantes sur la ville et est visible loin à la ronde. A l’intérieur, la décoration est riche, dorée et des marbres blancs et rouges ont été utilisés, alors que les mosaïques sont de style byzantin. Au sommet de la basilique trône une statue dorée de Marie, protectrice de la ville et de ses marins. De nombreuses plaques témoignent de l’attachement des Marseillais et des gens de la mer. La Cathédrale est située sur une esplanade, entre les quartiers du Vieux Port, du Panier et de la Joliette. C’est la seule cathédrale construite en France au XIXème siècle. Ses dimensions spectaculaires sont semblables à celle de la Basilique St Pierre de Rome, ce qui lui permet de pouvoir accueillir jusqu’à 3 000 personnes ! Cette taille grandiose visait à montrer la puissance de la cité, à une époque où Marseille était le plus grand port de France et servait d’escale à des navires venus du monde entier. “La Major allie les styles romains et orientaux, ouvrant ainsi une porte culturelle sur l’Orient. Elle possède en outre des clochers et des coupoles. Une fois à l’intérieur, vous pourrez admirer son architecture unique et majestueuse : les arcades byzantines, les statues ainsi que de magnifiques mosaïques. Les matériaux choisis sont à la hauteur de sa démesure : marbre blanc de Carrare, porphyre, onyx d’Italie et de Tunisie, mosaïques de Venise et pierres vertes de Florence.” It had been more than 20 years since we had been in Marseille and the city has changed enormously. It is much more lively and many young people have moved here, thanks to cheaper rents and possibilities to set up cafés and canteens at accessible costs. The docks area has been revamped, the buildings have been renovated but, unfortunately, turned into office spaces and shops. The mixed living of the Dutch would have been great here. Marseille was chosen as a European Capital of Culture in 2013 and, as is often the case, it was a motor for change. The MuCEM (Museum of Mediterranean civilisations) opened that year, right at the entrance of the Vieux-Port. While there are still far too many cars, we saw progress in public transport and pedestrian areas. Cela faisait plus de 20 ans que nous n’étions plus allés à Marseille et la ville a beaucoup changé. La ville est plus vivante et beaucoup de jeunes s’y sont installés, les loyers abordables offrant des possibilités d’ouvrir des cafés, cantines et autres commerces à un coût accessible. Les docks ont été rénovés et aménagés en bureaux et magasins mais pas, malheureusement, en logements. Les immeubles à usage multiple dees Néerlandais auraient pu bien fonctionner ici. Marseille avait été choisie pour être la Capitale européenne de la Culture en 2013 et, comme souvent, cela avait été un moteur de changement pour la ville. A l’entrée du Vieux-Port le MuCEM (Musée des Civilisations de la Méditerranée) a ainsi ouvert cette année-là. Bien que les voitures soient encore beaucoup trop présentes, nous avons pu voir des progrès de mobilité douce, transports publics et zones piétonnes. One of the pecularities of travelling by regional trains in Spain is that you have to change train when leaving or entering a new region – and the timetables don’t necessarily match. We took the regional train from Peñiscola-Benicarlo (in Valencia region) for a 25-minute ride to the station serving three local towns in the very south of Catalonia. Having changed region meant that we had a 90-minute wait at this very quirky station : it was clear we were in the land of Dalí. However, Spanish stations are always equipped with popular little bars that will prepare fresh food (toasted or baguette sandwiches). Whether you want to have a beer or a coffee at 9am with your tortilla toasted sandwich, it is not a problem. We had time to notice the vintage ads in Peñiscola, as the bus dropped us off there with 45 minutes to spare before any train arrived. Une gare excentrique L’une des particularités de voyager en train régional en Espagne est qu’il faut en changer dès que l’on quitte ou arrive dans une autre région – et les horaires ne correspondent pas nécessairement. Nous avons pris le train local depuis Peñíscola-Benicarló dans la région de Valence pour un trajet de 25 minutes vers la gare catalane qui dessert trois petites villes. Pourtant, pas de problème : les gares espagnoles proposent des petits bars populaires qui offrent des sandwiches et croque-monsieur préparés à la demande. We stopped for a couple of days in Peñiscola on our way back up the coast and enjoyed our time there. The old town is well preserved and has been the backdrop of many movies and, more recently, has appeared in season 6 of Game of Thrones. The castle was built by the Templars on the remains of an Arabic fortress. It was used by three popes and Peñiscola became the third papal seat, together with Rome and Avignon. The beach stretches a long way across and the bay is lined with hotels but, at this season, the tourists were mostly local. The sea was still warm and we enjoyed going for swims, followed by long walks on the beach. We stayed in a small pension in town, that happened to have one of the two top-rated restaurants, so we thought it was the place to taste a well-prepared paella. Also, while we ate our fish the first evening, the restaurant was filled with Spaniards eating paella or fiideuà, a good sign. Nous avons passé deux nuits à Peñiscola et nous y sommes beaucoup plu. La vieille ville est bien préservée et a servi de décor à plusieurs films et, plus récemment, est apparue dans la sixième saison de Game of thrones. Le château a été construit par les Templiers sur les ruines d’une forteresse arabe. Elle a été le lieu de résidence de trois papes, une époque où Peñiscola devint le troisième siêge papal avec Avignon et Rome. La plage s’étend sur des kilomètres et la baie est bordée d’hôtels mais, à cette saison, le tourisme était surtout local. La température de l’eau était encore agréable et nous avons pu profiter de baignades suivies de longues balades sur la plage. Nous sommes restés dans une petite pension qui tenait l’un des deux meilleurs restaurants de la ville, l’endroit parfait pour déguster une paella préparée dans meilleures conditions. Le premier soir, alors que nous avions pris du poisson, le restaurant étaient plein d’Espagnols venus se régaler de paella et fideuà, un bon signe. We were not able to book more than two nights in Valencia, so we pretty much only had one full day in the city. Still, we had time to stroll, visiting the World Heritage-listed old silk exchange and the central food market, which is still a fully functional and working market. We just took the one photo of the ceiling, so as not to disturb the locals going about their shopping. It almost felt like being in a cathedral dedicated to food, which was all fresh and appetizing. A bar on the outside had an interesting offer : buy your meat or fish from the market and they will cook it for you (for a few euros), according to your preferences. We saw 5 blokes sharing a couple of big T-bone steaks, accompanied by vegetables, and washed down with a couple of bottles of red wine – and that was at 11 am. We also walked through a part of Turia Park (a 9-10 km long stretch of green going through the city where a river used to run – and sometimes come out of its bed). We went to the gorgeous North Train Station to check the information that most trains were booked out. It was confirmed, so we decided to stick to regional trains and head back up the coast, going short distances. Un court séjour à Valence Nous n’avons pas pu réserver plus de deux nuits à Valence et notre séjour s’y est réduit à un peu plus d’une journée complète. Nous en avons profité pour nous balader, visiter la bourse de la soie (inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco) et le marché central, qui est encore fonctionnel et axé sur la population locale. C’est pour cette raison que nous n’avons pris qu’une photo du plafond, afin de ne pas déranger les acheteurs et marchands. On se serait cru dans une cathédrale dédiée à la nourriture, fraîche et appétissante. Un bar à l’extérieur du bâtiment proposait de cuisiner, pour quelques euros, les produits achetés (viande ou poisson) au marché (à la plancha, réchauffés, à la vapeur). Nous avons vu 5 hommes se partager deux côtes de boeuf, accompagnés de légumes et de deux bouteilles de vin rouge – à 11 heures. Nous nous sommes aussi promenés dans une partie du parc Turia, un poumon vert qui traverse la ville sur une dizaine de kilomètres. La rivière Turia y coulait encore il y a quelques décennies et y sortait parfois de son lit. Elle a été redirigée et ce parc est rapidement devenu très populaire. Finalement, nous nous sommes rendus dans la magnifique Gare du nord pour vérifier que tous les trains vers les villes étaient bien complets. Ceci nous a été confirmé et nous avons alors décidé de prendre des trains régionaux pour remonter la côte. After our ten days in Puglia, we wanted to go to Spain. Flights to the mainland from Bari were leaving or arriving at inconvenient times, except for a flight to Mallorca. We had originally thought of spending a few nights on this island we like very much, but it was not to be, as everything seemed to be booked out. We did find a room in a hotel not far from the port. It proved convenient, as we then arranged to take a ferry to Valencia. The trip itself was great, the ferry was not crowded at all, we could move around at will and spent a couple of hours reading on deck chairs. We could admire the island as we left, passed to the north of Ibiza before arriving in Valencia, where there were some enormous cargos as well as a number of ferries. Ferry pour le continent Après nos dix jours dans les Pouilles, nous voulions nous rendre en Espagne. Les vols depuis Bari partaient ou arrivaient à des heures indues, à part celui pour Majorque. Nous avions pensé rester quelques jours sur cette île que nous apprécions mais cela n’a pas été possible car il n’y avait presque aucune disponibilité. Nous avons pu trouver une chambre dans un hôtel près du port, ce qui nous arrangeait puisque nous devions prendre le ferry pour Valence. Le voyage s’est très bien passé, le ferry n’avait que peu de passagers, on pouvait se promener et nous avons passé deux heures à lire dans les chaises-longues sur l’un des ponts. Nous avons pu admirer la côte de l’île, sommes passés au nord d’Ibiza avant d’arriver dans le port de Valence, où il y avait des cargos énormes et des ferrys. We took a bus from Martina Franca to Monopoli via Fasano, where we had to change. In true Italian fashion, the bus dropped us off at a street corner, with no bus stop marked, although city buses stopped nearby but nobody seemed to have a clue whether a bus for Monopoli would show up – and where. Fortunately for us, there were a couple of young women from the area, also going to Monopoli, who were as puzzled as we were but knew somebody who worked for this particular bus company. They called that person a number of times to check a) that there would be a second bus b) that we were (roughly) in the right spot c) whether we had missed it, since it was already 20 minutes overdue. Ten minutes later, the four of us were the only passengers on a bus speeding down the freeway. The bus driver had blown the horn and yelled at us to jump onboard, which was as well, since the destination was marked Brindisi, in the opposite direction and we could easily have missed it. A bit of fun and adventure. Monopoli was nice enough, with a few tiny beaches but, with the cold wind that has been with us for one week, we did not feel like swimming. So, we just strolled around town, saw another spectacular church and chatted with some Filipina nuns. Bari was our last city visit in Puglia and we did not enjoy it. We found people dour, unfriendly and grumpy, quite a change from the rest of our trip in the region. Monopoli et la fin du voyage dans les Pouilles Nous avons pris un bus de Martina Franca à Monopoli via Fasano, où il y avait un changement. Le bus nous a déposé au coin d’une rue. Il n’y avait aucune indication d’un arrêt, à l’italienne. Les bus de la ville ne s’arrêtaient pas loin mais personne ne pouvait nous dire s’il y aurait un bus pour Monopoli ni où il s’arrêterait. Heureusement pour nous, il y avait deux jeunes femmes de la région qui se rendaient aussi à Monopoli et qui étaient aussi perdues que nous. L’une d’elles avait une connaissance qui travaillait pour la compagnie de bus et elle l’a appelée plusieurs fois pour essayer d’en savoir plus. Allait-il y avoir un deuxième bus ? Etions-nous plus ou moins au bon endroit ? L’avions-nous raté ou avait-il tout simplement du retard ? Dix minutes plus tard, nous étions les seuls quatre passagers d’un bus filant à vive allure sur l’autoroute. Le chauffeur avait klaxonné en nous criant de monter dans le bus et heureusement car le bus indiquait Brindisi, la direction opposée et nous l’aurions sans doute raté. Un peu d’aventure. Monopoli était OK, avec quelques petites plages mais le vent froid qui nous a accompagné depuis une semaine ne nous a pas incité à nager. Nous nous sommes simplement promenés dans la ville, avons visité une autre église spectaculaire et parlé avec quelques nonnes philippines. Bari, dernière ville de notre tour dans les Pouilles ne nous a pas plu. Nous avons trouvé les gens généralement peu aimables voire désagréables, un grand contraste avec le reste de notre séjour. Alberobello is world-famous for its trulli and the town has been listed on the Unesco World Heritage. Trulli can be found everywhere dotted about in the countryside, and in towns, of the Valle d’Itria. They come in all kinds of sizes, uses and states of renovation or disrepair. To learn more about the history and the use of trulli, the Unesco website (https://whc.unesco.org/en/list/787) gives a lot of information. We were there around 9 am and it was not crowded. Tour buses started arriving around 10:30. We were surprised to see that a large number of the trulli had been turned into tourist shops in the area of the largest concentration of them. Perhaps naively, we had thought that the status of heritage list would prevent shops being established right there. In other parts of town, however, trulli are inhabited. Still, we are glad to have visited the town, they truly (:)) ) are amazing constructions. Locorotondo is a much smaller, whitewashed town perched on a hill and pleasant. Alberobello est connue dans le monde entier pour ses trulli et la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. On peut voir les trulli dans toute la vallée d’Itria, dans les campagnes comme dans les petites villes. Elles sont de formes différentes, beaucoup sont transformées en maisons de vacances ou hôtels et elles vont d’entièrement rénovées à totalement en ruines. Pour en savoir plus sur leurs histoire et usages, le site de l’Unesco (https://whc.unesco.org/fr/list/787) est instructif. Nous sommes arrivés à Alberobello avant 9h du matin et avons pu nous promener dans de bonnes conditions. C’est vers 10h30 que des bus ont déversé de nombreux visiteurs. Nous avons été surpris de voir que beaucoup de trulli dans le quartier à la plus grande concentration étaient des magasins pour touristes. Nous avions, naïvement sans doute, pensé que l’inscription à l’Unesco empêcherait l’établissement de commerces à cet endroit particulier. Dans le reste de la ville, des trulli sont éparpillés et habités. Locorotondo est une plus petite ville, aux maisons blanches et perchée sur une colline et il est plaisant de s’y balader. We originally booked a couple of nights in Martina Franca because it was much cheaper to stay there than in either Alberobello or Locorotondo, the two draws of the area. The train to these two towns would take 20 and 10 minutes, so it made sense. Nobody had recommended we visit this town, and we thought it might be a bit drab. The beauty of its old town, thus, came as a total surprise: charming squares, little lanes, palazzi, a lovely cathedral, all these in the pedestrian centre, a real find. We had a couple of very good meals at Luba bistrot, a restaurant that opened about 18 months (and had to close promptly due to the second lockdown). The ingredients come from the area, the valley of Itria, which is very fertile and produces some of Puglia’s most famous delicacies, such as capocollo (a coppa) or mozzarella di Gioia di Colle, among others. We visited Alberobello and Locorotondo on the second day but were really happy to have stayed in pretty Martina Franca. Martina Franca, une belle découverte Nous n’avions réservé deux nuits à Martina Franca que parce que les prix y étaient plus bas qu’à Alberobello et Locorotondo, les deux destinations phares de la région. Le train pour ces deux villes ne prenant que 20 et 10 minutes, cela faisait sens. Personne ne nous avait recommandé Martina Franca et nous attendions à une ville un peu tristounette. La beauté de sa vieille ville, entièrement piétonne, nous a donc pris par surprise avec ses petites ruelles, sa cathédrale, ses petites places et palais. Une jolie trouvaille. Nous avons eu deux bons repas au bistrot Luba, un restaurant qui a ouvert il y a 18 mois (et dû rapidement fermer lors du deuxième lockdown). Ils utilisent les ingrédients de la région, la vallée d’Itria, qui est très fertile et produits quelques-uns des produits les plus renommés des Pouilles, tels que le capocollo (une coppa) ou la mozzarella di Gioia di Colle, parmi d’autres. Nous avons visité Alberobello et Locorotondo le lendemain mais étions contents d’avoir séjourné dans cette petite ville. We took a local train to get to Otranto, Italy’s easternmost town. We had to change in Maglie but there is no worry about missing the connection since, if running late, the next train will await your arrival. The travel speed was low, so it allowed us to witness the ravages wrought by the olive tree leprosy (xylella fastidiosa) in the area. It is a sad thing to see field after field of dead old trees. We saw a few areas with new trees planted, it seems some varieties are resistant to the disease. The old town was quite nice but with many tourist shops, thankfully not crowded, since we are nearing the end of the season (and cold winds soon obliged us to wear our jackets). There were no buses to the sandy beaches to the north and although we had been told there were no walking paths and a car was needed to go anywhere, we started walking along the coast, southward. A dirt road and parking area had a number of campervans and cars but, as soon as we were on a single track, there were very few people. The mountains of Albania were quite visible across the sea and the coast had a number of observation bunkers, about every 2 kms. Small stone huts in the vicinity, which sheltered the soldiers, have all fallen into disrepair. Albania is famous for these constructions but we were not aware Italy also had them. Otranto et une balade le long de la côte Nous avons pris un petit train local pour arriver à Otranto, la ville la plus à l’est de l’Italie. Il y a un changement de train à Maglie mais aucun risque de rater la connection, car il attend l’arrivée du train de Lecce. Le voyage se déroule à une vitesse basse et permet de constater les ravages créés par la lèpre de l’olivier (xylella fastidiosa). Quelle désolation de voir des champs d’oliviers morts à perte de vue. Nous avons pourtant vu quelques nouvelles plantations et greffes car il semble que quelques variétés ssoient résistantes à la maladie. La vieille ville est assez agréable mais avec beaucoup de magasins pour touristes. Heureusement, nous arrivons déjà en fin de saison (et le vent froid nous a rapidement rappelés d’enfiler nos vestes) et la ville n’était pas très fréquentée. Il n’y avait pas de bus vers les plages de sable au nord de la ville. L’office du tourisme nous avait dit qu’il n’y avait pas de sentier et qu’une voiture était nécessaire pour visiter les environs. Nous avons commencé à marcher vers le sud et nous sommes vite retrouvés sur une route non goudronnée puis un grand parking avec quelques camping-cars mais, dès que la route s’est transformée en petit sentier, nous n’avons vu que peu de personnes (quelques pêcheurs). Il n’y a pas de plage pendant les quelque 5 kilomètres de côtes mais il y a plusieurs accès pour se baigner. Les montagnes d’Albanie étaient bien visibles depuis l’autre côté de la mer et le sentier passe plusieurs bunkers d’observation, environ tous les deux kilomètres. Des maisonnettes en pierre, proches et qui servaient d’abris aux soldats sont tombées en ruine. L’Albanie était célèbre pour ces constructions mais nous ignorions que l’Italie en avait aussi. Beautiful craftmanship Portes, balcons et fer forgé à Lecce Talentueux artisans After almost two weeks in Marche, and being halfway down Italy, we took the train down to Lecce. We had wanted to visit Puglia but, somehow, never got around to it. Our first stop was the second city of the region, and we immediately loved it. Its small meandering lanes, beautiful buildings (even the rundown ones), its liveliness, pasticcerie, friendly attitude to bicycles, appealed to us. Cars, while present, were not overwhelming, which is unfortunately still often the case in Italy. We live in a baroque city, but the limestone used in Lecce, from the area (pietra leccese), is very malleable, allowing the sculptures to reach new levels of details and intricacies. This has led to the term of “barocco leccese” with characteristics and a specific vocabulary to describe it. Getting into the modern, commercial part of town, past the pleasant Giardino Garibaldi, we visited the Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio. This church was built in the early 1900s, when this part of town was undeveloped, on land donated to build a sanctuary. The décor was described to us by the young priest (who was sweeping the floor) as neo-gothic and quite impressive. Coup de coeur pour Lecce, belle et baroque Après deux semaines dans les Marches et à mi-chemin de la botte italienne, nous avons repris le train pour nous rendre à Lecce. Cela faisait de nombreuses années que nous voulions visiter les Pouilles sans y parvenir. Notre premier stop a donc été la deuxième ville de la région et nous en sommes immédiatement tombés sous le charme. Ses petites ruelles sinueuses, magnifiques bâtiments (même les non rénovés ou entretenus sont d’une grande beauté), son animation, ses pâtisseries-bars, pistes cyclables, tout nous a plu. Les voitures, bien que présentes ne dominent pas le centre ville, ce qui est malheureusement encore souvent le cas en Italie. Nous vivons dans une ville baroque mais la pierre calcaire utilisée à Lecce (pietra leccese) est extrêmement malléable, ce qui a permis la réalisation de sculptures d’une exceptionnelle richesse. On parle même d’un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres. Nous nous sommes aussi rendus dans la partie commerciale, de l’autre côté du jardin public Garibaldi et y avons visité la Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio. Cette église a été érigée au début du 20e siècle, bien avant que le quartier ne se développe dans les années 60. Le terrain avait été donné à la ville afin d’y construire un sanctuaire. Le jeune prêtre (qui balayait son église) nous a décrit le décor impressionnant comme néo-gothique. The weather had been a bit unstable but the forecast was showing Tuesday 13 as the clearest day to climb Monte Vettore, the Monti Sibillini’s highest summit, at 2’476 m. During the first half of the walk, we could see only Monte Vettorotto. It is only once at the bivacco that we see Vettore. Indeed, we had hardly seen it since we had arrived, as it was mostly in the clouds. A couple of days later, there were massive storms and strong winds, so we were glad we had not missed that opportunity. Normally, there is a lake at about 1’900 m, where a minuscule crustacean (Chirocephalus marchesonii) lives. It is endemic to this place and has not been found anywhere else in the world. This year, however, the lake has run dry and we could not see any trace of it. While this tiny animal can adapt and survive some periods of drought, there are fears that it could disappear within the next few decades. Four years ago, we had climbed Monte Sibilla (which gives its name to the park) and Monte Priora, the third highest but a towering presence. Here are the links : Le temps avait été instable mais la météo nous promettait une journée calme et ensoleillée le mardi 13, donc idéale pour gravir le Mont Vettore, le sommet le plus élevé des Monts Sibillins, à 2’476 m. Durant la première moitié de la montée, on ne voit que le Mont Vettorotto. Ce n’est qu’une fois arrivés au bivouac que l’on voit le Vettore. En fait, nous l’avions à peine aperçu depuis notre arrivée, perdu qu’il était dans les nuages. Deux jours plus tard, des orages violents accompagnés de vents violents s’abattaient sur la région. Nous étions heureux de ne pas avoir raté cette opportunité. Normalement, il y a un lac vers 1’900 m, qui abrite un minuscule crustacé (Chirocephalus marchesonii). Cette espèce y est endémique et n’a été trouvée nulle part ailleurs dans le monde. Cette année, le lac est à sec et nous n’en avons trouvé aucune trace. Ce petit animal semble pouvoir s’adapter et survivre à des périodes de sécheresse mais des experts craignent sa disparition dans les prochaines décennies. Les liens à ces deux articles se trouvent ci-dessus. Sarnano is a pretty small town at the foot of Monte Sibilla and on the edge of the Monti Sibillini national park. There is an easy loop around three waterfalls, two of which were re-discovered, hidden under vegetation, in 2020. They had disappeared for a number of years, in spite of being close to town and very accesssible by foot. A trail has been marked and named “The path of the lost waterfalls”. Apparently, on the other side of town, they expect to uncover a few more, so a second path may open in the future. This summer has been very dry, so there was not as much water as there would be in spring. What has brought us back to this region of Le Marche is Reba, a one-year old, sweet-tempered Rhodesian ridgeback and we took her on walks while our friends went on a holiday. Sarnano et ses cascades perdues Sarnano est un joli village perché au pied du Mont Sibilla et en bordure du parc national des Monts Sibillins. Il y a une balade facile pour voir trois cascades, dont deux n’ont été re-découvertes qu’en 2020. Elles avaient disparu sous la végétation bien qu’étant très proches du village et d’un accès aisé. Un nom a ainsi été trouvé pour ce tour : “Sentier des cascades perdues”. Il semble que d’autres cascades soient découvertes de l’autre côté de la ville et il pourrait bien y avoir un nouveau sentier dans le futur. Avec la sécheresse, les chutes déveersaient moins d’eau qu’au printemps. C’est Reba, une chienne d’un an, Rhodesian ridgeback qui nous a ramenés dans cette région des Marche. Nous l’avons emmenée faire de belles balades pendant que nos amis partaient en vacances. Solothurn has a wonderful market : on Wednesdays and Saturdays, mostly local farmers come and sell their varied crops. Apart from some Italian re-sellers and apricot farmers from Valais during the summer, most of the food is produced in the area, within 20 kms. There are more stalls on Saturday and many shoppers come from the Swiss-French cantons. We spread our fruit and vegetables shopping among a number of stalls, because we feel it is important to keep as many farmers coming as possible. We buy all our cheeses from a farmer in the Jura. His farm is situated at 800m, he has 24 cows, as well as some goats and ewes. Besides his own production, he also offers a very good selection of wonderful other cheeses. We have had a long season of cherries, as different varieties saw them last from end of May until early August. The farmer we bought them from was also the only one who proposed blackcurrant and we could enjoy some delicious cakes. Their peaches were also tasty, freshly-picked in the morning, ripe, soft and juicy. In mid-August, there is an event over one week, the Solothurn baroque days, and we see people wandering around town dressed up, with powdered wigs and faces. For the occasion, the Saturday market was a bit different with baskets, people dressed in their regional peasant attire. Soleure et son marché Soleure a un marché formidable : tous les mercredis et samedis, des fermiers locaux y vendent leurs récoltes. A part quelques revendeurs de produits italiens et des abricots du Valais en été, les fruits et légumez viennent de la région dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Le marché du samedi matin est plus grand et voit de nombreux Suisses romands venir y faire leurs achats. Nous achetons nos produits dans plusieurs stands car il nous semble important que de nombreux paysans continuent de venir nous apporter leurs délicieuses récoltes. Certains sont très spécialisés : nous achetons nos pommes et poires (et asperges au printemps) d’une ferme située au bord du lac de Bienne. Cette entreprise familiale va bientôt fêter ses 100 ans (ce qui semble jeune dans une ville où le marché existe depuis 1321). Elle compte des milliers d’arbres fruitiers et offre des variétés pour tous les goûts. La saison des cerises a duré longtemps puisque le grand choix de variétés a permis d’en proposer de fin mai à début août. Le fermier chez qui nous les achetions était aussi le seul à proposer des cassis qui nous ont offert de bons gâteaux. Leurs pêches étaient aussi délicieuses, cueillies le matin même, mûres et juteuses. Nous achetons tous nos fromages d’un paysan du Jura bernois dont la ferme est située à 800m d’altitude. Il possède 24 vaches, des chèvres et des brebis. A part sa production propre, il propose un beau choix de fromages d’autres producteurs. A mi-août ont lieu les Journées baroques de Soleure et les gens déambulent en costumes et perruques poudrées. A cette occasion, le marché du samedi est quelque peu différent avec les vendeurs dans leurs costumes paysans traditionnels et les anciens paniers et outils joliment mis en valeur. Le chef-lieu du Jura, Delémont, est l’hôte depuis plusieurs années d’un festival de bandes dessinées et romans graphiques. A mi-juin, un week-end entier est consacré à des animations et rencontres avec les auteurs et illustrateurs. Cependant, des expositions restent en place dans diverses places et ruelles de la vieille ville pendant la majeure partie de l’été. Il y a une notice explicative pour chaque artiste et des notes sur l’album ou les illustrations présentées. Les styles sont très variés et l’on peut découvrir de nouveaux talents comme des auteurs déjà très connus, tels Zep, Plonk et Replonk. Jenny s’y est rendue avec Zoé et nous aurons beaucoup de plaisir à y retourner l’an prochain pour la nouvelle édition. The small “capital” of the canton of Jura, Delémont, has been hosting a graphic novel and comics festival for a few years. A whole week-end in the middle of June is dedicated to conferences and encounters with authors and illustrators. However, a large number of exhibitions are scattered around the old town throughout most of the summer. Each illustrator/author is presented on a board and the work exhibited is commented on. There are many different styles and one can discover new talents as well as famous artists, such as Zep or Plonk and Replonk. Jenny and Zoé enjoyed strolling around the exhibition and are planning to go back for the 9th edition next year. We took the season’s pass for the pool again, which runs from mid-May to mid-September. The weather has been warm from the beginning and really hot throughout most of June. Our flat, under the roof, has been hot too, hovering between 28 (at night) and 32°. So, we have escaped the stifling heat to the pool every afternoon. There, under the shade of large trees, by the river, we play games, read, rest – and we swim (2 kms for John, 7-800m for Jenny). So, no hike this month (it has been pretty hot up there too, with no shade), just a couple of quick dashes to Geneva for a family lunch or a school outing. A stopover in the pretty town of Avenches was very pleasant though. p. s. “I can’t, I have to go to the pool” became a standard staying in French to illustrate a busy agenda, an excuse for better things to do. “J’ai piscine” is incorrect French Nous avons à nouveau pris l’abonnement saisonnier de la piscine qui court de mi-mai à mi-septembre. Contrairement à l’an dernier, nous avons pu en profiter dès le début et nous abriter quelque peu de la chaleur de ce mois de juin. Il fait très chaud dans notre appartement sous les combles (28° la nuit, 32+ la journée) et la piscine dans un grand parc arboré, au bord de la rivière nouus offre un répit : nous nageons, jouons, lisons et nous y reposons. Donc, pas de randonnée ce mois-ci (il fait chaud en montagne aussi) mais deux voyages brefs à Genève pour un repas en famille et une sortie d’école. Un arrêt dans la jolie petite ville d’Avenches a été un plaisir. 
























































































































































































































































































One of Switzerland’s best-known biscuits, it’s usually round in shape. Among my collection of Christmas biscuits, I like them in the form of logs or sticks and I assemble them with red or green ribbons.
Two layers of puff pastry, half filled with almond paste and half with dried plums.
Very similar to Linzer Torte (an almond pastry filled with raspberry jam), this Swiss version adds cocoa to the pastry.
A savoury onion and bacon tart from Switzerland’s most northerly canton.




































































It was entertaining and interesting.



Nous avons donc suivi avec 4 touristes de Bilbao un guide local très volubile (en espagnol) et informatif pendant 2h45.
Une visite divertissante et intéressante.































































































































































































































































So, on a sunny afternoon, we went there and were very pleasantly surprised. We will go back for a longer, better look in the warmer season to explore its parks, lakeside and the gorges of the river Suze. There are many beautiful buildings of different eras.





































https://www.beromuenster-radioweg.ch/. There are a number of stories to listen to along the way for (High) German speakers.








https://www.beromuenster-radioweg.ch/. On peut entendre des histoires à différentes stations le long du chemin, pour autant que l’on comprenne l’allemand (les programmes n’étaient pas en dialecte alors).













Le changement de région signifiait une attente de 1h30 dans cette gare excentrique : nous étions clairement dans la patrie de Dalí.
Si vous voulez un café ou une bière avec votre snack à la tortilla à 9 h du matin, vous l’aurez. A la petite gare de Peñíscola aussi, nous avons eu le temps de remarquer les vieilles pubs puisque le bus nous y avait déposés 45 minutes avant le moindre train.

















A relaxing way to travel.








Une traversée relaxante.











Nous sommes contents d’avoir visité la ville car ces constructions sont incroyables.





































Il y a presque quatre ans, nous avions gravi le Mont Sibilla (qui donne son nom au parc) et le Mont Priora, le troisième sommet du parc, à la présence imposante.









Some are quite specialized : we buy all our apples and pears (and asparagus in the spring) from a farm along Lake of Bienne. That farm will turn 100 years old next year (pretty young in a town that has seen its market start in 1321) and has thousands of trees and a variety of fruit to suit every taste.



















