Hoek uitwaaien

The second storm of the week seemed to have eased this morning and the sky was blue, so we took the metro to Hoek van Holland.

Although the line ends at the harbour and not at the beach, the trip is much faster now. The last two kilometres of track will take two years to complete.

The walk on the beach was fun, with the wind still blowing strongly, sand flying and dogs playing.

A good dose of “uitwaaien”, a Dutch word for going out in windy weather, particularly into nature or a park, as a means of refreshing oneself and clearing one’s mind.

La deuxième tempête de la semaine semblait s’être calmée ce matin et le ciel était bleu, nous avons donc pris le métro pour Hoek van Holland.

Bien que la ligne s’arrête au port et pas à la plage, le trajet est maintenant beaucoup plus rapide. Les deux derniers kilomètres seront achevés dans deux ans.

La balade sur la plage fut plaisante avec le vent qui soufflait encore fortement, le sable qui s’envolait et les chiens qui jouaient et couraient.

Une bonne dose de “uitwaaien”, un mot néerlandais pour le rafraîchissement mental que l’on ressent en se promenant sous le vent, en particulier dans la nature.

Floating farm and sustainability

The idea is that floating farms, close to or within cities, will help reduce transportation costs and pollution as well as ensuring a supply of fresh food when a catastrophe (such as hurricane Sandy in NYC) hits. A number of cities in China and India have expressed interest in this concept, as well as Singapore and New York.

Rotterdam is testing such a farm in one of its harbours. 34 cows live on the higher level of a floating building, while milk, yoghurts and butter are produced underneath. Solar panels provide the electricity needs of the farm.

This floating farm has been written about in many articles, referring to a sustainable and environment-friendly way of farming. A recent one talked about a “circular economy” with the manure going to city gardens and parks and the fodder coming from them.

Yet, when we visited it, we were disappointed. The cows never leave their platform (no summer months in the grassy countryside). We were told they are a sturdy Dutch breed, comfortable in temperatures of -15 to +15°c. Last summer they suffered from the heat, with temperatures between 35 and 39° which lasted several days. The farm cannot receive the organic label, as this entails the cows spending at least 180 days in open fields and eating organic food.

 

We feel that animal well-being has to be an integral part of the sustainability debate. Although this farm’s communications highlight its environment-friendly credentials, we feel it is an overstatement.

While we can see the important potential of floating farms for growing vegetables, we think it is not appropriate for animals.

Ferme flottante et durabilité

L’idée est que les fermes flottantes, proches ou dans les villes, aideront à diminuer les coûts de transport et la pollution tout en assurant une offre de nourriture fraîche en cas de catstrophe, telle celle de l’ouragan Sandy à New York. Un certain nombre de villes chinoises et indiennes ont exprimé un intérêt pour ce concept, tout comme Singapour et New York.

Rotterdam teste une de ces fermes dans l’un des bras de son port. 34 vaches vivent à l’étage supérieur d’un bâtiment flottant. Le lait, le beurre et le yogourt sont fabriqués à l’étage inférieur. Des panneaux solaires couvrent les besoins en électricité de la ferme.

Beaucoup d’articles ont été écrits au sujet de cette ferme en la citant comme un exemple d’agriculture durable et respectueuse de l’environnement. L’un d’eux, récent, parlait d’ “économie circulaire” puisque le fumier fertilise les parcs et jardins de la ville et que la nourriture des bêtes provient de l’herbe coupée de ces mêmes parcs.

Pourtant, lors d’une récente visite, nous avons été déçus. Les vaches ne quittent pas la plateforme : pas de vacances d’été dans les prés verdoyants pour elles. On nous a dit qu’elles étaient issues d’une race néerlandaise solide, capable de supporter des températures de – 15 à + 15°c. Elles ont souffert de la chaleur l’été dernier quand des températures de 35 à 39°c ont duré près d’une semaine. La ferme ne bénéficie pas d’un label bio car, pour l’obtenir, les vaches doivent pouvoir paître au moins 180 jours et être nourries de produits bio.

Nous pensons que le bien-être des animaux doit être une partie intégrale du débat sur la durabilité. Bien que les communications de cette ferme insistent sur son impact environnemental positif, nous pensons qu’il s’agit là d’une exagération.

Nous comprenons le potentiel important des fermes flottantes pour y faire pousser des légumes mais nous trouvons qu’il est inapproprié pour des animaux.

Dakpark, Rotterdam

Rotterdam has some nice parks but the most unusual one is probably Dakpark (the park on the roof). Situated in the western part of the city, it was created over the car parks and shops that run along the street for one kilometre.

The park can be accessed at either end through gentle slopes and on its sides by stairs, on the neighbourhood side and a lift, on the shops side. There are some open areas for playful activities, water fountains, a restaurant, herb gardens, kids playground and picnic tables. Rabbits roam around the park freely: a real surprise (especially for an Australian) in an urban, if green, environment.

 

Rotterdam a quelques beaux parcs mais le plus étonnant est sans doute Dakpark (le parc sur les toits). Situé à l’ouest de la ville, il a été créé en-dessus du parking et des magasins qui couvrent une distance d’un kilomètre le long d’une artère.

On peut y accéder par des pentes douces au début et à la fin de la rue ainsi que par des escaliers, côté quartier et un ascenseur, côté magasins. Il y a de grands espaces ouverts pour des activités ludiques, des fontaines, un restaurant, jardins d’herbes aromatiques, terrain de jeux pour les enfants et des tables de pique-nique. Des lapins s’y baladent en liberté ce qui est quelque peu surprenant (particulièrement pour un Australien) dans un environnement urbain.

A sunny birthday

A beautiful autumn day in Rotterdam for the birthday boy, cycling through Het Park in the early morning, Christmas market at the Norwegian seamen’s church and a couple of other outings. The sunset was also quite spectacular.

Une fort belle journée d’automne pour l’anniversaire de John. Balade matinale à vélo dans Het Park, visite du marché de Noël de l’église des marins norvégiens et autres sorties. Le coucher de soleil a été encore une fois spectaculaire

Gouda cheese market

Gouda cheese market was first started in 1395.  The cheese wheels are delivered by horse and cart, then stacked on the ground by the farmers, before being sold in a traditional manner. This market is held every Thursday morning from April until the end of August in between Gouda’s city hall and the weighing house, which is also a cheese museum.

The farmers and traders, in white coats, clap hands to confirm each sale, a very theatrical spectacle.

Nowadays, some 60% of Dutch cheese is produced in the region surrounding the city of Gouda. It is known as “Cheese valley” (although there is not one hill on the horizon 😉).

 

Le marché aux fromages de Gouda existe depuis l’an 1395. Les meules de fromage sont amenées par des charrettes tirées par des chevaux et empilées sur le sol par les fermiers. Ceci se passe sur la place du marché entre le vieil hôtel-de-ville et la maison où étaient pesées les denrées et qui est aussi un musée du fromage.

Les fermiers et les commerçants, en blouse blanche, confirment leur accord sur chaque vente par un ballet de tapes de main, un spectacle très théâtral.

De nos jours, environ 60% de la production de fromages néerlandais se concentre dans la région de Gouda, dans ce qui est surnommé “la vallée du fromage” bien que pas la plus petite colline ne soit visible à l’horizon 😉).

Schiedam library

De Korenbeurs (Wheat Exchange) in Schiedam is a beautiful classicist building, designed by the Italian-Dutch architect Jan Guidici in 1792.

It has now become the home of the public library, making this listed building freely accessible to all citizens and visitors. But this library is special : it offers a wonderful indoor garden where people can read, relax, work or have a drink or snacks, the glass roof giving plenty of natural light.

With its rectangular courtyard and surrounding gallery, De Korenbeurs resembled a cloister. Since most cloisters have gardens, this led to the idea of an indoor garden. The trees are large, four to six metres high.

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Cicero once said: “If you have a garden and a library, you have everything you need”.

 

Bibliothèque de Schiedam

De Korenbeurs (la bourse au blé) à Schiedam est un bel édifice de style classique dessiné par l’architecte italo-néerlandais Jan Guidici en 1792.

Devenu la bibliothèque municipale, ce bâtiment classé est désormais accessible à tous, habitants comme visiteurs. Mais cette bibliothèque est spéciale : elle offre un superbe jardin d’intérieur où l’on peut lire, se relaxer, travailler ou prendre une collation sous la verrière qui inonde le lieu de lumière naturelle.

Avec sa cour rectangulaire entourée d’une galerie, De Korenbeurs ressemblait à un cloître. Comme la plupart des cloîtres ont un jardin, l’idée a germé d’en créer un dans la cour. Les arbres sont d’une belle taille: de 4 à 6 m de hauteur.

Cicéron a un jour dit: “Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut.”

Getting high

Our third day on the GR5, starting where we left off at Brielle, was dominated by blue and green colours. A good chunk of the path leading to Rockanje passes through a natural reserve, other parts take us  high on the dyke where, at about 5m above sea level, we feel on top the world. Our walks have taken us from -7m to 15m “altitude”, the latter when we were in the middle of bridges.

The return trip from Rockanje lasts a little over one hour and it will take longer the further we go. We will stop our day trips here, but will pick up the trail some time again, with our tent, to complete the 142km of the Dutch part of this GR.

Notre troisième journée sur le GR5, commencée là où nous l’avions terminée, à Brielle , fut dominée par les couleurs bleue et verte. Une bonne partie du sentier nous amenant à Rockanje passe en effet par une réserve naturelle tandis que le chemin suit une digue d’où, à environ 5m au-dessus du niveau de la mer, nous dominons la région. Ces marches nous ont vu aller de -7m à 15m d’altitude, ceci lorsque nous nous trouvions au milieu d’un pont.

Le retour depuis Rockanje prend un peu plus d’une heure et le voyage va durer plus longtemps avec l’éloignement. Nous cessons donc nos balades à la journée ici mais reprendrons ce sentier dans le futur, avec notre tente pour compléter les 142km de la partie néerlandaise de ce GR.

Maasluis to Brielle

We took the bus to get back to the pretty little town of Maasluis to go on our second walk of the GR5.  Although it was a shorter day, it offered some variety in scenery.

At Maasluis, we crossed one arm of the Maas to reach the island of Rozenburg, which is pretty much in the centre of the huge area that is the port of Rotterdam.

We passed suburbs with lush gardens and came out of a wood to the view of big ships heading up Calandcanal to the port. Along this canal, over a distance of about 2km, slabs of concrete have been installed as windbreakers, giving a 25m high protection to the ships.

Having crossed that canal on foot, we were back in greenery within twenty minutes and saw many birds.

Brielle is a fortified town that lies within its well-preserved moat. It was the first Dutch city to be captured by protestant rebels in their war against the Spaniards in 1572, marking a turning point in the conflict, as many other towns then began to support William of Orange.

Nous avons repris le sentier du GR5 dans la jolie petite ville de Maasluis. Bien que cette étape soit plus courte, elle nous a offert une variété de paysages.

A Maasluis, nous avons pris le ferry pour rejoindre l’île de Rozenburg qui se trouve, en gros, au milieu de l’immense territoire du port de Rotterdam. Nous avons traversé des quartiers aux jardins verts et fleuris avant de nous retrouver, à la sortie d’un bois, face à d’énormes bateaux remontant le Calandcanal vers le port. Le long de ce canal, sur une distance d’environ deux kilomètres des murs espacés de béton ont été installés pour protéger les bateaux du vent sur une hauteur de 25m.

Nous avons traversé le pont Caland à pied et avons retrouvé la verdure et les oiseaux après une vingtaine de minutes.

Brielle est une ville fortifiée, bien protégée par ses douves. Elle fut la première ville néerlandaise reprise aux Espagnols par des rebelles protestants en 1572 et marqua un tournant dans ce conflit car d’autres villes soutinrent alors Guillaume d’Orange.

GR5, the start

The St-Gingolph to Nice route of the GR5 is famous and very popular but the GR5 is actually one of the European long trails: roughly 2,600km from the North Sea to the Mediterranean. It crosses the southern part of the Netherlands, Belgium, Luxemburg, Lorraine, Vosges and Jura in France, passes through Nyon in Switzerland and finishes in Nice.

The start of the trail is very close to Rotterdam, so we decided to walk its first few days while waiting for Peter and Sue to come back from their Nordic cruises.

It begins at the port of Hoek van Holland, where ferries sail for the UK and quickly goes through some woods. Walking on a path that looked like a Halloween scenery was eerie: tiny worms had covered the bushes on both sides with a thick veil.

Apart from woods and river views, we got glimpses of typical Dutch landscapes: cosy suburbs, windmills and enormous greenhouses (the Netherlands have become the second agricultural exporter in the world).
This first leg took us, in a most indirect way, to Maasluis.

 

GR5, le début

La partie St-Gingolph-Nice du GR5 est très connue et très fréquentée mais ce sentier de grande randonnée est beaucoup plus long puisqu’il relie,en 2’600km environ, la mer du Nord à la Méditerranée. Il traverse le sud des Pays-bas, la Belgique, le Luxembourg, la Lorraine, les Vosges et le Jura en France, entre en Suisse pour prendre le bateau à Nyon avant de finir à Nice.

Le début du sentier est proche de Rotterdam, aussi nous avons choisi de faire les premières étapes en attendant le retour de Peter et Sue de leurs croisières nordiques.

La rando débute dans le port de Hoek van Holland, d’où partent les ferries pour l’Angleterre. Nous nous retrouvons très vite dans des bois et marchons entre des haies d’arbres et buissons couverts de voiles par des petits vers: ambiance étrange d’Halloween assurée.

A part les bois et le fleuve, nous apercevons des standards de la campagne néerlandaise: banlieues vertes et cossues, moulins et serres gigantesques (les Pays-bas sont devenus le deuxième plus gros exportateur de produits agricoles au niveau mondial).
Cette première étape nous a emmenés indirectement à Maasluis.

Church 2.0

Dwindling church attendance has forced the clergy in much of Europe to confront the question of what to do with their churches, chapels and monasteries that have become redundant and require small fortunes to keep up

Disused churches can be found in northern Europe and many are simply closed; German churches are supported by tax revenues and French ones are municipal properties, all of which can help with maintenance costs.

In the Netherlands though, many churches have been sold and found a new life as cultural centres or mosques. More unusually, we have seen them transformed into apartments (in the centre of Utrecht), a bookshop, a student cafeteria and a hotel/restaurant/bar in Maastricht.

 


A temporary ice-skating rink was recently installed in a church in the small town of Gouda to keep the locals entertained until the more traditional skating rink circling the city hall opens today (photo from Gouda tourist office).

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La baisse de fréquentation des églises en Europe a forcé le clergé à se poser la question: que faire de ses églises, chapelles et monastères vides qui coûtent des fortunes à entretenir.

Beaucoup d’églises ne sont plus utilisées dans le nord de l’Europe et sont fermées; en Allemagne et en France, elles reçoivent des fonds publics (impôt ecclésiastique) ce qui couvrent une partie de leur entretien.

Aux Pays-bas toutefois, de nombreuses églises ont été vendues et se sont réinventées en centres culturels ou mosquées. De manière plus inhabituelle nous les avons vues transformées en appartements (dans le centre d’Utrecht), en librairie, en cafétéria universitaire et en hôtel/bar/restaurant (Maastricht).

Une patinoire temporaire a récemment été installée dans une église de la petite ville de Gouda permettant à ses habitants de s’amuser en attendant que la plus traditionnelle patinoire faisant le tour de l’hôtel-de-ville n’ouvre aujourd’hui (photo de l’office du tourisme de Gouda).