Rotterdam – ch-ch-ch-changes

In the past few years of travel in and out of Rotterdam, we have seen many new skyscrapers coming up.

This building craze has intensified in the past two years and, upon our return this month, we were startled by the number of new apartment blocks and the many more under or awaiting construction.  Six months before we left, in June 2020, we had seen the long preparation of a building nearby. Firstly, demining companies need to inspect the area to ensure there are no unexploded bomb in the ground (Rotterdam was massively bombed in May 1940).  Secondly, it took 3 months to hammer huge pylones of about 30m into the ground to ensure stability (it is very common to see older houses leaning in all directions, moving with the unstable ground).  Once all this is done, it goes fast, as all the different trades work their way up (windows, plumbers, electricians, etc), all at once.

Still, seeing a 65-storey building (De Zalmhaven), and its two lower companions of 30 floors, that were not there when we left came as a surprise.  Nearby, the upmarket Cooltower and its 50 floors, still under construction, is sold out.  Katendrecht is under important development, Euromast Park, Müllerpier, Maashaven and our Lloydkwartier have massive projects underway or in the pipeline, 600 apartments here, 1000 there.

What we liked about Rotterdam, a sense of space, open views, low densification, a city a bit rough around the edges, is disappearing in front of our eyes. This has led us to close the Rotterdam chapter of our lives and we spent a few weeks there, gathering our belongings, re-visiting some areas and saying goodbye to people we had gotten to know.

One of the new buildings of Rotterdam is the Depot, where parts of the collection of the Boijmans art museum (closed for renovations) is on display.  Museums only ever show a small part of their collections and the idea is to have regular rotation of the collections, which can be glimpsed behind big windows (but with no description).  The entrance ticket is free for residents of Rotterdam but costs €20 for others, a high price tag in our opinion. This building, The Depot, was inspired by an Ikea salad bowl.

This will describe it better than we can:
https://www.theguardian.com/artanddesign/2021/nov/12/slapstick-architecture-ikea-salad-bowl-rotterdam-depot-boijmans-van-beuningen?CMP=Share_AndroidApp_Other

Gros changements à Rotterdam

Pendant ces dernières années d’allers et venues à Rotterdam, beaucoup de nouveaux gratte-ciels ont été construits.

Cet engouement pour la construction s’est encore intensifié ces deux dernières années et, lors de notre retour ce mois-ci, nous avons été ébahis par le nombre de nouveaux bâtiments et ceux en projet. Six mois avant notre départ, nous avions vu les préparatifs pour des immeubles proches de notre appartement. D’abord, des entreprises de déminage doivent sécuriser la zone et s’assurer qu’il n’y a aucune bombe non explosée dans le sol (Rotterdam a été massivement bombardée en mai 1940). Puis, il a fallu trois mois pour enfoncer des pylônes de 30m de hauteur dans le sol pour le stabiliser (on voit fréquemment des maisons s’enfonçant dans le sol instable). Une fois ces conditions remplies, cela va vite, car les différents corps de métier travaillent en même temps dans les différents étages en cours de construction.

Tout de même, voir une tour de 65 étages (De Zalmhaven) et ses deux compagnes de 30 étages sorties de terre et partiellement habitées apparaître pendant notre absence nous a surpris. Très proche, la Cooltower de 50 étages, pas encore terminée, a déjà été entièrement vendue. Katendrecht a plusieurs chantiers et des projets de développement massif sont prévus dans le parc de l’Euromast, à Maashaven, Müllerpier et notre Lloydkwartier, 600 logements ici, 1000 là.

Ce que nous appréciions à Rotterdam, une sensation d’espace, un horizon ouvert, une ville peu densifiée et un peu brute, disparaît sous nos yeux. Ceci nous a amenés à la décision de fermer ce chapitre de nos vies. Nous avons donc passé quelques semaines à rassembler nos affaires, re-visiter divers coins de la ville et dire au revoir à nos connaissances.

L’un des nouveaux bâtiments de Rotterdam est le Dépôt où une partie des collections du musée d’art Boijmans (fermé pour rénovation) seront exposées. Les musées ne peuvent montrer qu’une fraction de leurs imposantes collections et l’idée est de pouvoir donner un aperçu des oeuvres en stock. Il y aura une rotation régulière des objets présentés mais il n’y a aucune explication ou présentation. L’entrée est gratuite pour les résidents de Rotterdam mais coûte €20 pour les autres, un coût trop élevé selon nous. Ce bâtiment a été inspiré par un bol à salade d’Ikea.

Voici une description du Dépôt, son architecture et fonction:
https://www.archistorm.com/depot-boijmans-van-beuningen-rotterdam-par-mvrdv/

A couple of days in the Ruhr

We spent a few days in the Ruhr visiting friends, on our way to Rotterdam.

Ina and Jo took us to Münster, on walks up the coal waste “mountains”, which have been turned into recreation area that offer views over the Ruhr and the lock of Henrichenburg.

This construction has been transformed into a museum, describing the unusual technique applied here. Instead of the lock filling entirely with water, the boat slides onto a platform with little water and is lowered or raised to the required level.

This technique costs three times as much and is more complex to build as a standard lock but is valuable in the long run, as the loading of boats is twice as fast and uses about 150 times less water.

It was built to enable waterway traffic to negotiate a 14-metre-high section of the canal, and was in operation for over 60 years.

Quelques jours dans la Ruhr

En route pour Rotterdam, nous avons passé quelques jours dans la Ruhr chez nos amis Ina et Jo.

Ils nous ont emmenés à Münster, en balade sur l’un des nombreux terrils de la région, transformés en lieux de promenade et donnant  un aperçu de la région et de son histoire et l’écluse d’Henrichenburg.

Celle-ci a été transformée en musée et démontre la technique inhabituelle appliquée ici. En effet, au lieu de remplir l’écluse, le bateau glisse sur une plateforme avec très peu d’eau et est monté ou abaissé sur ce monte-charge.

Cette technique coûte trois fois plus cher et est plus complexe à construire mais se révèle avantageuse à long  terme car les bateaux sont transférés deux fois plus vite et on utilise 150  fois moins d”eau.

Elle a été développée pour permettre au trafic fluvial de franchir ce canal d’ une hauteur de 14 mètres et a été en opération pendant plus de 60 ans.

The bathers in the forest

This 1862 painting by Gustave Courbet was purchased in 1908 by a prominent Hungarian art collector, Baron Hatvany.  For many years this picture hung in the grand salon of his Budapest villa, along with pieces by Ingres, Renoir and Manet.

At the end of World War II, the collection was deposited in a  bank vault but the painting was looted by the Red Army’s soldiers.

Having been lost for  decades, it resurfaced at a Sotheby’s auction in New York City in May 2021. After settling the question of ownership with the baron’s heirs, the picture was bought by a Hungarian private collector.  Thanks to a long-term loan, it is now on display, after a disappearance of 75 years, in the Hungarian National Gallery in Budapest. 

This museum displays beautiful pieces from Hungarian artists, covering the period of 1800 to 1945.

Les baigneuses dans la forêt

Cette oeuvre peinte par Gustave Courbet en 1862 fut achetée en 1908 par un important collectionneur d’art hongrois, le baron Hatvany.  Pendant de nombreuses années, ce tableau eut sa place dans le grand salon de sa villa de Budapest, aux côtés d’oeuvres d’Ingres, Renoir et Manet.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la collection fut déposée dans le coffre-fort d’une banque mais ce tableau fut volé par les soldats de l’Armée rouge.

Perdue pendant des décennies cette peinture réapparut soudainement lors d’une vente aux enchères de la maison Sothebys à New York en mai 2021. Après que les questions de propriété aient été réglées avec les héritiers du baron, un collectionneur hongrois l’acheta. On peut maintenant voir ce tableau grâce à un prêt de longue durée – et après 75 ans d’absence – à la Galerie nationale hongroise à Budapest. 

Ce musée expose les oeuvres d’artistes hongrois couvrant la période de 1800 à 1945.

Colourful Carnival

Every evening, people and music bands have been out and about (already practicing one week before Carnival) but, on the week-end, the city’s streets were packed from noon (after the market) until deep into the night.

We must have been the only people without a costume and make-up.  Every age group was dressed up and made up, colours were bright, and there were some very creative ideas.

There were numerous bands playing in the streets, bars were full of happy revellers in the evening, dancing, singing – and no mask in sight.  The only reminder of the pandemic being that the float parades did not take place, as preparations had stopped in December when it looked like Carnival might be scrapped this year again.

https://youtube.com/shorts/-gwK9ka8zh8?feature=share

https://youtube.com/shorts/KSDyo5uGCXU?feature=share

Addendum: One week later, Covid infection numbers were up by 93 %.

Carnaval coloré

Tous les soirs depuis le jeudi, il y a des gens dans les rues et des fanfares (qui pratiquaient déjà depuis une semaine). Mais le week-end, les rues étaient bourrées de monde dès midi jusque tard dans la nuit.

Nous étions sans  doute les seuls sans maquillage ou déguisement.  Toutes les tranches d’âge portaient des déguisements, des bébés aux octogénaires. Les couleurs  étaient vives et les costumes créatifs.

De nombreuses fanfares jouaient dans les rues, les bars étaient remplis le soir de fêtards chantant et dansant – sans un masque à l’horizon. Le seul rappel de la pandémie : le défilé des charsn’a pas eu lieu, car les préparations s’étaient arrêtéesen décembre, car l’on craignait de devoir à nouveau annuler le Carnaval.

Une semaine plus tard, les infections avaient augmenté de 93 %.

Carnival – Chesslete

Although there have been many signs of the upcoming Carnival for several weeks, the actual week festivities in Solothurn begin with the ‘Chesslete’ which took place this morning at 5 am. Each Carnival has its specificities and this event is typical of this town, although it has now spread to the whole canton.

An estimated 10 to 12’000 revellers took to the streets in white shirts, night caps and red scarves to rouse the inhabitants with a cacophony of loud instruments, usher in the ‘fifth season’, as the carnival celebrations are known and chase the winter away.

Yesterday afternoon, under the sun, it was the young children who took to the streets, babies in cots were also dressed in white night gowns.  Many wore ear protections and some slept straight through.

Bien qu’il y ait eu de nombreux signes depuis quelques temps que la période du carnaval allait arriver, les festivités pour une semaine ont débuté ce matin à 5 heures par le “Chesslete”. Chaque carnaval a ses spécificités et cet événement est typique de la ville de Soleure, bien qu’il soit maintenant observé dans tout le canton.

Une foule de 10 à 12’000 personnes en chemises et bonnets de nuit blancs avec des foulards rouges et des “instruments” tels que cloches de vaches, casseroles, crécelles et trompettes ont réveillé la population pour « la cinquième saison », nom donné à la période du carnaval, et pour chasser l’hiver.

Hier après-midi, sous le soleil, les petits, habillés de la même manière mais équipés de casques anti-bruit, ont eu leur défilé. Des bébés réussissaient à dormir dans leurs chariots.

Gardening at the monastery

Solothurn has a number of monasteries and convents of different orders, some still working, most hidden by high walls.

The Kapuchin monastery opened in 1592 and saw its last monk leaving in 2003.  After several years of inaction, an association was set up in the Franciscan spirit and the monastery and its garden came back to life and are now open to the public on many occasions.  It works closely with the local schools, various foundations and the integration of asylum-seekers and many events are organised (cooking classes, healing plants, Christmas market, concerts, etc.). 

Jenny has volunteered to work in the garden of the monastery and been going several times, harvesting potatoes, picking grapes, hops, collecting the last tomatoes. Each afternoon session ends with grilled sausages, bread, wine, beer and friendly chatter, mostly in the local dialect.

Recently, a class of 9-10 year-olds came and prepared a big soup with the pumpkins of the garden while another was baking breads and brioches.  The money collected went to a charity that looks after bereaved families. A good way to teach children about growing food, cooking and empathy.

Jardinage au monastère

Soleure a un certain nombre de monastères et couvents, cachés derrière de grands murs.  Certains sont encore en activité.

Le monastère des capucins a ouvert en 1592 et vu son dernier moine partir en 2003.  Après quelques années d’inaction, une association a été formée dans l’esprit franciscain et le monastère et son jardin ont  retrouvé une nouvelle vie et sont désormais régulièrement ouverts au public.  Le monastère et son association travaillent étroitement avec les écoles de la ville, des fondations et à l’intégration des réfugiés.  Divers événements y sont organisés (cours de cuisine, notamment par des réfugiés, connaissances des plantes médicinales, soirées fondues, marchés artisanaux et marché de Noël).

Jenny s’est portée volontaire pour travailler au jardin et s’y est rendu régulièrement cet automne pour cueillir le raisin ou le houblon, ramasser les patates, etc. Chaque après-midi de travail se finit autour d’une table sous la tonnelle avec saucisses grillées, pain, vins, bières et conversations enjouées, commencées en allemand mais retournant assez vite au dialecte local.

Récemment une classe de 9-10 ans est venue préparer une soupe avec les courges du jardin tandis qu’une autre préparait des tresses et pains. L’argent collecté (au bon vouloir) a été remis à une association oeuvrant après d’enfants et de familles endeuillées. Une belle manière d’enseigner aux enfants d’où viennent les légumes, la cuisine et l’empathie.

Olten to Zofingen

Still walking the odd leg of different long paths, we walked to Zofingen on a fairly overcast day.  Zofingen is a small town of 10,000+ inhabitants and many buildings considered of national interest.  More surprisingly, perhaps, is the shop of the World Champion of Pâtisserie 2003!  Unfortunately for us, it was closed on the day we were in town but we will make sure  to eat something there on our next trip.

We took a train back but stopped off at Aarburg and its massive fortress, which we had seen whenever we were travelling towards Zurich or Basel. The town itself was nothing special and we climbed up the hill on the other side of the river for views of the castle and made our way back to Olten.  Along the path, we stopped to pick wild blackberries.

D’Olten à Zofingue

Nous continuons de marcher quelques étapes des sentiers de longue randonnée et nous sommes allés d’Olten à Zofingue. Cette petite ville argovienne a un peu plus de 10’000 habitants et une bonne dizaine de bâtiments inscrits sur la liste du patrimoine suisse. Plus surprenant, le champion du monde de pâtisserie 2003 y a ouvert une boutique.  Malheureusement pour nous, c’était jour de fermeture mais nous y reviendrons goûter quelque chose.

Nous avons pris un train de retour mais nous sommes arrêtés à Aarburg dont nous avions vu la forteresse depuis le train ou l’autoroute, en route pour Zurich ou Bâle. La ville n’a rien de particulier et nous sommes remontés sur l’aitre rive pour une meilleure vue.  Retour à Olten par un sentier bordé de mûriers que nous avons beaucoup appréciés.

Badi

Like a lot of small towns, Solothurn has a summer outdoor pool, open from mid-May to mid-September.  Such pools are called “Freibad” (Hallenbad being indoor pools) and in Swiss German are known as “Badi”.

Comme beaucoup de petites villes, Soleure a une grande piscine de plein air ouverte de mi-mai à mi-septembre.  On appelle ces piscines Freibad en allemand (Hallenbad pour les piscines couvertes) mais en Suisse alémanique elles sont connues sous le nom de “Badi”.

It is ideally situated on the edge of town and along the river, where it is also possible to swim.  Across the water, we see cows in fields, ducks come among the sunbathers to look for food, scullers train in the late afternoon and some small cruise ships make the trip to Biel.

Elle est située idéalement en bordure de ville, le long de la rivière où il est aussi possible de nager. Sur l’autre rive, on peut voir des vaches paître dans les champs, les canards cherchent de la nourriture entre les  gens allongés sur leur linge. Des canoés et avirons s’entrainent dans l’après-midi et des bateaux de croisière remontent à Bienne.

There are still the vintage changing rooms by the older 25 m basins, with baby pools, slides. There is a large 50m basin and a diving boards tower, the park is very roomy and offers shady spots. We bought the season pass and ended up spending a big chunk of our summer afternoons in this great place.

Ils ont gardé les cabines rétro près des anciens bassins de 25 m, avec des coins pour les enfants et un toboggan.  Il y a un bassin de 50 m et des plongeoirs dans un grand parc arboré.  Nous avons pris l’abonnement de saison etavons passé une grande partie de nos après-midis d’été dans cet endroit très agréable.