The last days and some observations

We took the gondola to get back up to Weissenstein and were on our way. There were a couple of passes well set up for barbecues and they were popular. The Jura is lower here and we see a lot less cattle and more cereal growing.

We found a quiet spot for the night, proposed by a local farmer, the only flat piece of land we could find. We stocked up on food in Balsthal and kept on for another two days. With two more days to go, we gave up as we had run out of food and water; when we arrived at passes there were no cafés or hotels open. We had not seen any other hikers for 3 days.

So, we took buses and trains and got to Baden in the evening. The next day John walked the last leg from there to Dielsdorf. So, he did finish, having skipped only one stage.

Here are a few observations: while the hike begins near Zurich, all the people we met had started in Balsthal, Solothurn or Biel. We did meet two sets of hikers who had started at Dielsdorf but they walked the first seven stages as day trips only and travelled back home to Zurich every evening. It is probably advisable to do this hike from north to south.

This is the third cross-country trail we walk in Switzerland and, while it stays at much lower attitudes, we find it offered a number of challenges. The lack of water is the main problem, as it meant walking with extra weight (although private houses would respond well to our needs, when possible). Stages tend to be longer than in the Alps, about 20-25 km.

We were glad we had our tent as this is a fairly remote area where a mountain hotel or restaurant typically closes two days a week; in the German part, it is even worse, they open only on week-ends. In villages, it ought to be OK, but it might mean taking buses to and from the trail. This area, although at relatively low altitudes, has cold nights: we had our thermal underwear and used them every night.

Les derniers jours et quelques observations

Nous avons pris les remontées mécaniques pour retourner à Weissenstein pour continuer le sentier. Nous avons passé quelques cols populaires avec les pique-niqueurs, complets avec des coins grillades. Le Jura est de plus en plus bas dans cette région et l’on voit moins de bétail en estive et plus de céréales et arbres fruitiers.

Un fermier local nous a recommandé un bout de terrain plat où poser notre tente et le lendemain, à Balsthal, nous avons acheté de la nourriture et continué notre rando deux jours. Il nous restait encore deux longues étapes mais nous n’avions plus ni nourriture ni eau; les cols où nous arrivions n’offraient aucune possibilité de ravitaillement. Nous n’avions plus croisé de randonneur depuis trois jours.

Nous avons donc pris bus et trains en fin de journée pour Baden, ville-étape du dernier tronçon. Le lendemain, John finissait le sentier en quelques heures. Il n’a donc manqué que l’avant-dernière étape.

Maintenant, voici quelques observations : bien que le sentier débute près de Zurich, toutes les personnes rencontrées étaiene parties soit de Balsthal, de Weissenstein ou de Bienne. Seuls deux couples avaient commencé à Dielsdorf mais avaient marché les sept premiers jours en rentrant tous les soirs chez eux à Zurich. Il vaut sans doute mieux suivre ce sentier dans le sens nord-sud.

C’est la troisième fois que nous traversons la Suisse à pied (Via Alpina N°1 et sentier des cols alpins N°6) et, bien que ce sentier reste à des altitudes moyennes, il présente quelques défis. Le manque d’eau a été pour nous le plus rude car cela signifiait un surpoids. Nous avons heureusement pu quelques fois demander de l’eau à des habitants. Les étapes sont plus longues que dans les Alpes (de 20 à 25 km).

Nous étions contents d’avoir notre tente car dans ces régions isolées les hôtels et restaurants ferment souvent un à deux jours par semaine; dans la partie alémanique, c’est encore plus difficile, ils n’ouvrent souvent que le week-end. Dans les villages il devrait être possible de trouver à se loger, mais cela signifie prendre un bus de et vers le sentier. Cette région, bien que relativement basse (800-1500m) connaît des nuits froides, nous avons utilisé nos sous-vêtements thermiques chaque nuit.

A break in Solothurn

After 9 days hiking, we were ready for a short break and went down to the valley for a two-nights stay in the lovely town of Solothurn. It used to be our favourite spot to stop on our way from Geneva to St Gallen or Zurich.

A fine baroque town, Solothurn blends beautifully French, German and Italian cultures or, as often described, “combining Italian Grandezza, French style, and Swiss ideas”. The city served as the seat of the French ambassador to Switzerland between 1530 and 1792.

Situated on the Aare river and at the foot of  the Jura mountains, it offers many sporting activities, is charming, and cultivates a certain “art de vivre”.

Une pause à Soleure

Après 9 jours de marche, nous étions mûrs pour une pause et sommes descendus dans la vallée pour deux nuits dans la charmante ville de Soleure. Nous nous y arrêtions souvent, en route pour St-Gall ou Zurich.

C’est une belle ville baroque qui mélange harmonieusement les cultures française, germanique et italienne ou, comme souvent décrit “combinant la grandeur italienne, le style français et les idées suisses”. La ville a abrité le siège de l’ambassade de France auprès de la Suisse de 1530 à 1792.

Située sur l’Aar et au pied du Jura, la ville offre de nombreuses activités sportives et de loisirs et cultive un certain art de vivre.

Jura N° 5 – Camping spots with views

After a walk of about 5 hours, in the sun and heat, we found a good spot to camp, about 100 m below the Chasseral summit. We saw a nice sunset that projected warm tones on the mountain behind us. It turned out to be a windy and cold valley, as often happens in the Jura with its many micro-climates and big temperature differences from one valley to the next.

The next day started with the climb to Chasseral where the 180° open view puts on display the Savoy Alps all the way to Voralberg. We were quite satisfied with the close-by Bernese Alps. The crest walk was pretty and we put up our tent at the end of the day in an open field high up above the town of Biel/Bienne.

Camping avec vue

Après une marche d’environ 5 heures sous le soleil et la chaleur, nous avons trouvé où camper à une centaine de mètres en-dessous du sommet du Chasseral. Le coucher du soleil projetait une lumière chaude sur la montagne. Cette vallée s’est avérée froide et venteuse, ce qui arrive fréquemment dans le Jura où les températures peuvent varier énormément d’une vallée à l’autre.

Le jour suivant, depuis le Chasseral, il est possible par temps clair de voir des Alpes savoyardes au Voralberg; vu la saison, nous avons été satisfaits avec les Alpes bernoises. Le chemin de crête était joli et nous avons campé en fin de journée dans une clairière surplombant la ville de Bienne.

Jura N° 5 – On the crest

Days 6 and 7 – We stopped for a delicious lunch at the mountain restaurant “La Combaz” ; they work directly with 7 local providers (butcher, baker, cheesemonger, etc.). In this area, it has mostly been the case, whether a restaurant or a farmer-owned café and the products are of a very high quality.

As we got closer to Creux-du-Van, one of the attractions along the trail, a crescent-shaped cliff sometimes nicknamed “the Grand Canyon”, it changed and we were somewhat disappointed. Down in the valley, the tourist office in the tiny village of Noiraigue was extremely friendly and helpful though.

From col de La Tourne, the trail takes us through meadows again and then it is a few hours right on the crest. On one side three lakes (Neuchâtel, Bienne and Morat/Murten) and the Alps (Mont-Blanc as well as Bernese Alps) and on the other, the watch-making, Unesco-listed towns of La Chaux-de-Fonds and Le Locle, and France. We passed a few skilifts, Tête de Ran, to arrive at the aptly-named pass of La Vue des Alpes. We spent the night at the friendly, pleasant and good-value hotel there.

Sur la crête

Jours 6 et 7 – Nous nous sommes arrêtés pour un délicieux repas au restaurant d’alpage de “La Combaz” qui travaille avec 7 fournisseurs locaux (boucher, fromager, primeurs, boulanger etc.). Dans cette région cela a souvent été le cas, qu’il s’agisse de buvette d’alpage ou de café-ferme et la qualité des produits est du plus haut niveau.

En approchant du Creux-du-Van, une falaise en demi-cercle et attraction majeure du sentier, cela est un peu moins le cas et nous avons été un peu déçus. L’office du tourisme du Val de Travers dans le hameau de Noiraigue, dans la vallée est pourtant très aimable et disponible.

Après le col de La Tourne, nous avons traversé des prairies puis nous sommes retrouvés sur la crête. D’un côté la région des Trois-Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat) et les Alpes, de l’autre les villes horlogères de La Chaux-de-Fonds et Le Locle, toutes deux inscrites au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco et la France. Nous avons passé quelques petits téléskis, la Tête de Ran et sommes arrivés au bien nommé col de La Vue des Alpes. Nous y avons passé une excellente soirée à l’hôtel du même nom, sympathique et d’un bon rapport qualité-prix.

Jura N° 5 – Toblerones

Before and during World War II, Switzerland erected defense lines with anti-tank concrete blocks. Each block weighs 9 tons and a total of 2700 of them were scattered close to the borders. Their shape led them to be called “Toblerones”.

We have been passing many such structures since the beginning of this hike, a number of them are almost buried under vegetation; there are also bunkers. In order to see them, it is not necessary to travel to the Jura. There is a 10 km long “Toblerone line trail” near Nyon.

Avant et pendant la 2e guerre mondiale la Suisse a érigé des lignes de défense anti-chars dans ses régions frontalières. Ces blocs de béton pèse 9 tonnes la pièce et il en existe 2700.  Leur forme leur a valu le surnom de “toblerones” .

Depuis le début de notre randonnée nous avons vu beaucoup de ces structures. Certaines sont presque entièrement recouvertes de végétation. Il y a aussi des bunkers çà et là. Pour voir ces toblerones, pas besoin de se rendre dans le Jura : le “sentier des toblerones”  long d’une dizaine de kilomètres se trouve dans la région de Nyon.

 

Jura Crest Trail N° 5 – a couple of overcast days

After the storm, most of the next two days were overcast. Still, from the top of Dent de Vaulion, with its 360° views, it was quite a sight.  A plunging view on Lac de Joux and Lac des Brenets, on one side, endless lower valleys of the French Jura, the Swiss Jura and our path ahead, a glimpse of Lake Geneva – but the Alps hidden in the clouds – there was plenty to see.

Mont Tendre, the Swiss Jura’s highest summit at 1680m was in the mist.  Everywhere cows were grazing through hectares and hectares of rich meadows, most of them with their calves and there are plenty of warnings to stay clear.  All of them were beautiful and healthy-looking.

The path took us down to the border town of Vallorbe for a good lunch in a café before heading back up to the hills through some pretty spots along the Orbe river.   We found an open camping spot above Ballaigues and just picked raspberries and wild strawberries in the bushes around for dessert. By the evening, the sun had come back.

Chemin  des Crêtes du Jura N° 5 – deux journées couvertes

Après la tempête, les deux jours suivants ont été nuageux. Pourtant, depuis la Dent-de-Vaulion et ses vues à 360°, c’est un plaisir de plonger le regard vers le lac de Joux et le lac des Brenets d’un côté, des nombreuses vallées du Jura français. Puis le Jura suisse et les prochaines étapes, le lac Léman et les Alpes cachées par les nuages, il y  a beaucoup à voir (ou à deviner, dans ce  cas-ci).

Le Mont-Tendre, le plus haut sommet du Jura suisse, à 1680m était dans la brume. Partout des troupeaux de vaches en estive paissaient dans les grandes et riches prairies. Beaucoup sont allaitantes et les recommandations de prudence ne manquent pas. Elles sont toutes belles et éclatantes de santé, un vrai plaisir.

Le sentier nous emmène ensuite dans la vallée vers la petite ville-frontière de Vallorbe où nous avons mangé un délicieux menu du jour. Nous avons marché paisiblement le long de l’Orbe avant de remonter dans les collines. Nous avons trouvé un joli coin où poser notre tente et nous sommes régalés des framboises et fraises des bois al ntour. Le soleil était revenu.

Jura Crest Trail N° 5, Day 1

The Jura Crest Trail is one of 7 national long distance paths that cross Switzerland. It usually starts in Dielsdorf, near Zurich and ends in Nyon, on Lake Geneva but, as we had to pick up our new tent and some other equipment in Geneva, we started from the south.

Our friends Sanaé and Antoine joined us at St-Cergue with their dog for the first hour, walking through meadows. Then it was another four hours under ever-changing skies to Col du Marchairuz where we could at last refill our bottles.  About 25 minutes later, we found a quiet spot to put up our tent, which passed the test of a massive storm from about 8 pm with strong winds and heavy rain, without any trouble whatsoever. We slept through most of it, tired by the load and the thirsty long hike.

Chemin des crêtes du Jura N° 5

Le chemin des crêtes du Jura est l’un des 7 sentiers nationaux de longue durée qui traversent la Suisse.  Il est décrit depuis Dielsdorf, près de Zurich, jusqu’à Nyon, au bord du Léman. Comme nous devions récupérer notre nouvelle tente et un peu d’équipement à Genève, nous l’avons commencé par le sud.

Nos amis Sanaé et Antoine nous ont rejoints avec leur chien à St-Cergue et nous ont accompagnés pendant un peu plus d’une heure à travers bois et champs.  Ensuite nous avons continué pendant environ 4 heures sous un ciel changeant jusqu’au col du Marchairuz où nous avons pu remplir nos bouteilles. Une vingtaine de minutes plus tard, nous montions notre tente qui a brillamment passé le test d’un gros orage à partir de 20h, avec vents violents et pluie diluvienne.  Nous avons dormi sans problème, épuisés par la charge et la longue marche assoiffés.

Above Lake Lucerne

We started walking at Emmetten and although the trail is described as ‘panoramic’ most of it goes through woods with the best views at the start and at the end. This is because this track stays at lower altitudes of around 800-900 m.

Once at Seelisberg, we overlooked the Rütli meadow, site of the oath of 1291 that marked the birth of Switzerland (its present-day borders only go back to 1815) and saw the Mythen mountains we’d climbed in September 2017.

Au-dessus du lac des Quatre-cantons 

Nous avons commencé notre marche à Emmetten et, bien que le sentier soit décrit comme panoramique, ce n’est qu’au début et à la fin que l’on bénéficie vraiment de vues superbes, le reste étant dans les bois. Ce sentier est à des altitudes assez basses de 800-900 m, plus haut la vue serait plus dégagée.

A l’arrivée, à Seelisberg, lavue plonge sur la prairie du Grütli, considéré comme le lieu de naissance de la Suisse, et s’ouvre sur les Mythen, montagnes que nous avions gravies en septembre 2017.

 

Walking along lake shores

A little over a year ago, we had started the walk from Küssnacht am Rigi to Lucerne, passing through meadows and forests but had to stop in Meggen. So, we thought we might pick it up from there and we walked along the lake through some pleasant neighbourhoods, quiet little pebble beaches and a surprisingly French-looking small castle. We learned it was indeed inspired by the Loire châteaux, although its own chapel is Gothic.

Lucerne was quiet, filled mostly with hikers and day trippers. All the signs in Chinese seemed odd.


A day later, a change of atmosphere with an easy walk along the south of Lake Zurich, from Rapperswil to Schmerikon. After the swimming area at the beginning, the shore is a protected area with reeds in the water.

Even on flat grounds, at lake level, it is possible to have rewarding views.

Balades le long des lacs

Il y a un peu plus d’un an nous avions commencé le sentier qui mène de Küssnacht am Rigi à Lucerne en passant à travers bois et forêts mais nous étions arrêtés à Meggen. Nous avons donc décidés d’y retourner et reprendre le chemin le long du lac, traversant des quartiers paisibles avec de belles maisons, fermes et chalets, des petites plages tranquilles et un surprenant château de style français. Nous avons appris qu’il éttait inspiré des châteaux de la Loire, mais sa chapelle est de style gothique.

La ville de Lucerne était agréable à visiter, les seuls touristes étant quelques randonneurs et visiteurs locaux. Les signes en idéogrammes étaient d’autant plus étranges…

Un jour plus tard, changement de décor avec le lac de Zurich et une balade facile de Rapperswil à Schmerikon. Après le lido du début, la rive est une région naturelle protégée avec des roseaux.

Même dans les zones plates d’un accès universel, il est possible de profiter de belles vues.

Orchids, lillies and a friendly encounter

On September 2, 1806, a gigantic mass of rock broke from the slopes of the western ridge of the Rossberg and slid into the valley. Today the Goldau landslide area is a cantonal plant reserve.

Plants that would normally not have a chance of developing in the wooded landscape were able to thrive in this extensive area. Botany buffs come here primarily to find rare orchid plants, such as the yellow Lady’s Slippers.

We heard that early summer is a good time to see orchids but we were too late for the Lady’s slippers which come out at the end of May and a touch early for other types of orchids, although they were still beautiful as were the lillies.

As we hiked down, we were invited by a couple of locals to join them for a beer, which they keep fresh in the hut one of them is responsible for. The hike up is about half an hour and they have “a lovely backyard, some exercise and a fresh beer, isn’t life beautiful? “. We ended up chatting (auf deutsch, bitte) for an hour and learned a lot about the local entertaining customs.

Orchidées, lis et une agréable rencontre

Le 2 septembre 1806, d’énormes rochers dévalèrent les pentes du versant ouest de la montagne de Rossberg. Aujourd’hui, la région de Goldau est une réserve naturelle cantonale.

Ce gigantesque éboulement a permis l’apparition de plantes qui ne poussaient pas dans les paysages forestiers. Les fans de botanique se rendent surtout ici pour observer des espèces d’orchidées rares telles que le sabot-de-Vénus jaune.

Le début de l’été est supposé être le plus propice à l’observation de ces fleurs mais nous sommes arrivés trop tard pour les sabot-de-Vénus, sorties en mai et un peu trop tôt pour d’autres types d’orchidées pas tout-à-fait ouvertes. Elles étaient tout de même très jolies tout comme les lis.

En redescendant, dans une clairière, surmontant le lac de Zoug, nous avons été gentiment invités à prendre une bière par deux hommes du coin. Ils gardent des canettes au frais dans la cabane dont l’un d’eux est responsable et y montent en une trentaine de minutes. “De l’exercice, une belle terrasse et une bière à la fraîche : elle est pas belle la vie ?”; nous avons passé une heure très agréable en leur compagnie à bavarder (auf deutsch, bitte), rire et en apprendre plus sur les étonnantes et amusantes coutumes locales.