Martina Franca, a lovely surprise

We originally booked a couple of nights in Martina Franca because it was much cheaper to stay there than in either Alberobello or Locorotondo, the two draws of the area. The train to these two towns would take 20 and 10 minutes, so it made sense.

Nobody had recommended we visit this town, and we thought it might be a bit drab.  The beauty of its old town, thus, came as a total surprise: charming squares, little lanes, palazzi, a lovely cathedral, all these in the pedestrian centre, a real find.

Some of the 1950-60s buildings have been nicely renovated – Quelques immeubles des années 50-60 ont été joliment rénovés

We had a couple of very good meals at Luba bistrot, a restaurant that opened about 18 months (and had to close promptly due to the second lockdown). The ingredients come from the area, the valley of Itria, which is very fertile and produces some of Puglia’s most famous delicacies, such as capocollo (a coppa) or mozzarella di Gioia di Colle, among others.

We visited Alberobello and Locorotondo on the second day but were really happy to have stayed in pretty Martina Franca.

Martina Franca, une belle découverte

Nous n’avions réservé deux nuits à Martina Franca que parce que les prix y étaient plus bas qu’à Alberobello et Locorotondo, les deux destinations phares de la région. Le train pour ces deux villes ne prenant que 20 et 10 minutes, cela faisait sens.

Personne ne nous avait recommandé Martina Franca et nous attendions à une ville un peu tristounette.  La beauté de sa vieille ville, entièrement piétonne, nous a donc pris par surprise avec ses petites ruelles, sa cathédrale, ses petites places et palais. Une jolie trouvaille.

Nous avons eu deux bons repas au bistrot Luba, un restaurant qui a ouvert il y a 18 mois (et dû rapidement fermer lors du deuxième lockdown).  Ils utilisent les ingrédients de la région, la vallée d’Itria, qui est très fertile et produits quelques-uns des produits les plus renommés des Pouilles, tels que le capocollo (une coppa) ou la mozzarella di Gioia di Colle, parmi d’autres.

Nous avons visité Alberobello et Locorotondo le lendemain mais étions contents d’avoir séjourné dans cette petite ville.

Otranto and a walk along the coast

We took a local train to get to Otranto, Italy’s easternmost town. We had to change in Maglie but there is no worry about missing the connection since, if running late, the next train will await your arrival.  The travel speed was low, so it allowed us to witness the ravages wrought by the olive tree leprosy (xylella fastidiosa) in the area. It is a sad thing to see field after field of dead old trees. We saw a few areas with new trees planted, it seems some varieties are resistant to the disease.

The old town was quite nice but with many tourist shops, thankfully not crowded, since we are nearing the end of the season (and cold winds soon obliged us to wear our jackets).

There were no buses to the sandy beaches to the north and although we had been told there were no walking paths and a car was needed to go anywhere, we started walking along the coast, southward.  A dirt road and parking area had a number of campervans and cars but, as soon as we were on a single track, there were very few people.

The mountains of Albania were quite visible across the sea and the coast had a number of observation bunkers, about every 2 kms. Small stone huts in  the vicinity, which sheltered the soldiers, have all fallen into disrepair. Albania is famous for these constructions  but we were not aware  Italy also had them.

Otranto et une balade le long de la côte

Nous avons pris un petit train local pour arriver à Otranto, la ville la plus à l’est de l’Italie. Il y a un changement de train à Maglie mais aucun risque de rater la connection, car il attend l’arrivée du train de Lecce. Le voyage se déroule à une vitesse basse et permet de constater les ravages créés par la lèpre de l’olivier (xylella fastidiosa).  Quelle désolation de voir des champs d’oliviers morts à perte de vue.  Nous avons pourtant vu quelques nouvelles plantations et greffes car il semble que quelques variétés ssoient résistantes à la maladie.

La vieille ville est assez agréable mais avec beaucoup de magasins pour touristes. Heureusement, nous arrivons déjà en fin de saison (et le vent froid nous a rapidement rappelés d’enfiler nos vestes) et la ville n’était pas très fréquentée.

Il n’y avait pas de bus vers les plages de sable au nord de la ville. L’office du tourisme nous avait dit qu’il n’y avait pas de sentier et qu’une voiture était nécessaire pour visiter les environs. Nous avons commencé à marcher vers le sud et nous sommes vite retrouvés sur une route non goudronnée puis un grand parking avec quelques camping-cars mais, dès que la route s’est transformée en petit sentier, nous n’avons vu que peu de personnes (quelques pêcheurs). Il n’y a pas de plage pendant les quelque 5 kilomètres de côtes mais il y a plusieurs accès pour se baigner.

Les montagnes d’Albanie étaient bien visibles depuis l’autre côté de la mer et le sentier passe plusieurs bunkers d’observation, environ tous les deux kilomètres.  Des maisonnettes en pierre, proches et qui servaient d’abris aux soldats sont tombées en ruine. L’Albanie était célèbre pour ces constructions mais nous ignorions que l’Italie en avait aussi.

Lecce – baroque and beautiful

After almost two weeks in Marche, and being halfway down Italy, we took the train down to Lecce.  We had wanted to visit Puglia but, somehow, never got around to it.

Our first stop was the second city of the region, and we immediately loved it.  Its small meandering lanes, beautiful buildings (even the rundown ones), its liveliness, pasticcerie, friendly attitude to bicycles, appealed to us.  Cars, while present, were not overwhelming, which is unfortunately still often the case in Italy.

We live in a baroque city, but the limestone  used in Lecce, from the area (pietra leccese), is very malleable, allowing the sculptures to reach new levels of details and intricacies.  This has led to the term of “barocco leccese” with characteristics and a specific vocabulary to describe it.

Getting into the modern, commercial part of town, past the pleasant Giardino Garibaldi, we visited the Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio. This church was built in the early 1900s, when this part of town was undeveloped, on land donated to build a sanctuary.  The décor was described to us by the young priest (who was sweeping the floor) as neo-gothic and quite impressive.

Coup de coeur pour Lecce, belle et baroque


Après deux semaines dans les Marches et à mi-chemin de la botte italienne, nous avons repris le train pour nous rendre à Lecce.  Cela faisait de nombreuses années que nous voulions visiter les Pouilles sans y parvenir.

Notre premier stop a donc été la deuxième ville de la région et nous en sommes immédiatement tombés sous le charme. Ses petites ruelles sinueuses, magnifiques bâtiments (même les non rénovés ou entretenus sont d’une grande beauté), son animation, ses pâtisseries-bars, pistes cyclables, tout nous a plu. Les voitures, bien que présentes ne dominent pas le centre ville, ce qui est malheureusement encore souvent le cas en Italie.

Nous vivons dans une ville baroque mais la pierre calcaire utilisée à Lecce (pietra leccese) est extrêmement malléable, ce qui a permis la réalisation de sculptures d’une exceptionnelle richesse.  On parle même d’un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres.

Nous nous sommes aussi rendus dans la partie commerciale, de l’autre côté du jardin public Garibaldi et y avons visité la Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio.  Cette église a été érigée au début du 20e siècle, bien avant que le quartier ne se développe dans les années 60.  Le terrain avait été donné à la ville afin d’y construire un sanctuaire.  Le jeune prêtre (qui balayait son église) nous a décrit le décor impressionnant comme néo-gothique.

Monte Vettore

The weather had been a bit unstable but the forecast was showing Tuesday 13 as the clearest day to climb Monte Vettore, the Monti Sibillini’s highest summit, at 2’476 m. During the first half of the walk, we could see only Monte Vettorotto. It is only once at the bivacco that we see Vettore.

Indeed, we had hardly seen it since we had arrived, as it was mostly in the clouds. A couple of days later, there were massive storms and strong winds, so we were glad we had not missed that opportunity.

Normally, there is a lake at about 1’900 m, where a minuscule crustacean (Chirocephalus marchesonii) lives.  It is endemic to this place and has not been found anywhere else in the world. This year, however, the lake has run dry and we could not see any trace of it. While this tiny animal can adapt and survive some periods of drought, there are fears that it could disappear within the next few decades.

Four years ago, we had climbed Monte Sibilla (which gives its name to the park) and Monte Priora, the third highest but a towering presence.

Here are the links :

Le temps avait été instable mais la météo nous promettait une journée calme et ensoleillée le mardi 13, donc idéale pour gravir le Mont Vettore, le sommet le plus élevé des Monts Sibillins, à 2’476 m. Durant la première moitié de la montée, on ne voit que le Mont Vettorotto. Ce n’est qu’une fois arrivés au bivouac que l’on voit le Vettore.

En fait, nous l’avions à peine aperçu depuis notre arrivée, perdu qu’il était dans les nuages. Deux jours plus tard, des orages violents accompagnés de vents violents s’abattaient sur la région. Nous étions heureux de ne pas avoir raté cette opportunité.

Normalement, il y a un lac vers 1’900 m, qui abrite un minuscule crustacé (Chirocephalus marchesonii). Cette espèce y est endémique et n’a été trouvée nulle part ailleurs dans le monde.  Cette année, le lac est à sec et nous n’en avons trouvé aucune trace.  Ce petit animal semble pouvoir s’adapter et survivre à des périodes de sécheresse mais des experts craignent sa disparition dans les prochaines décennies.
Il y a presque quatre ans, nous avions gravi le Mont Sibilla (qui donne son nom au parc) et le Mont Priora, le troisième sommet du parc, à la présence imposante.

Les liens à ces deux articles se trouvent ci-dessus.

Sarnano and its lost waterfalls

Sarnano is a pretty small town at the foot of Monte Sibilla and on the edge of the Monti Sibillini national park.

There is an easy loop around three waterfalls, two of which were re-discovered, hidden under vegetation, in 2020. They had disappeared for a number of years, in spite of being close to town and very accesssible by foot.  A trail has been marked and named “The path of the lost waterfalls”. Apparently, on the other side of town, they expect to uncover a few more, so a second path may open in the future.  This summer has been very dry, so there was not as much water as there would be in spring.

What has brought us back to this region of Le Marche is Reba, a one-year old, sweet-tempered Rhodesian ridgeback and we took her on walks while our friends went on a holiday.

Sarnano et ses cascades perdues

Sarnano est un joli village perché au pied du Mont Sibilla et en bordure du parc national des Monts Sibillins.

Il y a une balade facile pour voir trois cascades, dont deux n’ont été re-découvertes qu’en 2020.  Elles avaient disparu sous la végétation bien qu’étant très proches du village et d’un accès aisé. Un nom a ainsi été trouvé pour ce tour : “Sentier des cascades perdues”.  Il semble que d’autres cascades soient découvertes de l’autre côté de la ville et il pourrait bien y avoir un nouveau sentier dans le futur. Avec la sécheresse, les chutes déveersaient moins d’eau qu’au printemps.

C’est Reba, une chienne d’un an, Rhodesian ridgeback qui nous a ramenés dans cette région des Marche.  Nous l’avons emmenée faire de belles balades pendant que nos amis partaient en vacances.

A market town

Solothurn has a wonderful market : on Wednesdays and Saturdays, mostly local farmers come and sell their varied crops.  Apart from some Italian re-sellers and apricot farmers from Valais during the summer, most of the food is produced in the area, within 20 kms.  There are more stalls on Saturday and many shoppers come from the Swiss-French cantons.

We spread our fruit and vegetables shopping among a number of stalls, because we feel it is important to keep as many farmers coming as possible.
Some are quite specialized : we buy all  our apples and pears (and asparagus in the spring) from a farm along Lake of Bienne. That farm will turn 100 years old next year (pretty young in a town that has seen its market start in 1321) and has thousands of trees and a variety of fruit to suit every taste.

We buy all our cheeses from a farmer in the Jura. His farm is situated at 800m, he has 24 cows, as well as some goats and ewes.  Besides his own production, he also offers a very good selection of wonderful other cheeses.

We have had a long season of cherries, as different varieties saw them last from end of May until early August. The farmer we bought them from was also the only one who proposed blackcurrant and we could enjoy some delicious cakes. Their peaches were also tasty, freshly-picked in the morning, ripe, soft and juicy.

In mid-August, there is an event over one week, the Solothurn baroque days, and we see people wandering around town dressed up, with powdered wigs  and faces. For the occasion, the Saturday market was a bit different with baskets, people dressed in their regional peasant attire.

Soleure et son marché

Soleure a un marché formidable : tous les mercredis et samedis, des fermiers locaux y vendent leurs récoltes.  A part  quelques revendeurs de produits italiens et des abricots du Valais en été, les fruits et légumez viennent de la région dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Le  marché du samedi matin est plus grand et  voit de nombreux Suisses romands venir y faire leurs achats.

Nous achetons nos produits dans plusieurs stands car il nous semble important que de nombreux paysans continuent de venir nous apporter leurs délicieuses récoltes.  Certains sont très spécialisés : nous achetons nos pommes et poires (et asperges au printemps) d’une ferme située au bord du lac de Bienne. Cette entreprise familiale va bientôt fêter ses 100 ans (ce qui semble jeune dans une ville où le marché existe depuis 1321). Elle compte des milliers d’arbres fruitiers et offre des variétés pour tous les goûts.

La saison des cerises a duré longtemps puisque le grand choix de variétés a permis d’en proposer de fin mai à début août.  Le fermier chez qui nous les achetions était aussi le seul à proposer des cassis qui nous ont offert de bons gâteaux. Leurs pêches étaient aussi délicieuses, cueillies le matin même, mûres et juteuses.

Nous achetons tous nos fromages d’un paysan du Jura bernois dont la ferme est située à 800m d’altitude. Il possède 24 vaches, des chèvres et des brebis. A part sa production propre, il propose un beau choix de fromages d’autres producteurs.

A mi-août ont lieu les Journées baroques de Soleure et les gens déambulent en costumes et perruques poudrées. A cette occasion, le marché du samedi est quelque peu différent avec les vendeurs dans leurs costumes paysans traditionnels et les anciens paniers et outils joliment mis en valeur.

Delémont BD

Le chef-lieu du Jura, Delémont, est l’hôte depuis plusieurs années d’un festival de bandes dessinées et  romans graphiques.

A mi-juin, un week-end entier est consacré à des animations et rencontres avec les auteurs et illustrateurs. Cependant, des expositions restent en place dans diverses places et ruelles de la vieille ville pendant la majeure partie de l’été. Il y a une notice explicative pour chaque artiste et des notes sur l’album ou les illustrations présentées. Les styles sont très variés et l’on peut découvrir de nouveaux talents comme des auteurs déjà très connus, tels Zep, Plonk et Replonk.

Jenny s’y est rendue avec Zoé et nous aurons beaucoup de plaisir à y retourner l’an prochain pour la nouvelle édition.

The small “capital” of the canton of Jura, Delémont, has been hosting a graphic novel and comics festival for a few years.

A whole week-end in the middle of June is dedicated to conferences and encounters with authors and illustrators. However, a large number of exhibitions are scattered around the old town throughout most of the summer.  Each illustrator/author is presented on a board and the work exhibited is commented on. There are many different styles and one can discover new talents as well as famous artists, such as Zep or Plonk and Replonk.

Jenny and Zoé enjoyed strolling around the exhibition and are planning to go back for the 9th edition next year.

Je peux pas, j’ai piscine

We took the season’s pass for the pool again, which runs from mid-May to mid-September. The weather has been warm from the beginning and really hot throughout most of June.

Our flat, under the roof, has been hot too, hovering between 28 (at night) and 32°. So, we have escaped the stifling heat to the pool every afternoon. There, under the shade of large trees, by the river, we play games, read, rest – and we swim (2 kms for John, 7-800m for Jenny).

So, no hike this month (it has been pretty hot up there too, with no shade), just a couple of quick dashes to Geneva for a family lunch or a school outing. A stopover in the pretty town of Avenches was very pleasant though.

p. s. “I can’t, I have to go to the pool” became a standard staying in French to illustrate a busy agenda, an excuse for better things to do. “J’ai piscine” is incorrect French

Nous avons à nouveau pris l’abonnement saisonnier de la piscine qui court de mi-mai à mi-septembre. Contrairement à l’an dernier, nous avons pu en profiter dès le début et nous abriter quelque peu de la chaleur de ce mois de juin.

Il fait très chaud dans notre appartement sous les combles (28° la nuit, 32+ la journée) et la piscine dans un grand parc arboré, au bord de la rivière nouus offre un répit : nous nageons, jouons, lisons et nous y reposons.

Donc, pas de randonnée ce mois-ci (il fait chaud en montagne aussi) mais deux voyages brefs à Genève pour un repas en famille et une sortie d’école. Un arrêt dans la jolie petite ville d’Avenches a été un plaisir.

A short loop in Emmental

The small village of Dürrenroth used to be a carriage relay stop on the way from Berne to Zurich. This explains the historic hotel and restaurant (two separate buildings), which used to host the travellers.

From the village, we climbed the hill and walked on a hilly plateau.  Most of the farms were tucked away below the crest or bordered by dense trees, so we suspect it must be quite windy. About half way in the hike, we went down into another village, Ursenach, whose church has stained glasses dating back to around 1520.  Apparently, their style is indicative of a limited period of time.  A climb back up to reach the plateau again and we were on our way back, on the other side of the crest.

Un petit tour en Emmental

Le petit village de Dürrenroth était un relais de calèches entre Berne et Zurich, ce qui exlique l’hôtel et le restaurant historiques qui se font face et où les voyageurs se reposaient.

Nous avons gravi la colline et nous sommes retrouvés sur une plateau ondulé.  La plupart des fermes sont construites en-dessous des crêtes ou bordées par des bois, donc cette région doit être assez venteuse.  A mi-chemin, le sentier nous mène au petit village d’Ursenach, où les vitraux du temple datent des années 1520. Apparemment, leur style indique une période assez précise. Remontée vers le plateau, de l’autre côté de la crête et retour vers notre point de départ.