Via Gottardo

The newest of the long trails crossing Switzerland (nr 7) links Basel, at the border of France and Germany to Chiasso, at the Italian border and covers 320 km.

We will walk the first few stages as day trips, each between 20 and 30km, since we can get back to Solothurn easily.

For stage 1, we started at Basel train station and walked along the Rhine. The Roche tower, designed by local architects Herzog & de Meuron is the country’s tallest building. We crossed a park and kept walking through the port, Switzerland’s only direct access to the sea, about 600 kms away. Merchandise arrive from Rotterdam and the containers are then transferred directly onto trains.

We entered Muttenz by crossing the large railway yard, suburbs and finally the original town which felt architecturally very close to Geneva villages such as Satigny or old Vernier.

There were a few ruins of castles along the way, some forest walks and rolling hills with cherry trees until we reached Liestal, the end of the first stage.

Le plus récent (n°7) des sentiers de grandes randonnées qui traversent la Suisse de bout en bout relie Bâle, aux frontières allemande et française, à Chiasso, à la frontière italienne et couvre 320 km.

Nous marcherons les premières étapes, de 20 à 30 km au jour le jour tant qu’il nous est facile de rentrer à Soleure en fin de journée.

La première étape débute à la gare de Bâle, nous amène au bord du Rhin, où nous passons la tour Roche conçue par le bureau d’architectes local Herzog & de Meuron; ce bâtiment est le plus haut de Suisse. Après un parc, nous traversons le port de Bâle, seul accès direct à la mer à environ 600 km de là. Les péniches arrivent de Rotterdam et les containers sont directement transférés sur le rail.

Nous entrons à Muttenz par l’immense gare de triage et des quartiers anonymes pour arriver dans le village qui nous rappelle les villages vignerons du Mandement à Genève.

Le reste de la journée passe par des forêts, ruines de châteaux et des prairies parsemées de cerisiers avant d’arriver à Liestal, fin de la journée.

A new base

Covid-19 is changing everybody’s world for the foreseable future. For us, it means moving back to Switzerland to be closer to our family.

We have found an apartment to rent – indefinitely, but for a minimum of one year – in the old town of Solothurn.

We posted about this town in July, as we stopped here for a couple of days on our Jura trail. We looked in different parts of Switzerland but Solothurn presented a number of advantages.

Here, we do not need a car as all the amenities are on the spot; it is reasonably-priced, easily accessible to/from Geneva by train and offers a very good quality of life. While the town has only 16,000 inhabitants, it is a city of culture, with museums, theatres, that also hosts the Swiss Cinema and Literary Days festivals and has a rich history. There is a lovely twice-weekly market where local farmers sell their products in the old town.

We are looking forward to exploring the area further.

Une nouvelle base

Covid 19 change la donne pour tous; pour nous, cela signifie un retour en Suisse pour être plus proches de notre famille.

Nous avons trouvé un appartement à louer, pour un minmum d’un an, dans la vieille ville de Soleure.

Nous avions écrit un post sur cette ville en juillet lorsque nous nous y étions arrêtés lors de notre randonnée jurassienne. Nous avons examiné plusieurs options en Suisse et Soleure présentait un certain nombre d’avantages.

Ici, nous n’avons pas besoin de voiture, tous les services et commerces étant sur place; le coût du logement y est raisonnable, Genève est très facilement accessible en train et la ville offre une excellente qualité de vie. Bien que Soleure ne compte que 16.000 habitants, c’est une ville de culture avec musées, théâtres et riche en histoire(s). Le Festival du Cinéma suisse et les Journées littéraires se déroulent également ici. Deux fois par semaine, le marché a lieu dans la vieille ville et les paysans locaux viennent y vendre leurs délicieux produits.

Nous nous réjouissons d’explorer la région plus en profondeur.

A day trip in canton Vaud

Our children offered us a day pass for all public transportation in the canton of Vaud, including many gondolas and chairlifts, to be used while we were housesitting in Lausanne.
As we had walked along the Jura a month ago, we chose to head to the Alps. We visited Villars, Leysin and Les Diablerets and finished the day with a boat trip on the lake. A full day.

Nos enfants nous ont offerts un pass d’une journée couvrant tous les transports publics et de nombreux télésièges à utiliser pendant notre housesit de deux semaines à Lausanne.

Comme nous avions traversé le Jura vaudois un mois plus tôt, nous avons choisi de nous rendre dans les Alpes. Nous nous sommes rendus à Villars, Leysin et aux Diablerets et avons terminé cette journée bien remplie par un tour en bateau.

Summer housesits in Switzerland

After Central Switzerland in late June, we were due to spend 10 days in early August at our hosts’ daughter along Lake Zurich.

One of our walks in the area was to the Churfisten mountains, situated in the Toggenburg region of canton St Gallen.

It was 33° in the valley, at about 850m so we treated ourselves to the chairlift to walk at altitudes of 1300-1600m. It was quite hazy and, while the seven summits had a good wow factor, they did not come up so well in photos.
Not so far, towering over the region, is the Säntis, northeastern Switzerland highest summit, at about 2500m.

After our Jura Crest Trail hike, we had spent a little over a week in the north of Switzerland, staying in small towns such as Baden, near the end of the trail, Schaffhausen and along Lake Constance.

We had a housesit in Lausanne for a few days in late July and have come back to it, this time for two weeks.

Après la Suisse centrale en juin, nous devions passer une dizaine de jours chez la fille de nos hôtes au bord du lac de Zurich.

L’une de nos balades nous a amenés dans la région des Churfisten dans le Toggenburg. Comme le thermo. ètre indiquait des températures de 33° dans la vallée, à 850m tout de même, nous avons emprunté le télésiège pour marcher entre 1300 et 1600m. La chaleur rendait le paysage brumeux et ces 7 sommets ne sont pas aussi spectaculaires sur les photos qu’en vrai.

Tout proche, le Säntis, la montagne la plus élevée de Suisse nord-orientale, dominait la région.

Après le sentier des crêtes du Jura, nous avions passé un peu plus d’une semaine dans le nord de la Suisse, visitant les petites villes de Baden, Schaffhouse et passant du temps au bord du lac de Constance.

Nous avions un housesit de 5 jours à Lausanne à fin juillet et y sommes de retour pour deux semaines.

The last days and some observations

We took the gondola to get back up to Weissenstein and were on our way. There were a couple of passes well set up for barbecues and they were popular. The Jura is lower here and we see a lot less cattle and more cereal growing.

We found a quiet spot for the night, proposed by a local farmer, the only flat piece of land we could find. We stocked up on food in Balsthal and kept on for another two days. With two more days to go, we gave up as we had run out of food and water; when we arrived at passes there were no cafés or hotels open. We had not seen any other hikers for 3 days.

So, we took buses and trains and got to Baden in the evening. The next day John walked the last leg from there to Dielsdorf. So, he did finish, having skipped only one stage.

Here are a few observations: while the hike begins near Zurich, all the people we met had started in Balsthal, Solothurn or Biel. We did meet two sets of hikers who had started at Dielsdorf but they walked the first seven stages as day trips only and travelled back home to Zurich every evening. It is probably advisable to do this hike from north to south.

This is the third cross-country trail we walk in Switzerland and, while it stays at much lower attitudes, we find it offered a number of challenges. The lack of water is the main problem, as it meant walking with extra weight (although private houses would respond well to our needs, when possible). Stages tend to be longer than in the Alps, about 20-25 km.

We were glad we had our tent as this is a fairly remote area where a mountain hotel or restaurant typically closes two days a week; in the German part, it is even worse, they open only on week-ends. In villages, it ought to be OK, but it might mean taking buses to and from the trail. This area, although at relatively low altitudes, has cold nights: we had our thermal underwear and used them every night.

Les derniers jours et quelques observations

Nous avons pris les remontées mécaniques pour retourner à Weissenstein pour continuer le sentier. Nous avons passé quelques cols populaires avec les pique-niqueurs, complets avec des coins grillades. Le Jura est de plus en plus bas dans cette région et l’on voit moins de bétail en estive et plus de céréales et arbres fruitiers.

Un fermier local nous a recommandé un bout de terrain plat où poser notre tente et le lendemain, à Balsthal, nous avons acheté de la nourriture et continué notre rando deux jours. Il nous restait encore deux longues étapes mais nous n’avions plus ni nourriture ni eau; les cols où nous arrivions n’offraient aucune possibilité de ravitaillement. Nous n’avions plus croisé de randonneur depuis trois jours.

Nous avons donc pris bus et trains en fin de journée pour Baden, ville-étape du dernier tronçon. Le lendemain, John finissait le sentier en quelques heures. Il n’a donc manqué que l’avant-dernière étape.

Maintenant, voici quelques observations : bien que le sentier débute près de Zurich, toutes les personnes rencontrées étaiene parties soit de Balsthal, de Weissenstein ou de Bienne. Seuls deux couples avaient commencé à Dielsdorf mais avaient marché les sept premiers jours en rentrant tous les soirs chez eux à Zurich. Il vaut sans doute mieux suivre ce sentier dans le sens nord-sud.

C’est la troisième fois que nous traversons la Suisse à pied (Via Alpina N°1 et sentier des cols alpins N°6) et, bien que ce sentier reste à des altitudes moyennes, il présente quelques défis. Le manque d’eau a été pour nous le plus rude car cela signifiait un surpoids. Nous avons heureusement pu quelques fois demander de l’eau à des habitants. Les étapes sont plus longues que dans les Alpes (de 20 à 25 km).

Nous étions contents d’avoir notre tente car dans ces régions isolées les hôtels et restaurants ferment souvent un à deux jours par semaine; dans la partie alémanique, c’est encore plus difficile, ils n’ouvrent souvent que le week-end. Dans les villages il devrait être possible de trouver à se loger, mais cela signifie prendre un bus de et vers le sentier. Cette région, bien que relativement basse (800-1500m) connaît des nuits froides, nous avons utilisé nos sous-vêtements thermiques chaque nuit.

A break in Solothurn

After 9 days hiking, we were ready for a short break and went down to the valley for a two-nights stay in the lovely town of Solothurn. It used to be our favourite spot to stop on our way from Geneva to St Gallen or Zurich.

A fine baroque town, Solothurn blends beautifully French, German and Italian cultures or, as often described, “combining Italian Grandezza, French style, and Swiss ideas”. The city served as the seat of the French ambassador to Switzerland between 1530 and 1792.

Situated on the Aare river and at the foot of  the Jura mountains, it offers many sporting activities, is charming, and cultivates a certain “art de vivre”.

Une pause à Soleure

Après 9 jours de marche, nous étions mûrs pour une pause et sommes descendus dans la vallée pour deux nuits dans la charmante ville de Soleure. Nous nous y arrêtions souvent, en route pour St-Gall ou Zurich.

C’est une belle ville baroque qui mélange harmonieusement les cultures française, germanique et italienne ou, comme souvent décrit “combinant la grandeur italienne, le style français et les idées suisses”. La ville a abrité le siège de l’ambassade de France auprès de la Suisse de 1530 à 1792.

Située sur l’Aar et au pied du Jura, la ville offre de nombreuses activités sportives et de loisirs et cultive un certain art de vivre.

Jura N° 5 – Camping spots with views

After a walk of about 5 hours, in the sun and heat, we found a good spot to camp, about 100 m below the Chasseral summit. We saw a nice sunset that projected warm tones on the mountain behind us. It turned out to be a windy and cold valley, as often happens in the Jura with its many micro-climates and big temperature differences from one valley to the next.

The next day started with the climb to Chasseral where the 180° open view puts on display the Savoy Alps all the way to Voralberg. We were quite satisfied with the close-by Bernese Alps. The crest walk was pretty and we put up our tent at the end of the day in an open field high up above the town of Biel/Bienne.

Camping avec vue

Après une marche d’environ 5 heures sous le soleil et la chaleur, nous avons trouvé où camper à une centaine de mètres en-dessous du sommet du Chasseral. Le coucher du soleil projetait une lumière chaude sur la montagne. Cette vallée s’est avérée froide et venteuse, ce qui arrive fréquemment dans le Jura où les températures peuvent varier énormément d’une vallée à l’autre.

Le jour suivant, depuis le Chasseral, il est possible par temps clair de voir des Alpes savoyardes au Voralberg; vu la saison, nous avons été satisfaits avec les Alpes bernoises. Le chemin de crête était joli et nous avons campé en fin de journée dans une clairière surplombant la ville de Bienne.

Jura N° 5 – On the crest

Days 6 and 7 – We stopped for a delicious lunch at the mountain restaurant “La Combaz” ; they work directly with 7 local providers (butcher, baker, cheesemonger, etc.). In this area, it has mostly been the case, whether a restaurant or a farmer-owned café and the products are of a very high quality.

As we got closer to Creux-du-Van, one of the attractions along the trail, a crescent-shaped cliff sometimes nicknamed “the Grand Canyon”, it changed and we were somewhat disappointed. Down in the valley, the tourist office in the tiny village of Noiraigue was extremely friendly and helpful though.

From col de La Tourne, the trail takes us through meadows again and then it is a few hours right on the crest. On one side three lakes (Neuchâtel, Bienne and Morat/Murten) and the Alps (Mont-Blanc as well as Bernese Alps) and on the other, the watch-making, Unesco-listed towns of La Chaux-de-Fonds and Le Locle, and France. We passed a few skilifts, Tête de Ran, to arrive at the aptly-named pass of La Vue des Alpes. We spent the night at the friendly, pleasant and good-value hotel there.

Sur la crête

Jours 6 et 7 – Nous nous sommes arrêtés pour un délicieux repas au restaurant d’alpage de “La Combaz” qui travaille avec 7 fournisseurs locaux (boucher, fromager, primeurs, boulanger etc.). Dans cette région cela a souvent été le cas, qu’il s’agisse de buvette d’alpage ou de café-ferme et la qualité des produits est du plus haut niveau.

En approchant du Creux-du-Van, une falaise en demi-cercle et attraction majeure du sentier, cela est un peu moins le cas et nous avons été un peu déçus. L’office du tourisme du Val de Travers dans le hameau de Noiraigue, dans la vallée est pourtant très aimable et disponible.

Après le col de La Tourne, nous avons traversé des prairies puis nous sommes retrouvés sur la crête. D’un côté la région des Trois-Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat) et les Alpes, de l’autre les villes horlogères de La Chaux-de-Fonds et Le Locle, toutes deux inscrites au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco et la France. Nous avons passé quelques petits téléskis, la Tête de Ran et sommes arrivés au bien nommé col de La Vue des Alpes. Nous y avons passé une excellente soirée à l’hôtel du même nom, sympathique et d’un bon rapport qualité-prix.

Jura N° 5 – Toblerones

Before and during World War II, Switzerland erected defense lines with anti-tank concrete blocks. Each block weighs 9 tons and a total of 2700 of them were scattered close to the borders. Their shape led them to be called “Toblerones”.

We have been passing many such structures since the beginning of this hike, a number of them are almost buried under vegetation; there are also bunkers. In order to see them, it is not necessary to travel to the Jura. There is a 10 km long “Toblerone line trail” near Nyon.

Avant et pendant la 2e guerre mondiale la Suisse a érigé des lignes de défense anti-chars dans ses régions frontalières. Ces blocs de béton pèse 9 tonnes la pièce et il en existe 2700.  Leur forme leur a valu le surnom de “toblerones” .

Depuis le début de notre randonnée nous avons vu beaucoup de ces structures. Certaines sont presque entièrement recouvertes de végétation. Il y a aussi des bunkers çà et là. Pour voir ces toblerones, pas besoin de se rendre dans le Jura : le “sentier des toblerones”  long d’une dizaine de kilomètres se trouve dans la région de Nyon.

 

Jura Crest Trail N° 5 – a couple of overcast days

After the storm, most of the next two days were overcast. Still, from the top of Dent de Vaulion, with its 360° views, it was quite a sight.  A plunging view on Lac de Joux and Lac des Brenets, on one side, endless lower valleys of the French Jura, the Swiss Jura and our path ahead, a glimpse of Lake Geneva – but the Alps hidden in the clouds – there was plenty to see.

Mont Tendre, the Swiss Jura’s highest summit at 1680m was in the mist.  Everywhere cows were grazing through hectares and hectares of rich meadows, most of them with their calves and there are plenty of warnings to stay clear.  All of them were beautiful and healthy-looking.

The path took us down to the border town of Vallorbe for a good lunch in a café before heading back up to the hills through some pretty spots along the Orbe river.   We found an open camping spot above Ballaigues and just picked raspberries and wild strawberries in the bushes around for dessert. By the evening, the sun had come back.

Chemin  des Crêtes du Jura N° 5 – deux journées couvertes

Après la tempête, les deux jours suivants ont été nuageux. Pourtant, depuis la Dent-de-Vaulion et ses vues à 360°, c’est un plaisir de plonger le regard vers le lac de Joux et le lac des Brenets d’un côté, des nombreuses vallées du Jura français. Puis le Jura suisse et les prochaines étapes, le lac Léman et les Alpes cachées par les nuages, il y  a beaucoup à voir (ou à deviner, dans ce  cas-ci).

Le Mont-Tendre, le plus haut sommet du Jura suisse, à 1680m était dans la brume. Partout des troupeaux de vaches en estive paissaient dans les grandes et riches prairies. Beaucoup sont allaitantes et les recommandations de prudence ne manquent pas. Elles sont toutes belles et éclatantes de santé, un vrai plaisir.

Le sentier nous emmène ensuite dans la vallée vers la petite ville-frontière de Vallorbe où nous avons mangé un délicieux menu du jour. Nous avons marché paisiblement le long de l’Orbe avant de remonter dans les collines. Nous avons trouvé un joli coin où poser notre tente et nous sommes régalés des framboises et fraises des bois al ntour. Le soleil était revenu.