A short loop in Emmental

The small village of Dürrenroth used to be a carriage relay stop on the way from Berne to Zurich. This explains the historic hotel and restaurant (two separate buildings), which used to host the travellers.

From the village, we climbed the hill and walked on a hilly plateau.  Most of the farms were tucked away below the crest or bordered by dense trees, so we suspect it must be quite windy. About half way in the hike, we went down into another village, Ursenach, whose church has stained glasses dating back to around 1520.  Apparently, their style is indicative of a limited period of time.  A climb back up to reach the plateau again and we were on our way back, on the other side of the crest.

Un petit tour en Emmental

Le petit village de Dürrenroth était un relais de calèches entre Berne et Zurich, ce qui exlique l’hôtel et le restaurant historiques qui se font face et où les voyageurs se reposaient.

Nous avons gravi la colline et nous sommes retrouvés sur une plateau ondulé.  La plupart des fermes sont construites en-dessous des crêtes ou bordées par des bois, donc cette région doit être assez venteuse.  A mi-chemin, le sentier nous mène au petit village d’Ursenach, où les vitraux du temple datent des années 1520. Apparemment, leur style indique une période assez précise. Remontée vers le plateau, de l’autre côté de la crête et retour vers notre point de départ.

The colours of April

Back in Switzerland, and after a couple of rainy days, we have enjoyed lovely spring weather.

Before hiking up the Jura again, we walked from Oberdorf, above Solothurn, to Grenchen, along the edge of the forest.  It stays around altitudes of 550 to 700 metres and is a good option for family walks. There are some picnic areas and benches along the way.  It was hazy, so we could not see the otherwise clear view of  the Alps.  Early on the walk, dinosaurs steps are clearly visible on the Jura, and fossils can be seen at the free natural history museum in Solothurn.

A few days earlier, in Geneva, we’d enjoyed the wisterias and lilacs.

Les couleurs d’avril

De retour en Suisse, après quelques jours de pluie, le printemps est revenu.

Nous en avons profité pour faire des balades. Celle qui va d’Oberdorf à Granges, en bordure de forêt offre normalement de belles vues sur les Alpes, reste entre 550 et 700m et est très accessible aux familles. Des coins pique-nique et des bancs jalonnent le parcours.  Au début, on peut aussi observer des traces de dinosaures sur les flancs du Jura. Des fossiles ont aussi été rassemblés dans le musée d’histoire naturelle de Soleure, qui est gratuit.

Quelques jours auparavant, nous avions pu admirer les glycines et lilas à Genève.

Rotterdam – ch-ch-ch-changes

In the past few years of travel in and out of Rotterdam, we have seen many new skyscrapers coming up.

This building craze has intensified in the past two years and, upon our return this month, we were startled by the number of new apartment blocks and the many more under or awaiting construction.  Six months before we left, in June 2020, we had seen the long preparation of a building nearby. Firstly, demining companies need to inspect the area to ensure there are no unexploded bomb in the ground (Rotterdam was massively bombed in May 1940).  Secondly, it took 3 months to hammer huge pylones of about 30m into the ground to ensure stability (it is very common to see older houses leaning in all directions, moving with the unstable ground).  Once all this is done, it goes fast, as all the different trades work their way up (windows, plumbers, electricians, etc), all at once.

Still, seeing a 65-storey building (De Zalmhaven), and its two lower companions of 30 floors, that were not there when we left came as a surprise.  Nearby, the upmarket Cooltower and its 50 floors, still under construction, is sold out.  Katendrecht is under important development, Euromast Park, Müllerpier, Maashaven and our Lloydkwartier have massive projects underway or in the pipeline, 600 apartments here, 1000 there.

What we liked about Rotterdam, a sense of space, open views, low densification, a city a bit rough around the edges, is disappearing in front of our eyes. This has led us to close the Rotterdam chapter of our lives and we spent a few weeks there, gathering our belongings, re-visiting some areas and saying goodbye to people we had gotten to know.

One of the new buildings of Rotterdam is the Depot, where parts of the collection of the Boijmans art museum (closed for renovations) is on display.  Museums only ever show a small part of their collections and the idea is to have regular rotation of the collections, which can be glimpsed behind big windows (but with no description).  The entrance ticket is free for residents of Rotterdam but costs €20 for others, a high price tag in our opinion. This building, The Depot, was inspired by an Ikea salad bowl.

This will describe it better than we can:
https://www.theguardian.com/artanddesign/2021/nov/12/slapstick-architecture-ikea-salad-bowl-rotterdam-depot-boijmans-van-beuningen?CMP=Share_AndroidApp_Other

Gros changements à Rotterdam

Pendant ces dernières années d’allers et venues à Rotterdam, beaucoup de nouveaux gratte-ciels ont été construits.

Cet engouement pour la construction s’est encore intensifié ces deux dernières années et, lors de notre retour ce mois-ci, nous avons été ébahis par le nombre de nouveaux bâtiments et ceux en projet. Six mois avant notre départ, nous avions vu les préparatifs pour des immeubles proches de notre appartement. D’abord, des entreprises de déminage doivent sécuriser la zone et s’assurer qu’il n’y a aucune bombe non explosée dans le sol (Rotterdam a été massivement bombardée en mai 1940). Puis, il a fallu trois mois pour enfoncer des pylônes de 30m de hauteur dans le sol pour le stabiliser (on voit fréquemment des maisons s’enfonçant dans le sol instable). Une fois ces conditions remplies, cela va vite, car les différents corps de métier travaillent en même temps dans les différents étages en cours de construction.

Tout de même, voir une tour de 65 étages (De Zalmhaven) et ses deux compagnes de 25 étages sorties de terre et partiellement habitées apparaître pendant notre absence nous a surpris. Très proche, la Cooltower de 50 étages, pas encore terminée, a déjà été entièrement vendue. Katendrecht a plusieurs chantiers et des projets de développement massif sont prévus dans le parc de l’Euromast, à Maashaven, Müllerpier et notre Lloydkwartier, 600 logements ici, 1000 là.

Ce que nous appréciions à Rotterdam, une sensation d’espace, un horizon ouvert, une ville peu densifiée et un peu brute, disparaît sous nos yeux. Ceci nous a amenés à la décision de fermer ce chapitre de nos vies. Nous avons donc passé quelques semaines à rassembler nos affaires, re-visiter divers coins de la ville et dire au revoir à nos connaissances.

L’un des nouveaux bâtiments de Rotterdam est le Dépôt où une partie des collections du musée d’art Boijmans (fermé pour rénovation) seront exposées. Les musées ne peuvent montrer qu’une fraction de leurs imposantes collections et l’idée est de pouvoir donner un aperçu des oeuvres en stock. Il y aura une rotation régulière des objets présentés mais il n’y a aucune explication ou présentation. L’entrée est gratuite pour les résidents de Rotterdam mais coûte €20 pour les autres, un coût trop élevé selon nous. Ce bâtiment a été inspiré par un bol à salade d’Ikea.

Voici une description du Dépôt, son architecture et fonction:
https://www.archistorm.com/depot-boijmans-van-beuningen-rotterdam-par-mvrdv/

A couple of days in the Ruhr

We spent a few days in the Ruhr visiting friends, on our way to Rotterdam.

Ina and Jo took us to Münster, on walks up the coal waste “mountains”, which have been turned into recreation area that offer views over the Ruhr and the lock of Henrichenburg.

This construction has been transformed into a museum, describing the unusual technique applied here. Instead of the lock filling entirely with water, the boat slides onto a platform with little water and is lowered or raised to the required level.

This technique costs three times as much and is more complex to build as a standard lock but is valuable in the long run, as the loading of boats is twice as fast and uses about 150 times less water.

It was built to enable waterway traffic to negotiate a 14-metre-high section of the canal, and was in operation for over 60 years.

Quelques jours dans la Ruhr

En route pour Rotterdam, nous avons passé quelques jours dans la Ruhr chez nos amis Ina et Jo.

Ils nous ont emmenés à Münster, en balade sur l’un des nombreux terrils de la région, transformés en lieux de promenade et donnant  un aperçu de la région et de son histoire et l’écluse d’Henrichenburg.

Celle-ci a été transformée en musée et démontre la technique inhabituelle appliquée ici. En effet, au lieu de remplir l’écluse, le bateau glisse sur une plateforme avec très peu d’eau et est monté ou abaissé sur ce monte-charge.

Cette technique coûte trois fois plus cher et est plus complexe à construire mais se révèle avantageuse à long  terme car les bateaux sont transférés deux fois plus vite et on utilise 150  fois moins d”eau.

Elle a été développée pour permettre au trafic fluvial de franchir ce canal d’ une hauteur de 14 mètres et a été en opération pendant plus de 60 ans.

The bathers in the forest

This 1862 painting by Gustave Courbet was purchased in 1908 by a prominent Hungarian art collector, Baron Hatvany.  For many years this picture hung in the grand salon of his Budapest villa, along with pieces by Ingres, Renoir and Manet.

At the end of World War II, the collection was deposited in a  bank vault but the painting was looted by the Red Army’s soldiers.

Having been lost for  decades, it resurfaced at a Sotheby’s auction in New York City in May 2021. After settling the question of ownership with the baron’s heirs, the picture was bought by a Hungarian private collector.  Thanks to a long-term loan, it is now on display, after a disappearance of 75 years, in the Hungarian National Gallery in Budapest. 

This museum displays beautiful pieces from Hungarian artists, covering the period of 1800 to 1945.

Les baigneuses dans la forêt

Cette oeuvre peinte par Gustave Courbet en 1862 fut achetée en 1908 par un important collectionneur d’art hongrois, le baron Hatvany.  Pendant de nombreuses années, ce tableau eut sa place dans le grand salon de sa villa de Budapest, aux côtés d’oeuvres d’Ingres, Renoir et Manet.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la collection fut déposée dans le coffre-fort d’une banque mais ce tableau fut volé par les soldats de l’Armée rouge.

Perdue pendant des décennies cette peinture réapparut soudainement lors d’une vente aux enchères de la maison Sothebys à New York en mai 2021. Après que les questions de propriété aient été réglées avec les héritiers du baron, un collectionneur hongrois l’acheta. On peut maintenant voir ce tableau grâce à un prêt de longue durée – et après 75 ans d’absence – à la Galerie nationale hongroise à Budapest. 

Ce musée expose les oeuvres d’artistes hongrois couvrant la période de 1800 à 1945.

Böögg burning

In the evening of Ash Wednesday, after almost a week of festivities, we stood on Marktplatz at 8 pm to watch the burning of the Böögg, a tall figure. It marked the end of the “5th season” and its appearance varies from year to year.

In 2022, it represented a dancer turning on itself. Just in case it was not clear enough, the word “danzööse” (a German phonetic writing of the French word) was written on its back. In 2020, the event did not take place because of strong winds and the risk of burning down the whole town.

https://youtube.com/shorts/x726COf4tTA?feature=share

https://youtube.com/shorts/DE5POLe3hMk?feature=share

Mise à feu du Böögg

Le soir du mercredi des Cendres, à la fin de près d’une semaine de célébrations, nous nous sommes retrouvés sur la place du Marché pour assister à la mise à feu du Böögg. Cet événement marque la fin de la “5e saison”.

Son apparence change d’une année à l’autre. En 2022, il s’agissait d’une danseuse tournant sur elle-même. Le nom “danzööse” était inscrit sur son dos, si son allure n’était pas suffisamment claire. En 2020, il n’avait pas été possible de brûler le Böögg pour cause de bourrasques de vent et le risque que la ville entière ne prenne feu était trop grand.

Colourful Carnival

Every evening, people and music bands have been out and about (already practicing one week before Carnival) but, on the week-end, the city’s streets were packed from noon (after the market) until deep into the night.

We must have been the only people without a costume and make-up.  Every age group was dressed up and made up, colours were bright, and there were some very creative ideas.

There were numerous bands playing in the streets, bars were full of happy revellers in the evening, dancing, singing – and no mask in sight.  The only reminder of the pandemic being that the float parades did not take place, as preparations had stopped in December when it looked like Carnival might be scrapped this year again.

https://youtube.com/shorts/-gwK9ka8zh8?feature=share

https://youtube.com/shorts/KSDyo5uGCXU?feature=share

Addendum: One week later, Covid infection numbers were up by 93 %.

Carnaval coloré

Tous les soirs depuis le jeudi, il y a des gens dans les rues et des fanfares (qui pratiquaient déjà depuis une semaine). Mais le week-end, les rues étaient bourrées de monde dès midi jusque tard dans la nuit.

Nous étions sans  doute les seuls sans maquillage ou déguisement.  Toutes les tranches d’âge portaient des déguisements, des bébés aux octogénaires. Les couleurs  étaient vives et les costumes créatifs.

De nombreuses fanfares jouaient dans les rues, les bars étaient remplis le soir de fêtards chantant et dansant – sans un masque à l’horizon. Le seul rappel de la pandémie : le défilé des charsn’a pas eu lieu, car les préparations s’étaient arrêtéesen décembre, car l’on craignait de devoir à nouveau annuler le Carnaval.

Une semaine plus tard, les infections avaient augmenté de 93 %.

Carnival – Chesslete

Although there have been many signs of the upcoming Carnival for several weeks, the actual week festivities in Solothurn begin with the ‘Chesslete’ which took place this morning at 5 am. Each Carnival has its specificities and this event is typical of this town, although it has now spread to the whole canton.

An estimated 10 to 12’000 revellers took to the streets in white shirts, night caps and red scarves to rouse the inhabitants with a cacophony of loud instruments, usher in the ‘fifth season’, as the carnival celebrations are known and chase the winter away.

Yesterday afternoon, under the sun, it was the young children who took to the streets, babies in cots were also dressed in white night gowns.  Many wore ear protections and some slept straight through.

Bien qu’il y ait eu de nombreux signes depuis quelques temps que la période du carnaval allait arriver, les festivités pour une semaine ont débuté ce matin à 5 heures par le “Chesslete”. Chaque carnaval a ses spécificités et cet événement est typique de la ville de Soleure, bien qu’il soit maintenant observé dans tout le canton.

Une foule de 10 à 12’000 personnes en chemises et bonnets de nuit blancs avec des foulards rouges et des “instruments” tels que cloches de vaches, casseroles, crécelles et trompettes ont réveillé la population pour « la cinquième saison », nom donné à la période du carnaval, et pour chasser l’hiver.

Hier après-midi, sous le soleil, les petits, habillés de la même manière mais équipés de casques anti-bruit, ont eu leur défilé. Des bébés réussissaient à dormir dans leurs chariots.

A European culture trail

The Council of Europe certified a new cultural path in 2013: the Huguenot and Waldensian Trail.  It covers about 2500 km and spans 4 countries: France, Italy, Switzerland and Germany and traces the historical path taken during the exile of about 200,000 Huguenots who sought refuge in the Protestant lands of Europe in the 17th century. Many were merchants, artisans, or members of the bourgeoisie.

The French part of the trail (GR 965) first  started in the Drôme but was extended to the Cévennes in 2017, other areas of the south of France may soon be added.  Both the French and Italian parts go through mountain areas before reaching Geneva. The Swiss path stays close to rivers and lakes and crosses low, undulating land, forests and natural areas but one is never far from a village or towns in this very developed part of the country.  There are youth hostels in several of the cities crossed (Lausanne, Avenches, Berne, Solothurn, Zofingen, Brugg, Zurich, Schaffhausen), group accommodation, dorms and b & bs are also common in rural areas of Switzerland.

We found out about this path accidentally as we went for a walk from Aarberg to Büren an der Aare along the Old Aare.  The river was prone to flooding the area until a major canalisation project redirected it to Lake Bienne in the second half of the 19th century.  The Old Aare is now a natural reserve and the beautiful old bridge of Aarberg seems very long for such a small river.  After a couple of kilometres, we were close enough to the freeway for about an hour to hear its constant hum.  We were surprised to see many maritime pine trees, which gave an air of warmer climates and even crossed a suburb that looked quite Spanish.

We have already mentioned Büren in the previous post, where refugees had to wait to get a boat to cross Solothurn’s territory.  Just 10 km downriver from that city is the small town of Wangen a. Aare, canton of Berne again.  From there on, they could travel on foot again.

“The most commonly accepted etymology for Huguenot refers to the Swiss Alemanic expression Eidgenossen (“confederate”) which designates the Swiss cities and cantons that supported the Reformation after Ulrich Zwingli.”

https://www.surlespasdeshuguenots.eu/en/
https://www.via-huguenots.ch/fr/ (so far only in DE/FR

Un itinéraire culturel européen

Le Conseil de l’Europe a certifié un nouvel itinéraire culturel en 2013 : Sur les pas des Huguenots et des Vaudois.  Il couvre environ 2500 km et traverse quatre pays : la France, l’Italie, la Suisse et l’Allemagne et retrace le chemin historique pris durant cet exil.  Près de 200’000 Huguenots cherchèrent refuge dans les pays protestants au XVIIe siècle.  Beaucoup étaient des marchands, des artisans et des membres de la bourgeoisie.

La partie française du parcours a d’abord commencé dans la Drôme avant  d’être étendue aux Cévennes en 2017, d’autres régions du sud sont en cours de certification.  Les parties française et italienne traversent des régions de moyennnes montagnes avant d’arriver à Genève.  La partie suisse reste proche des rivières et lacs et traverse le Plateau, région de plaines et de collines en passant par des forêts et des réserves naturelles.. L’on n’est jamais loin d’un village ou d’une ville dans cette partie très développée du pays.  Il y a des auberges de jeunesse dans plusieurs des villes traversées (Lausanne, Avenches, Berne, Soleure, Zofingue, Brugg, Zurich et Schaffhouse), les logements de groupe, dortoirs et chambres chez l’habitant sont courants dans les régions rurales.

C’est par accident que nous avons appris l’existence de ce sentier, lorsque nous avons marché le long de l’ancien cours de l’Aar entre Aarberg et Büren a. A.  La rivière causait de fréquentes inondations et des gros projets de canalisation ont été engagés dans la deuxième partie du XIXe s. pour amener la rivière vers le lac de Bienne.
La “Vieille Aar” est maintenant une réserve naturelle et le magnifique vieux pont d’Aarberg semble démesuré pour la petite rivière qu’il franchit. Après quelques kilomètres, une autoroute est assez proche pendant environ une heure et l’on esst accompagné du bourdonnement constant des voitures.
Nous avons été surpris de la présence d’un certain nombre de pins maritimes qui donnaient un air méditerranéen à la région.  Nous avons même traversé un quartier qui rappelait l’Espagne.

Nous avons parlé de Büren a. A. dans l’article précédent, où les réfugiés devaient attendre de pouvoir prendre un bateau pour traverser le territoire de Soleure.  A 10 km en aval de cette ville, ils débarquaient à Wangen an der Aare, dans le canton de Berne.  De là, ils pouvaient continuer leur périple à pied.

L’étymologie la plus communément acceptée pour huguenot renvoie au suisse alémanique « Eidgenossen », soit confédérés, expression désignant les villes et cantons helvétiques partisans de la Réforme à la suite d’Ulrich Zwingli.

Büren an der Aare and the Huguenots

In the 17th century, thousands of Huguenots (French protestants) and Waldensians (a pre-Reform movement) from Piedmont found refuge in the small town of Büren an der Aare on their way to Germany.  This Bernese town was the last stop before entering the catholic canton of Solothurn whose local authorities allowed the refugees’ boats to transit through their territory.

After decades of near tolerance, with waves of repression, the French king revoked the edict that allowed the Protestant faith to be practised.  This led to many citizens fleeing the country, although they were prohibited to do so.  Therefore, the French Ambassador, whose residency was in Solothurn, requested that the boats be stopped there and that any French citizen be handed over to him so they could be sent back to France.

Solothurn refused and received the support of the Swiss Confederation.  The refugees were issued Bernese laissez-passer, the boats transited through the canton and the Ambassador of France could do nothing to stop them.

The town was first mentioned  in the late 12th century and a bridge was built in 1275.  The town’s earnings came from the bridge tolls and transport of goods, such as wine, timber and tobacco.  Nowadays, it is a pleasant stop on boats travelling between Biel and Solothurn and several bike and walking paths pass through it.  It has a population of about 3,700 inhabitants.

We walked back to Solothurn on one of the legs of the  Seeland path (nr 76), passing through villages and woods.  There is also a path along the river.

Büren an der Aare et les huguenots

Au XVIIe siècle, des milliers de huguenots et Vaudois du Piémont en route pour l’Allemagne trouvèrent refuge dans la petite ville de Büren an der Aare. Cette petite cité bernoise était la dernière escale protestante avant l’entrée sur le territoire catholique de Soleure dont les autorités  permettaient le transit des bateaux des réfugiés.

Après des décennies de tolérance, avec des vagues de pépression et persécutions, le roi Louis XIV révoqua l’édit de Nantes qui permettait la pratique de la religion protestante.  Cela amena de nombreux citoyens à quitter le pays, bien qu’ils en aient eu l’interdiction.  L’ambassadeur de France, dont la résidence était à Soleure, demanda que les bateaux y soient stoppés et que tous les citoyens français lui soient remis pour qu’il puisse les renvoyer en France.

Soleure refusa et reçut le soutien de la Confération.  Les refugiés reçurent des laissez-passer de Berne et les bateaux purent transiter sans souci.  L’ambassadeur de France ne put rien faire pour les en empêcher.

Büren an der Aare est mentionnée pour la première fois à la fin du XIIe s. et un pont y est construit en 1275.  La ville obtint ses revenus d’une taxe pour traverser le pont et du transport et transfert de marchandises sur la rivière (vins, bois, tabac, etc.).  De nos jours, c’est un arrêt apprécié des bateaux entre Bienne et Soleure, des cyclistes et des randonneurs, plusieurs sentiers passant par la ville. On y compte approximativement 3700 habitants.

Nous sommes rentrés à Soleure en empruntant l’une des étapes du sentier du Seeland (nr 76), en passant par des villages et des forêts.  Il y a aussi un sentier le long de l’Aar.