Carrot market in Aarau

Aargau is the canton of carrots and a market dedicated to this vegetable is held on the first Wednesday of November. It has become a tradition but has only been going for about 40 years. There are around 140 stalls, many varieties of carrots, some of them turned into elaborate decorations and preparations such as cakes, jams and tarts.

Le marché aux carottes d’Aarau

Argovie est le canton de la carotte et le premier mercredi du mois de novembre, un marché dédié à ce légume a lieu à Aarau. C’est devenu une tradition mais il n’existe que depuis une quarantaine d’années.  Il y a environ 140 marchands, de nombreuses variétés de carottes, certaines transformées décorations élaborées et diverses préparations culinaires telles que tartes, gâteaux et confitures.

Lake Hallwil and Beromünster

Back in Switzerland, the weather was still sunny and warm, so we went on our way to Lake Hallwil, where there is a 20-km loop path on its shores. The area is very recreational and there are a few small harbours and a regular cruise boat criss-crossing the lake.  The water was still at 21°c, so we saw swimmers, stand-up paddlers, kayakers, canoeists and even some divers. They were probably going to see the remains of prehistoric pile-dwelling (or stilt house) settlements in and around the lake built from around 5000 to 500 B.C., listed on the Unesco World Heritage. These are now under water.

On the way to the lake, via Sursee, we drove through Beromünster.  For the older generations of Switzerland, this name is synonym with the German-speaking transmitter of the Swiss radio (Sottens, north of Lausanne emitted in French and Monte Ceneri in Italian). We stopped to have a look around.

There is a recently opened path that takes you to the transmitting tower through the town, past fields and woods.
https://www.beromuenster-radioweg.ch/. There are a number of stories to listen to along the way for (High) German speakers.

The biggest surprise though was St Michael’s church. St. Michael’s is home to major cultural treasures including gold and silver jewellery and richly decorated vestments. The Baroque church boasts three organs and choir stalls dating back to the 17th century, a 7th century Warnebertus reliquary, ivory panels and book covers from the 8th to the 14th centuries, a Limoges crucifix and a processional cross from the 13th century, gold and silver liturgical artefacts and precious vestments as well as a collection of Early and High Medieval reliquary cloths. Guided tours by canon clergymen are available by appointment.

On our way back, we came across villagers in traditional outfits. We asked them if they always dressed like this on Sundays. They laughed and said they had just prayed, sung and danced in the village church for “Erntedankfest”, (festival of thanks for good crops) and were now going for drinks and nibblies. We walked into the church and saw  that it had been decorated with seasonal fruit, vegetables and flowers.

We have often come upon interesting small places while walking, but even when travelling by car, provided you leave the freeways, discoveries are just around the corner.

Needless to say, we only had time for walking one side of the lake.

Le lac d’Hallwil et Beromünster

De retour en Suisse, le temps était encore  ensoleillé avec des températures agréables, aussi nous sommes partis pour le lac d’Hallwil où un sentier d’une vingtaine de kilomètres permet de faire le tour du lac. C’est un lieu de villégiature avec quelques ports et lieux de baignade. Un bateau circule sur le lac pour des petites croisières. La température de l’eau atteignait encore les 21° et les nageurs, pagayeurs, canoéistes et kayakeurs s’en donnaient à coeur joie. Nous avons même vu des plongeurs qui allaient sans doute explorer les vestiges d’établissements préhistoriques palafittiques (sur pilotis) datant d’environ 5 000 à environ 500 av. J.-C, inscrits au patrimoine mondial de l’humanité et qui se trouvent maintenant sous l’eau.

En route vers le lac, nous sommes passés par Beromünster.  Pour les Suisses plus âgés, ce nom est synonyme de l’émetteur de la radio suisse en langue allemande (Sottens pour le frrançais et Monte-Ceneri pour l’italien). Nous nous sommes arrêtés pour visiter le village.

Un sentier culturel a récemment été ouvert, qui amène à l’antenne de diffusion en passant par le village, les prairies et les bois.
https://www.beromuenster-radioweg.ch/. On peut entendre des histoires à différentes stations le long du chemin, pour autant que l’on comprenne l’allemand (les programmes n’étaient pas en  dialecte alors).

La grande surprise pour nous fut la découverte de l’église St Michel. Celle-ci abrite des trésors culturels majeurs, notamment des bijoux en or et en argent et  des vêtements richement décorés. L’église baroque possède trois orgues et des stalles de chœur datant du XVIIe siècle, un reliquaire de Warnebertus du VIIe siècle, des panneaux et des couvertures de livres en ivoire du VIIIe au XIVe siècle, un crucifix de Limoges et une croix de procession du XIIIe siècle, des objets liturgiques en or et en argent et des vêtements précieux, ainsi qu’une collection de tissus de reliquaires du Haut et du Bas-Médiéval. Des visites guidées par des ecclésiastiques canonisés sont disponibles sur rendez-vous.

En retournant à la voiture, nous avons croisé des villageois en costumes traditionnels. Nous leur avons demandé s’ils s’habillaient ainsi tous les dimanches. Ils ont ri et ont dit qu’ils venaient de danser, chanter et prier dans l’église du village à l’occasion de la  “Erntedankfest” (fête de gratitude pour les bonnes récoltes) et qu’ils allaient maintenant prendre l’apéro dans la salle communale.  Nous sommes entrés dans l’église: elle avait été décoréeavec des fleurs, fruits et légumes de saison.

Lors de nos randonnées, nous sommes souvent arrivés dans des petits villages et communautés intéressantes. Même en voiture, si l’on quitte les autoroutes, les découvertes ne sont pas loin.

Two emblematic churches in Marseille

The two most emblematic churches of Marseille (Notre-Dame de la Garde and the Cathedral of La Major) are quite recent, having both been (re)built in the 19th century. There had been a number of churches in these locations for many centuries.

Notre-Dame de la Garde stands high above the city, offering sweeping views, and is recognizable from a long way away. Inside the basilica, the decoration is rich, golden, with red and white marbles, the mosaics are in Byzantine style.

On top of the church, there is a gold-covered statue of Mary, protector of the city and its sailors. Many plaques testify to the attachment of the people of Marseilles and the people of the sea.

The Cathedral sits on an esplanade between the Vieux-Port, Le Panier and La Joliette. It is the only cathedral built in France in the 19th century. Its spectacular dimensions are similar to those of St. Peter’s Basilica in Rome, which allows it to receive up to 3,000 people! This large scale was intended to show the power of the city, at a time when Marseille was the largest port in France and a stopover point for ships from all over the world.

“The Major combines Roman and Oriental styles, thus opening a cultural door to the East.  It also has bell towers and domes. Once inside, you can admire its unique and majestic architecture: the Byzantine arcades, statues and magnificent mosaics. The materials chosen are equal to its excess: white marble from Carrara, porphyry, onyx from Italy and Tunisia, mosaics from Venice and green stones from Florence.”

Deux églises emblématiques de Marseille

Les deux églises les plus emblématiques de Marseille, Notre-Dame de la Garde et la Cathédrale de la Major, sont assez récentes puisqu’elles ont toutes deux été (re) construites au XIXe siècle. Toutefois, des églises avaient été érigées sur ces lieux-même pendant des siècles.

Notre-Dame de la Garde se situe sur la colline la plus haute de la ville avec des vues plongeantes sur la ville et est visible loin à la ronde. A l’intérieur, la décoration est riche, dorée et des marbres blancs et rouges ont été utilisés, alors que les mosaïques sont de style byzantin.

Au sommet de la basilique trône une statue dorée de Marie, protectrice de la ville et de ses marins. De nombreuses plaques témoignent de l’attachement des Marseillais et des gens de la mer.

La Cathédrale est située sur une esplanade, entre les quartiers du Vieux Port, du Panier et de la Joliette.  C’est la seule cathédrale construite en France au XIXème siècle. Ses dimensions spectaculaires sont semblables à celle de la Basilique St Pierre de Rome, ce qui lui permet de pouvoir accueillir jusqu’à 3 000 personnes ! Cette taille grandiose visait à montrer la puissance de la cité, à une époque où Marseille était le plus grand port de France et servait d’escale à des navires venus du monde entier.

“La Major allie les styles romains et orientaux, ouvrant ainsi une porte culturelle sur l’Orient.  Elle possède en outre des clochers et des coupoles. Une fois à l’intérieur, vous pourrez admirer son architecture unique et majestueuse : les arcades byzantines, les statues ainsi que de magnifiques mosaïques. Les matériaux choisis sont à la hauteur de sa démesure : marbre blanc de Carrare, porphyre, onyx d’Italie et de Tunisie, mosaïques de Venise et pierres vertes de Florence.”

A quirky train station

One of the pecularities of travelling by regional trains in Spain is that you have to change train when leaving or entering a new region – and the timetables don’t necessarily match.

We took the regional train from Peñiscola-Benicarlo (in Valencia region) for a 25-minute ride to the station serving three local towns in the very south of Catalonia.  Having changed region meant that we had a 90-minute wait at this very quirky station : it was clear we were in the land of Dalí.

However, Spanish stations are always equipped with popular little bars that will prepare fresh food (toasted or baguette sandwiches). Whether you want to have a beer or a coffee at 9am with your tortilla toasted sandwich, it is not a problem. We had time to notice the vintage ads in Peñiscola, as the bus dropped us off there with 45 minutes to spare before any train arrived.

Une gare excentrique

L’une des particularités de voyager en train régional en Espagne est qu’il faut en changer dès que l’on quitte ou arrive dans une autre région – et les horaires ne correspondent pas nécessairement.

Nous avons pris le train local depuis Peñíscola-Benicarló dans la région de Valence pour un trajet de 25 minutes vers la gare catalane qui dessert trois petites villes.
Le changement de région signifiait une attente de 1h30 dans cette gare excentrique : nous étions clairement dans la patrie de Dalí.  

Pourtant, pas de problème : les gares espagnoles proposent des petits bars populaires qui offrent des sandwiches et croque-monsieur préparés à la demande.
Si vous voulez un café ou une bière avec votre snack à la tortilla à 9 h du matin, vous l’aurez. A la petite gare de Peñíscola aussi, nous avons eu le temps de remarquer les vieilles pubs puisque le bus nous y avait déposés 45 minutes avant le moindre train.

Alberobello and Locorotondo

Alberobello is world-famous for its trulli and the town has been listed on the Unesco World Heritage.  Trulli can be found everywhere dotted about in the countryside, and in towns, of the Valle d’Itria.  They come in all kinds of sizes, uses and states of renovation or disrepair.

To learn more about the history and the use of trulli, the Unesco website (https://whc.unesco.org/en/list/787) gives a lot of information.

We were there around 9 am and it was not crowded. Tour buses started arriving around 10:30. We were surprised to see that a large number of the trulli had been turned into tourist shops in the area of the largest concentration of them. Perhaps naively, we had thought that the status of heritage list would prevent shops being established right there.  In other parts of town, however, trulli are inhabited.  Still, we are glad to have visited the town, they truly (:)) ) are amazing constructions.

Locorotondo is a much smaller, whitewashed  town perched on a hill and  pleasant.

Alberobello est connue dans le monde entier pour ses trulli et la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.  On peut voir les trulli dans toute la vallée d’Itria, dans les campagnes comme dans les petites villes.  Elles sont de formes différentes, beaucoup sont transformées en maisons de vacances ou hôtels et elles vont d’entièrement rénovées à totalement en ruines.

Pour  en savoir plus sur leurs histoire et usages, le site de l’Unesco (https://whc.unesco.org/fr/list/787) est instructif.

Nous sommes arrivés à Alberobello avant 9h du matin et avons pu nous promener dans de bonnes conditions. C’est vers 10h30 que des bus ont déversé de nombreux visiteurs.  Nous avons été surpris de voir que beaucoup de trulli dans le quartier à la plus grande concentration étaient des magasins pour touristes. Nous avions, naïvement sans doute, pensé que l’inscription à l’Unesco empêcherait l’établissement de commerces à cet endroit particulier.  Dans le reste de la ville, des trulli sont éparpillés et habités.
Nous sommes contents d’avoir visité la ville car ces constructions sont incroyables.

Locorotondo est une plus petite ville, aux maisons blanches et perchée sur une colline et il est plaisant de s’y balader.


A market town

Solothurn has a wonderful market : on Wednesdays and Saturdays, mostly local farmers come and sell their varied crops.  Apart from some Italian re-sellers and apricot farmers from Valais during the summer, most of the food is produced in the area, within 20 kms.  There are more stalls on Saturday and many shoppers come from the Swiss-French cantons.

We spread our fruit and vegetables shopping among a number of stalls, because we feel it is important to keep as many farmers coming as possible.
Some are quite specialized : we buy all  our apples and pears (and asparagus in the spring) from a farm along Lake of Bienne. That farm will turn 100 years old next year (pretty young in a town that has seen its market start in 1321) and has thousands of trees and a variety of fruit to suit every taste.

We buy all our cheeses from a farmer in the Jura. His farm is situated at 800m, he has 24 cows, as well as some goats and ewes.  Besides his own production, he also offers a very good selection of wonderful other cheeses.

We have had a long season of cherries, as different varieties saw them last from end of May until early August. The farmer we bought them from was also the only one who proposed blackcurrant and we could enjoy some delicious cakes. Their peaches were also tasty, freshly-picked in the morning, ripe, soft and juicy.

In mid-August, there is an event over one week, the Solothurn baroque days, and we see people wandering around town dressed up, with powdered wigs  and faces. For the occasion, the Saturday market was a bit different with baskets, people dressed in their regional peasant attire.

Soleure et son marché

Soleure a un marché formidable : tous les mercredis et samedis, des fermiers locaux y vendent leurs récoltes.  A part  quelques revendeurs de produits italiens et des abricots du Valais en été, les fruits et légumez viennent de la région dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Le  marché du samedi matin est plus grand et  voit de nombreux Suisses romands venir y faire leurs achats.

Nous achetons nos produits dans plusieurs stands car il nous semble important que de nombreux paysans continuent de venir nous apporter leurs délicieuses récoltes.  Certains sont très spécialisés : nous achetons nos pommes et poires (et asperges au printemps) d’une ferme située au bord du lac de Bienne. Cette entreprise familiale va bientôt fêter ses 100 ans (ce qui semble jeune dans une ville où le marché existe depuis 1321). Elle compte des milliers d’arbres fruitiers et offre des variétés pour tous les goûts.

La saison des cerises a duré longtemps puisque le grand choix de variétés a permis d’en proposer de fin mai à début août.  Le fermier chez qui nous les achetions était aussi le seul à proposer des cassis qui nous ont offert de bons gâteaux. Leurs pêches étaient aussi délicieuses, cueillies le matin même, mûres et juteuses.

Nous achetons tous nos fromages d’un paysan du Jura bernois dont la ferme est située à 800m d’altitude. Il possède 24 vaches, des chèvres et des brebis. A part sa production propre, il propose un beau choix de fromages d’autres producteurs.

A mi-août ont lieu les Journées baroques de Soleure et les gens déambulent en costumes et perruques poudrées. A cette occasion, le marché du samedi est quelque peu différent avec les vendeurs dans leurs costumes paysans traditionnels et les anciens paniers et outils joliment mis en valeur.

Böögg burning

In the evening of Ash Wednesday, after almost a week of festivities, we stood on Marktplatz at 8 pm to watch the burning of the Böögg, a tall figure. It marked the end of the “5th season” and its appearance varies from year to year.

In 2022, it represented a dancer turning on itself. Just in case it was not clear enough, the word “danzööse” (a German phonetic writing of the French word) was written on its back. In 2020, the event did not take place because of strong winds and the risk of burning down the whole town.

https://youtube.com/shorts/x726COf4tTA?feature=share

https://youtube.com/shorts/DE5POLe3hMk?feature=share

Mise à feu du Böögg

Le soir du mercredi des Cendres, à la fin de près d’une semaine de célébrations, nous nous sommes retrouvés sur la place du Marché pour assister à la mise à feu du Böögg. Cet événement marque la fin de la “5e saison”.

Son apparence change d’une année à l’autre. En 2022, il s’agissait d’une danseuse tournant sur elle-même. Le nom “danzööse” était inscrit sur son dos, si son allure n’était pas suffisamment claire. En 2020, il n’avait pas été possible de brûler le Böögg pour cause de bourrasques de vent et le risque que la ville entière ne prenne feu était trop grand.

Colourful Carnival

Every evening, people and music bands have been out and about (already practicing one week before Carnival) but, on the week-end, the city’s streets were packed from noon (after the market) until deep into the night.

We must have been the only people without a costume and make-up.  Every age group was dressed up and made up, colours were bright, and there were some very creative ideas.

There were numerous bands playing in the streets, bars were full of happy revellers in the evening, dancing, singing – and no mask in sight.  The only reminder of the pandemic being that the float parades did not take place, as preparations had stopped in December when it looked like Carnival might be scrapped this year again.

https://youtube.com/shorts/-gwK9ka8zh8?feature=share

https://youtube.com/shorts/KSDyo5uGCXU?feature=share

Addendum: One week later, Covid infection numbers were up by 93 %.

Carnaval coloré

Tous les soirs depuis le jeudi, il y a des gens dans les rues et des fanfares (qui pratiquaient déjà depuis une semaine). Mais le week-end, les rues étaient bourrées de monde dès midi jusque tard dans la nuit.

Nous étions sans  doute les seuls sans maquillage ou déguisement.  Toutes les tranches d’âge portaient des déguisements, des bébés aux octogénaires. Les couleurs  étaient vives et les costumes créatifs.

De nombreuses fanfares jouaient dans les rues, les bars étaient remplis le soir de fêtards chantant et dansant – sans un masque à l’horizon. Le seul rappel de la pandémie : le défilé des charsn’a pas eu lieu, car les préparations s’étaient arrêtéesen décembre, car l’on craignait de devoir à nouveau annuler le Carnaval.

Une semaine plus tard, les infections avaient augmenté de 93 %.

Carnival – Chesslete

Although there have been many signs of the upcoming Carnival for several weeks, the actual week festivities in Solothurn begin with the ‘Chesslete’ which took place this morning at 5 am. Each Carnival has its specificities and this event is typical of this town, although it has now spread to the whole canton.

An estimated 10 to 12’000 revellers took to the streets in white shirts, night caps and red scarves to rouse the inhabitants with a cacophony of loud instruments, usher in the ‘fifth season’, as the carnival celebrations are known and chase the winter away.

Yesterday afternoon, under the sun, it was the young children who took to the streets, babies in cots were also dressed in white night gowns.  Many wore ear protections and some slept straight through.

Bien qu’il y ait eu de nombreux signes depuis quelques temps que la période du carnaval allait arriver, les festivités pour une semaine ont débuté ce matin à 5 heures par le “Chesslete”. Chaque carnaval a ses spécificités et cet événement est typique de la ville de Soleure, bien qu’il soit maintenant observé dans tout le canton.

Une foule de 10 à 12’000 personnes en chemises et bonnets de nuit blancs avec des foulards rouges et des “instruments” tels que cloches de vaches, casseroles, crécelles et trompettes ont réveillé la population pour « la cinquième saison », nom donné à la période du carnaval, et pour chasser l’hiver.

Hier après-midi, sous le soleil, les petits, habillés de la même manière mais équipés de casques anti-bruit, ont eu leur défilé. Des bébés réussissaient à dormir dans leurs chariots.

Büren an der Aare and the Huguenots

In the 17th century, thousands of Huguenots (French protestants) and Waldensians (a pre-Reform movement) from Piedmont found refuge in the small town of Büren an der Aare on their way to Germany.  This Bernese town was the last stop before entering the catholic canton of Solothurn whose local authorities allowed the refugees’ boats to transit through their territory.

After decades of near tolerance, with waves of repression, the French king revoked the edict that allowed the Protestant faith to be practised.  This led to many citizens fleeing the country, although they were prohibited to do so.  Therefore, the French Ambassador, whose residency was in Solothurn, requested that the boats be stopped there and that any French citizen be handed over to him so they could be sent back to France.

Solothurn refused and received the support of the Swiss Confederation.  The refugees were issued Bernese laissez-passer, the boats transited through the canton and the Ambassador of France could do nothing to stop them.

The town was first mentioned  in the late 12th century and a bridge was built in 1275.  The town’s earnings came from the bridge tolls and transport of goods, such as wine, timber and tobacco.  Nowadays, it is a pleasant stop on boats travelling between Biel and Solothurn and several bike and walking paths pass through it.  It has a population of about 3,700 inhabitants.

We walked back to Solothurn on one of the legs of the  Seeland path (nr 76), passing through villages and woods.  There is also a path along the river.

Büren an der Aare et les huguenots

Au XVIIe siècle, des milliers de huguenots et Vaudois du Piémont en route pour l’Allemagne trouvèrent refuge dans la petite ville de Büren an der Aare. Cette petite cité bernoise était la dernière escale protestante avant l’entrée sur le territoire catholique de Soleure dont les autorités  permettaient le transit des bateaux des réfugiés.

Après des décennies de tolérance, avec des vagues de pépression et persécutions, le roi Louis XIV révoqua l’édit de Nantes qui permettait la pratique de la religion protestante.  Cela amena de nombreux citoyens à quitter le pays, bien qu’ils en aient eu l’interdiction.  L’ambassadeur de France, dont la résidence était à Soleure, demanda que les bateaux y soient stoppés et que tous les citoyens français lui soient remis pour qu’il puisse les renvoyer en France.

Soleure refusa et reçut le soutien de la Confération.  Les refugiés reçurent des laissez-passer de Berne et les bateaux purent transiter sans souci.  L’ambassadeur de France ne put rien faire pour les en empêcher.

Büren an der Aare est mentionnée pour la première fois à la fin du XIIe s. et un pont y est construit en 1275.  La ville obtint ses revenus d’une taxe pour traverser le pont et du transport et transfert de marchandises sur la rivière (vins, bois, tabac, etc.).  De nos jours, c’est un arrêt apprécié des bateaux entre Bienne et Soleure, des cyclistes et des randonneurs, plusieurs sentiers passant par la ville. On y compte approximativement 3700 habitants.

Nous sommes rentrés à Soleure en empruntant l’une des étapes du sentier du Seeland (nr 76), en passant par des villages et des forêts.  Il y a aussi un sentier le long de l’Aar.