• Carrot market in Aarau (11/2/2022)

    Aargau is the canton of carrots and a market dedicated to this vegetable is held on the first Wednesday of November. It has become a tradition but has only been going for about 40 years. There are around 140 stalls, many varieties of carrots, some of them turned into elaborate decorations and preparations such as cakes, jams and tarts.

    Le marché aux carottes d’Aarau

    Argovie est le canton de la carotte et le premier mercredi du mois de novembre, un marché dédié à ce légume a lieu à Aarau. C’est devenu une tradition mais il n’existe que depuis une quarantaine d’années.  Il y a environ 140 marchands, de nombreuses variétés de carottes, certaines transformées décorations élaborées et diverses préparations culinaires telles que tartes, gâteaux et confitures.

  • Lake Hallwil and Beromünster (10/17/2022)

    Back in Switzerland, the weather was still sunny and warm, so we went on our way to Lake Hallwil, where there is a 20-km loop path on its shores. The area is very recreational and there are a few small harbours and a regular cruise boat criss-crossing the lake.  The water was still at 21°c, so we saw swimmers, stand-up paddlers, kayakers, canoeists and even some divers. They were probably going to see the remains of prehistoric pile-dwelling (or stilt house) settlements in and around the lake built from around 5000 to 500 B.C., listed on the Unesco World Heritage. These are now under water.

    On the way to the lake, via Sursee, we drove through Beromünster.  For the older generations of Switzerland, this name is synonym with the German-speaking transmitter of the Swiss radio (Sottens, north of Lausanne emitted in French and Monte Ceneri in Italian). We stopped to have a look around.

    There is a recently opened path that takes you to the transmitting tower through the town, past fields and woods.
    https://www.beromuenster-radioweg.ch/. There are a number of stories to listen to along the way for (High) German speakers.

    The biggest surprise though was St Michael’s church. St. Michael’s is home to major cultural treasures including gold and silver jewellery and richly decorated vestments. The Baroque church boasts three organs and choir stalls dating back to the 17th century, a 7th century Warnebertus reliquary, ivory panels and book covers from the 8th to the 14th centuries, a Limoges crucifix and a processional cross from the 13th century, gold and silver liturgical artefacts and precious vestments as well as a collection of Early and High Medieval reliquary cloths. Guided tours by canon clergymen are available by appointment.

    On our way back, we came across villagers in traditional outfits. We asked them if they always dressed like this on Sundays. They laughed and said they had just prayed, sung and danced in the village church for “Erntedankfest”, (festival of thanks for good crops) and were now going for drinks and nibblies. We walked into the church and saw  that it had been decorated with seasonal fruit, vegetables and flowers.

    We have often come upon interesting small places while walking, but even when travelling by car, provided you leave the freeways, discoveries are just around the corner.

    Needless to say, we only had time for walking one side of the lake.

    Le lac d’Hallwil et Beromünster

    De retour en Suisse, le temps était encore  ensoleillé avec des températures agréables, aussi nous sommes partis pour le lac d’Hallwil où un sentier d’une vingtaine de kilomètres permet de faire le tour du lac. C’est un lieu de villégiature avec quelques ports et lieux de baignade. Un bateau circule sur le lac pour des petites croisières. La température de l’eau atteignait encore les 21° et les nageurs, pagayeurs, canoéistes et kayakeurs s’en donnaient à coeur joie. Nous avons même vu des plongeurs qui allaient sans doute explorer les vestiges d’établissements préhistoriques palafittiques (sur pilotis) datant d’environ 5 000 à environ 500 av. J.-C, inscrits au patrimoine mondial de l’humanité et qui se trouvent maintenant sous l’eau.

    En route vers le lac, nous sommes passés par Beromünster.  Pour les Suisses plus âgés, ce nom est synonyme de l’émetteur de la radio suisse en langue allemande (Sottens pour le frrançais et Monte-Ceneri pour l’italien). Nous nous sommes arrêtés pour visiter le village.

    Un sentier culturel a récemment été ouvert, qui amène à l’antenne de diffusion en passant par le village, les prairies et les bois.
    https://www.beromuenster-radioweg.ch/. On peut entendre des histoires à différentes stations le long du chemin, pour autant que l’on comprenne l’allemand (les programmes n’étaient pas en  dialecte alors).

    La grande surprise pour nous fut la découverte de l’église St Michel. Celle-ci abrite des trésors culturels majeurs, notamment des bijoux en or et en argent et  des vêtements richement décorés. L’église baroque possède trois orgues et des stalles de chœur datant du XVIIe siècle, un reliquaire de Warnebertus du VIIe siècle, des panneaux et des couvertures de livres en ivoire du VIIIe au XIVe siècle, un crucifix de Limoges et une croix de procession du XIIIe siècle, des objets liturgiques en or et en argent et des vêtements précieux, ainsi qu’une collection de tissus de reliquaires du Haut et du Bas-Médiéval. Des visites guidées par des ecclésiastiques canonisés sont disponibles sur rendez-vous.

    En retournant à la voiture, nous avons croisé des villageois en costumes traditionnels. Nous leur avons demandé s’ils s’habillaient ainsi tous les dimanches. Ils ont ri et ont dit qu’ils venaient de danser, chanter et prier dans l’église du village à l’occasion de la  “Erntedankfest” (fête de gratitude pour les bonnes récoltes) et qu’ils allaient maintenant prendre l’apéro dans la salle communale.  Nous sommes entrés dans l’église: elle avait été décoréeavec des fleurs, fruits et légumes de saison.

    Lors de nos randonnées, nous sommes souvent arrivés dans des petits villages et communautés intéressantes. Même en voiture, si l’on quitte les autoroutes, les découvertes ne sont pas loin.

  • Two emblematic churches in Marseille (10/8/2022)

    The two most emblematic churches of Marseille (Notre-Dame de la Garde and the Cathedral of La Major) are quite recent, having both been (re)built in the 19th century. There had been a number of churches in these locations for many centuries.

    Notre-Dame de la Garde stands high above the city, offering sweeping views, and is recognizable from a long way away. Inside the basilica, the decoration is rich, golden, with red and white marbles, the mosaics are in Byzantine style.

    On top of the church, there is a gold-covered statue of Mary, protector of the city and its sailors. Many plaques testify to the attachment of the people of Marseilles and the people of the sea.

    The Cathedral sits on an esplanade between the Vieux-Port, Le Panier and La Joliette. It is the only cathedral built in France in the 19th century. Its spectacular dimensions are similar to those of St. Peter’s Basilica in Rome, which allows it to receive up to 3,000 people! This large scale was intended to show the power of the city, at a time when Marseille was the largest port in France and a stopover point for ships from all over the world.

    “The Major combines Roman and Oriental styles, thus opening a cultural door to the East.  It also has bell towers and domes. Once inside, you can admire its unique and majestic architecture: the Byzantine arcades, statues and magnificent mosaics. The materials chosen are equal to its excess: white marble from Carrara, porphyry, onyx from Italy and Tunisia, mosaics from Venice and green stones from Florence.”

    Deux églises emblématiques de Marseille

    Les deux églises les plus emblématiques de Marseille, Notre-Dame de la Garde et la Cathédrale de la Major, sont assez récentes puisqu’elles ont toutes deux été (re) construites au XIXe siècle. Toutefois, des églises avaient été érigées sur ces lieux-même pendant des siècles.

    Notre-Dame de la Garde se situe sur la colline la plus haute de la ville avec des vues plongeantes sur la ville et est visible loin à la ronde. A l’intérieur, la décoration est riche, dorée et des marbres blancs et rouges ont été utilisés, alors que les mosaïques sont de style byzantin.

    Au sommet de la basilique trône une statue dorée de Marie, protectrice de la ville et de ses marins. De nombreuses plaques témoignent de l’attachement des Marseillais et des gens de la mer.

    La Cathédrale est située sur une esplanade, entre les quartiers du Vieux Port, du Panier et de la Joliette.  C’est la seule cathédrale construite en France au XIXème siècle. Ses dimensions spectaculaires sont semblables à celle de la Basilique St Pierre de Rome, ce qui lui permet de pouvoir accueillir jusqu’à 3 000 personnes ! Cette taille grandiose visait à montrer la puissance de la cité, à une époque où Marseille était le plus grand port de France et servait d’escale à des navires venus du monde entier.

    “La Major allie les styles romains et orientaux, ouvrant ainsi une porte culturelle sur l’Orient.  Elle possède en outre des clochers et des coupoles. Une fois à l’intérieur, vous pourrez admirer son architecture unique et majestueuse : les arcades byzantines, les statues ainsi que de magnifiques mosaïques. Les matériaux choisis sont à la hauteur de sa démesure : marbre blanc de Carrare, porphyre, onyx d’Italie et de Tunisie, mosaïques de Venise et pierres vertes de Florence.”

  • Marseille (10/7/2022)

    It had been more than 20 years since we had been in Marseille and the city has changed enormously.

    It is much more lively and many young people have moved here, thanks to cheaper rents and possibilities to set up cafés and canteens at accessible costs. The docks area has been revamped, the buildings have been renovated but, unfortunately, turned into office spaces and shops. The mixed living of the Dutch would have been great here.

    Marseille was chosen as a European Capital of Culture in 2013 and, as is often the case, it was a motor for change. The MuCEM (Museum of Mediterranean civilisations) opened that year, right at the entrance of the Vieux-Port. While there are still far too many cars, we saw progress in public transport and pedestrian areas.

    Cela faisait plus de 20 ans que nous n’étions plus allés à Marseille et la ville a beaucoup changé.

    La ville est plus vivante et beaucoup de jeunes s’y sont installés, les loyers abordables offrant des possibilités d’ouvrir des cafés, cantines et autres commerces à un coût accessible. Les docks ont été rénovés et aménagés en bureaux et magasins mais pas, malheureusement, en logements. Les immeubles à usage multiple dees Néerlandais auraient pu bien fonctionner ici.

    Marseille avait été choisie pour être la Capitale européenne de la Culture en 2013 et, comme souvent, cela avait été un moteur de changement pour la ville. A l’entrée du Vieux-Port le MuCEM (Musée des Civilisations de la Méditerranée) a ainsi ouvert cette année-là. Bien que les voitures soient encore beaucoup trop présentes, nous avons pu voir des progrès de mobilité douce, transports publics et zones piétonnes.

  • A quirky train station (10/4/2022)

    One of the pecularities of travelling by regional trains in Spain is that you have to change train when leaving or entering a new region – and the timetables don’t necessarily match.

    We took the regional train from Peñiscola-Benicarlo (in Valencia region) for a 25-minute ride to the station serving three local towns in the very south of Catalonia.  Having changed region meant that we had a 90-minute wait at this very quirky station : it was clear we were in the land of Dalí.

    However, Spanish stations are always equipped with popular little bars that will prepare fresh food (toasted or baguette sandwiches). Whether you want to have a beer or a coffee at 9am with your tortilla toasted sandwich, it is not a problem. We had time to notice the vintage ads in Peñiscola, as the bus dropped us off there with 45 minutes to spare before any train arrived.

    Une gare excentrique

    L’une des particularités de voyager en train régional en Espagne est qu’il faut en changer dès que l’on quitte ou arrive dans une autre région – et les horaires ne correspondent pas nécessairement.

    Nous avons pris le train local depuis Peñíscola-Benicarló dans la région de Valence pour un trajet de 25 minutes vers la gare catalane qui dessert trois petites villes.
    Le changement de région signifiait une attente de 1h30 dans cette gare excentrique : nous étions clairement dans la patrie de Dalí.  

    Pourtant, pas de problème : les gares espagnoles proposent des petits bars populaires qui offrent des sandwiches et croque-monsieur préparés à la demande.
    Si vous voulez un café ou une bière avec votre snack à la tortilla à 9 h du matin, vous l’aurez. A la petite gare de Peñíscola aussi, nous avons eu le temps de remarquer les vieilles pubs puisque le bus nous y avait déposés 45 minutes avant le moindre train.

  • Peñiscola (10/3/2022)

    We stopped for a couple of days in Peñiscola on our way back up the coast and enjoyed our time there.

    The old town is well preserved and has been the backdrop of many movies and, more recently, has appeared in season 6 of Game of Thrones.  The castle was built by the Templars on the remains of an Arabic fortress. It was used by three popes and Peñiscola became the third papal seat, together with Rome and Avignon.

    The beach stretches a long way across and the bay is lined with hotels but, at this season, the tourists were mostly local. The sea was still warm and we enjoyed going for swims, followed by long walks on the beach.

    We stayed in a small pension in town, that happened to have one of the two top-rated restaurants, so we thought it was the place to taste a well-prepared paella. Also, while we ate our fish the first evening, the restaurant was filled with Spaniards eating paella or fiideuà, a good sign.

    Nous avons passé deux nuits à Peñiscola et nous y sommes beaucoup plu.

    La vieille ville est bien préservée et a servi de décor à plusieurs films et, plus récemment, est apparue dans la sixième saison de Game of thrones. Le château a été construit par les Templiers sur les ruines d’une forteresse arabe. Elle a été le lieu de résidence de trois papes, une époque où Peñiscola devint le troisième siêge papal avec Avignon et Rome.

    La plage s’étend sur des kilomètres et la baie est bordée d’hôtels mais, à cette saison, le tourisme était surtout local. La température de l’eau était encore agréable et nous avons pu profiter de baignades suivies de longues balades sur la plage.

    Nous sommes restés dans une petite pension qui tenait l’un des deux meilleurs restaurants de la ville, l’endroit parfait pour déguster une paella préparée dans meilleures conditions. Le premier soir, alors que nous avions pris du poisson, le restaurant étaient plein d’Espagnols venus se régaler de paella et fideuà, un bon signe.

  • A short stay in Valencia (10/1/2022)

    We were not able to book more than two nights in Valencia, so we pretty much only had one full day in the city.

    Still, we had time to stroll, visiting the World Heritage-listed old silk exchange and the central food market, which is still a fully functional and working market. We just took the one photo of the ceiling, so as not to disturb the locals going about their shopping. It almost felt like being in a cathedral dedicated to food, which was all fresh and appetizing. A bar on the outside had an interesting offer : buy your meat or fish from the market and they will cook it  for you (for a few euros), according to your preferences. We saw 5 blokes sharing a couple of big T-bone steaks, accompanied by vegetables, and washed down with a couple of bottles of red wine – and that was at 11 am.

    We also walked through a part of Turia Park (a 9-10 km long stretch of green going through the city where a river used to run – and sometimes come out of its bed).

    We went to the gorgeous North Train Station to check the information that most trains were booked out. It was confirmed, so we decided to stick to regional trains and head back up the coast, going short distances.

    Un court séjour à Valence

    Nous n’avons pas pu réserver plus de deux nuits à Valence et notre séjour s’y est réduit à un peu plus d’une journée complète.

    Nous en avons profité pour nous balader, visiter la bourse de la soie (inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco) et le marché central, qui est encore fonctionnel et axé sur la population locale. C’est pour cette raison que nous n’avons pris qu’une photo du plafond, afin de ne pas déranger les acheteurs et marchands. On se serait cru dans une cathédrale dédiée à la nourriture, fraîche et appétissante. Un bar à l’extérieur du bâtiment proposait de cuisiner, pour quelques euros, les produits achetés (viande ou poisson) au marché (à la plancha, réchauffés, à la vapeur).  Nous avons vu 5 hommes se partager deux côtes de boeuf, accompagnés de légumes et de deux bouteilles de vin rouge – à 11 heures.

    Nous nous sommes aussi promenés dans une partie du parc Turia, un poumon vert qui traverse la ville sur une dizaine de kilomètres. La rivière Turia y coulait encore il y a quelques décennies et y sortait parfois de son lit. Elle a été redirigée et ce parc est rapidement devenu très populaire.

    Finalement, nous nous sommes rendus dans la magnifique Gare du nord pour vérifier que tous les trains vers les villes étaient bien complets. Ceci nous a été confirmé et nous avons alors décidé de prendre des trains régionaux pour remonter la côte.

  • Ferry to the mainland (9/30/2022)

    After our ten days in Puglia, we wanted to go to Spain. Flights to the mainland from Bari were leaving or arriving at inconvenient times, except for a flight to Mallorca.

    We had originally thought of spending a few nights on this island we like very much, but it was not to be, as everything seemed to be booked out. We did find a room in a hotel not far from the port. It proved convenient, as we then arranged to take a ferry to Valencia.

    The trip itself was great, the ferry was not crowded at all, we could move around at will and spent a couple of hours reading on deck chairs.  We could admire the island as we left, passed to the north of Ibiza before arriving in Valencia, where there were some enormous cargos as well as a number of ferries.
    A relaxing way to travel.

    Ferry pour le continent

    Après nos dix jours dans les Pouilles, nous voulions nous rendre en Espagne.  Les vols depuis Bari partaient ou arrivaient à des heures indues, à part celui pour Majorque.

    Nous avions pensé rester quelques jours sur cette île que nous apprécions mais cela n’a pas été possible car il n’y avait presque aucune disponibilité. Nous avons pu trouver une chambre dans un hôtel près du port, ce qui nous arrangeait puisque nous devions prendre le ferry pour Valence.

    Le voyage s’est très bien passé, le ferry n’avait que peu de passagers, on pouvait se promener et nous avons passé deux heures à lire dans les chaises-longues sur l’un des ponts. Nous avons pu admirer la côte de l’île, sommes passés au nord d’Ibiza avant d’arriver dans le port de Valence, où il y avait des cargos énormes et des ferrys.
    Une traversée relaxante.

  • Monopoli and the end of the Puglian trip (9/28/2022)

    We took a bus from Martina Franca to Monopoli via Fasano, where we had to change. In true Italian fashion, the bus dropped us off at a street corner, with no bus stop marked, although city buses stopped nearby but nobody seemed to have a clue whether a bus for Monopoli would show up – and where.

    Fortunately for us, there were a couple of young women from the area, also going to Monopoli, who were as puzzled as we were but knew somebody who worked for this particular bus company.  They called that person a number of times to check a) that there would be a second bus b) that we were (roughly) in the right spot c) whether we had missed it, since it was already 20 minutes overdue.  Ten minutes later, the four of us were the only passengers on a bus speeding down the freeway. The bus driver had blown the horn and yelled at us to jump onboard, which was as well, since the destination was marked Brindisi, in the opposite direction and we could easily have missed it. A bit of fun and adventure.

    Monopoli was nice enough, with a few tiny beaches but, with the cold wind that has been with us for one week, we did not feel like swimming. So, we just strolled around town, saw another spectacular church and chatted with some Filipina nuns.

    Bari was our last city visit in Puglia and we did not enjoy it. We found people dour, unfriendly and grumpy, quite a change from the rest of our trip in the region.

    Monopoli et la fin du voyage dans les Pouilles

    Nous avons pris un bus de Martina Franca à Monopoli via Fasano, où il y avait un changement. Le bus nous a déposé au coin d’une rue. Il n’y avait aucune indication d’un arrêt, à l’italienne. Les bus de la ville ne s’arrêtaient pas loin mais personne ne pouvait nous dire s’il y aurait un bus pour Monopoli ni où il s’arrêterait.

    Heureusement pour nous, il y avait deux jeunes femmes de la région qui se rendaient aussi à Monopoli et qui étaient aussi perdues que nous. L’une d’elles avait une connaissance qui travaillait pour la compagnie de bus et elle l’a appelée plusieurs fois pour essayer d’en savoir plus. Allait-il y avoir un deuxième bus ? Etions-nous plus ou moins au bon endroit ? L’avions-nous raté ou avait-il tout simplement du retard ?  Dix minutes nous étions les seuls quatre passagers d’un bus filant à vive allure sur l’autoroute. Le chauffeur avait klaxonné en nous criant de monter dans le bus et heureusement car le bus indiquait Brindisi, la direction opposée et nous l’aurions sans doute raté. Un peu d’aventure.

    Monopoli était OK, avec quelques petites plages mais le vent froid qui nous a accompagné depuis une semaine ne nous a pas incité à nager. Nous nous sommes simplement promenés dans la ville, avons visité une autre église spectaculaire et parlé avec quelques nonnes philippines.

    Bari, dernière ville de notre tour dans les Pouilles ne nous a pas plu.  Nous avons trouvé les gens généralement peu aimables voire désagréables, un grand contraste avec le reste de notre séjour.

  • Alberobello and Locorotondo (9/26/2022)

    Alberobello is world-famous for its trulli and the town has been listed on the Unesco World Heritage.  Trulli can be found everywhere dotted about in the countryside, and in towns, of the Valle d’Itria.  They come in all kinds of sizes, uses and states of renovation or disrepair.

    To learn more about the history and the use of trulli, the Unesco website (https://whc.unesco.org/en/list/787) gives a lot of information.

    We were there around 9 am and it was not crowded. Tour buses started arriving around 10:30. We were surprised to see that a large number of the trulli had been turned into tourist shops in the area of the largest concentration of them. Perhaps naively, we had thought that the status of heritage list would prevent shops being established right there.  In other parts of town, however, trulli are inhabited.  Still, we are glad to have visited the town, they truly (:)) ) are amazing constructions.

    Locorotondo is a much smaller, whitewashed  town perched on a hill and  pleasant.

    Alberobello est connue dans le monde entier pour ses trulli et la ville est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco.  On peut voir les trulli dans toute la vallée d’Itria, dans les campagnes comme dans les petites villes.  Elles sont de formes différentes, beaucoup sont transformées en maisons de vacances ou hôtels et elles vont d’entièrement rénovées à totalement en ruines.

    Pour  en savoir plus sur leurs histoire et usages, le site de l’Unesco (https://whc.unesco.org/fr/list/787) est instructif.

    Nous sommes arrivés à Alberobello avant 9h du matin et avons pu nous promener dans de bonnes conditions. C’est vers 10h30 que des bus ont déversé de nombreux visiteurs.  Nous avons été surpris de voir que beaucoup de trulli dans le quartier à la plus grande concentration étaient des magasins pour touristes. Nous avions, naïvement sans doute, pensé que l’inscription à l’Unesco empêcherait l’établissement de commerces à cet endroit particulier.  Dans le reste de la ville, des trulli sont éparpillés et habités.
    Nous sommes contents d’avoir visité la ville car ces constructions sont incroyables.

    Locorotondo est une plus petite ville, aux maisons blanches et perchée sur une colline et il est plaisant de s’y balader.

  • Martina Franca, a lovely surprise (9/25/2022)

    We originally booked a couple of nights in Martina Franca because it was much cheaper to stay there than in either Alberobello or Locorotondo, the two draws of the area. The train to these two towns would take 20 and 10 minutes, so it made sense.

    Nobody had recommended we visit this town, and we thought it might be a bit drab.  The beauty of its old town, thus, came as a total surprise: charming squares, little lanes, palazzi, a lovely cathedral, all these in the pedestrian centre, a real find.

    Some of the 1950-60s buildings have been nicely renovated – Quelques immeubles des années 50-60 ont été joliment rénovés

    We had a couple of very good meals at Luba bistrot, a restaurant that opened about 18 months (and had to close promptly due to the second lockdown). The ingredients come from the area, the valley of Itria, which is very fertile and produces some of Puglia’s most famous delicacies, such as capocollo (a coppa) or mozzarella di Gioia di Colle, among others.

    We visited Alberobello and Locorotondo on the second day but were really happy to have stayed in pretty Martina Franca.

    Martina Franca, une belle découverte

    Nous n’avions réservé deux nuits à Martina Franca que parce que les prix y étaient plus bas qu’à Alberobello et Locorotondo, les deux destinations phares de la région. Le train pour ces deux villes ne prenant que 20 et 10 minutes, cela faisait sens.

    Personne ne nous avait recommandé Martina Franca et nous attendions à une ville un peu tristounette.  La beauté de sa vieille ville, entièrement piétonne, nous a donc pris par surprise avec ses petites ruelles, sa cathédrale, ses petites places et palais. Une jolie trouvaille.

    Nous avons eu deux bons repas au bistrot Luba, un restaurant qui a ouvert il y a 18 mois (et dû rapidement fermer lors du deuxième lockdown).  Ils utilisent les ingrédients de la région, la vallée d’Itria, qui est très fertile et produits quelques-uns des produits les plus renommés des Pouilles, tels que le capocollo (une coppa) ou la mozzarella di Gioia di Colle, parmi d’autres.

    Nous avons visité Alberobello et Locorotondo le lendemain mais étions contents d’avoir séjourné dans cette petite ville.

  • Otranto and a walk along the coast (9/23/2022)

    We took a local train to get to Otranto, Italy’s easternmost town. We had to change in Maglie but there is no worry about missing the connection since, if running late, the next train will await your arrival.  The travel speed was low, so it allowed us to witness the ravages wrought by the olive tree leprosy (xylella fastidiosa) in the area. It is a sad thing to see field after field of dead old trees. We saw a few areas with new trees planted, it seems some varieties are resistant to the disease.

    The old town was quite nice but with many tourist shops, thankfully not crowded, since we are nearing the end of the season (and cold winds soon obliged us to wear our jackets).

    There were no buses to the sandy beaches to the north and although we had been told there were no walking paths and a car was needed to go anywhere, we started walking along the coast, southward.  A dirt road and parking area had a number of campervans and cars but, as soon as we were on a single track, there were very few people.

    The mountains of Albania were quite visible across the sea and the coast had a number of observation bunkers, about every 2 kms. Small stone huts in  the vicinity, which sheltered the soldiers, have all fallen into disrepair. Albania is famous for these constructions  but we were not aware  Italy also had them.

    Otranto et une balade le long de la côte

    Nous avons pris un petit train local pour arriver à Otranto, la ville la plus à l’est de l’Italie. Il y a un changement de train à Maglie mais aucun risque de rater la connection, car il attend l’arrivée du train de Lecce. Le voyage se déroule à une vitesse basse et permet de constater les ravages créés par la lèpre de l’olivier (xylella fastidiosa).  Quelle désolation de voir des champs d’oliviers morts à perte de vue.  Nous avons pourtant vu quelques nouvelles plantations et greffes car il semble que quelques variétés ssoient résistantes à la maladie.

    La vieille ville est assez agréable mais avec beaucoup de magasins pour touristes. Heureusement, nous arrivons déjà en fin de saison (et le vent froid nous a rapidement rappelés d’enfiler nos vestes) et la ville n’était pas très fréquentée.

    Il n’y avait pas de bus vers les plages de sable au nord de la ville. L’office du tourisme nous avait dit qu’il n’y avait pas de sentier et qu’une voiture était nécessaire pour visiter les environs. Nous avons commencé à marcher vers le sud et nous sommes vite retrouvés sur une route non goudronnée puis un grand parking avec quelques camping-cars mais, dès que la route s’est transformée en petit sentier, nous n’avons vu que peu de personnes (quelques pêcheurs). Il n’y a pas de plage pendant les quelque 5 kilomètres de côtes mais il y a plusieurs accès pour se baigner.

    Les montagnes d’Albanie étaient bien visibles depuis l’autre côté de la mer et le sentier passe plusieurs bunkers d’observation, environ tous les deux kilomètres.  Des maisonnettes en pierre, proches et qui servaient d’abris aux soldats sont tombées en ruine. L’Albanie était célèbre pour ces constructions mais nous ignorions que l’Italie en avait aussi.

  • Doors, balconies and wrought iron in Lecce (9/21/2022)

    Beautiful craftmanship

    Portes, balcons et fer forgé à Lecce

    Talentueux artisans

  • Lecce – baroque and beautiful (9/20/2022)

    After almost two weeks in Marche, and being halfway down Italy, we took the train down to Lecce.  We had wanted to visit Puglia but, somehow, never got around to it.

    Our first stop was the second city of the region, and we immediately loved it.  Its small meandering lanes, beautiful buildings (even the rundown ones), its liveliness, pasticcerie, friendly attitude to bicycles, appealed to us.  Cars, while present, were not overwhelming, which is unfortunately still often the case in Italy.

    We live in a baroque city, but the limestone  used in Lecce, from the area (pietra leccese), is very malleable, allowing the sculptures to reach new levels of details and intricacies.  This has led to the term of “barocco leccese” with characteristics and a specific vocabulary to describe it.

    Getting into the modern, commercial part of town, past the pleasant Giardino Garibaldi, we visited the Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio. This church was built in the early 1900s, when this part of town was undeveloped, on land donated to build a sanctuary.  The décor was described to us by the young priest (who was sweeping the floor) as neo-gothic and quite impressive.

    Coup de coeur pour Lecce, belle et baroque

    Après deux semaines dans les Marches et à mi-chemin de la botte italienne, nous avons repris le train pour nous rendre à Lecce.  Cela faisait de nombreuses années que nous voulions visiter les Pouilles sans y parvenir.

    Notre premier stop a donc été la deuxième ville de la région et nous en sommes immédiatement tombés sous le charme. Ses petites ruelles sinueuses, magnifiques bâtiments (même les non rénovés ou entretenus sont d’une grande beauté), son animation, ses pâtisseries-bars, pistes cyclables, tout nous a plu. Les voitures, bien que présentes ne dominent pas le centre ville, ce qui est malheureusement encore souvent le cas en Italie.

    Nous vivons dans une ville baroque mais la pierre calcaire utilisée à Lecce (pietra leccese) est extrêmement malléable, ce qui a permis la réalisation de sculptures d’une exceptionnelle richesse.  On parle même d’un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres.

    Nous nous sommes aussi rendus dans la partie commerciale, de l’autre côté du jardin public Garibaldi et y avons visité la Chiesa Sant’Antonio Fulgenzio.  Cette église a été érigée au début du 20e siècle, bien avant que le quartier ne se développe dans les années 60.  Le terrain avait été donné à la ville afin d’y construire un sanctuaire.  Le jeune prêtre (qui balayait son église) nous a décrit le décor impressionnant comme néo-gothique.

  • Monte Vettore (9/17/2022)

    The weather had been a bit unstable but the forecast was showing Tuesday 13 as the clearest day to climb Monte Vettore, the Monti Sibillini’s highest summit, at 2’476 m. During the first half of the walk, we could see only Monte Vettorotto. It is only once at the bivacco that we see Vettore.

    Indeed, we had hardly seen it since we had arrived, as it was mostly in the clouds. A couple of days later, there were massive storms and strong winds, so we were glad we had not missed that opportunity.

    Normally, there is a lake at about 1’900 m, where a minuscule crustacean (Chirocephalus marchesonii) lives.  It is endemic to this place and has not been found anywhere else in the world. This year, however, the lake has run dry and we could not see any trace of it. While this tiny animal can adapt and survive some periods of drought, there are fears that it could disappear within the next few decades.

    Four years ago, we had climbed Monte Sibilla (which gives its name to the park) and Monte Priora, the third highest but a towering presence.

    Here are the links :

    Le temps avait été instable mais la météo nous promettait une journée calme et ensoleillée le mardi 13, donc idéale pour gravir le Mont Vettore, le sommet le plus élevé des Monts Sibillins, à 2’476 m. Durant la première moitié de la montée, on ne voit que le Mont Vettorotto. Ce n’est qu’une fois arrivés au bivouac que l’on voit le Vettore.

    En fait, nous l’avions à peine aperçu depuis notre arrivée, perdu qu’il était dans les nuages. Deux jours plus tard, des orages violents accompagnés de vents violents s’abattaient sur la région. Nous étions heureux de ne pas avoir raté cette opportunité.

    Normalement, il y a un lac vers 1’900 m, qui abrite un minuscule crustacé (Chirocephalus marchesonii). Cette espèce y est endémique et n’a été trouvée nulle part ailleurs dans le monde.  Cette année, le lac est à sec et nous n’en avons trouvé aucune trace.  Ce petit animal semble pouvoir s’adapter et survivre à des périodes de sécheresse mais des experts craignent sa disparition dans les prochaines décennies.
    Il y a presque quatre ans, nous avions gravi le Mont Sibilla (qui donne son nom au parc) et le Mont Priora, le troisième sommet du parc, à la présence imposante.

    Les liens à ces deux articles se trouvent ci-dessus.

  • Sarnano and its lost waterfalls (9/11/2022)

    Sarnano is a pretty small town at the foot of Monte Sibilla and on the edge of the Monti Sibillini national park.

    There is an easy loop around three waterfalls, two of which were re-discovered, hidden under vegetation, in 2020. They had disappeared for a number of years, in spite of being close to town and very accesssible by foot.  A trail has been marked and named “The path of the lost waterfalls”. Apparently, on the other side of town, they expect to uncover a few more, so a second path may open in the future.  This summer has been very dry, so there was not as much water as there would be in spring.

    What has brought us back to this region of Le Marche is Reba, a one-year old, sweet-tempered Rhodesian ridgeback and we took her on walks while our friends went on a holiday.

    Sarnano et ses cascades perdues

    Sarnano est un joli village perché au pied du Mont Sibilla et en bordure du parc national des Monts Sibillins.

    Il y a une balade facile pour voir trois cascades, dont deux n’ont été re-découvertes qu’en 2020.  Elles avaient disparu sous la végétation bien qu’étant très proches du village et d’un accès aisé. Un nom a ainsi été trouvé pour ce tour : “Sentier des cascades perdues”.  Il semble que d’autres cascades soient découvertes de l’autre côté de la ville et il pourrait bien y avoir un nouveau sentier dans le futur. Avec la sécheresse, les chutes déveersaient moins d’eau qu’au printemps.

    C’est Reba, une chienne d’un an, Rhodesian ridgeback qui nous a ramenés dans cette région des Marche.  Nous l’avons emmenée faire de belles balades pendant que nos amis partaient en vacances.

  • A market town (8/18/2022)

    Solothurn has a wonderful market : on Wednesdays and Saturdays, mostly local farmers come and sell their varied crops.  Apart from some Italian re-sellers and apricot farmers from Valais during the summer, most of the food is produced in the area, within 20 kms.  There are more stalls on Saturday and many shoppers come from the Swiss-French cantons.

    We spread our fruit and vegetables shopping among a number of stalls, because we feel it is important to keep as many farmers coming as possible.
    Some are quite specialized : we buy all  our apples and pears (and asparagus in the spring) from a farm along Lake of Bienne. That farm will turn 100 years old next year (pretty young in a town that has seen its market start in 1321) and has thousands of trees and a variety of fruit to suit every taste.

    We buy all our cheeses from a farmer in the Jura. His farm is situated at 800m, he has 24 cows, as well as some goats and ewes.  Besides his own production, he also offers a very good selection of wonderful other cheeses.

    We have had a long season of cherries, as different varieties saw them last from end of May until early August. The farmer we bought them from was also the only one who proposed blackcurrant and we could enjoy some delicious cakes. Their peaches were also tasty, freshly-picked in the morning, ripe, soft and juicy.

    In mid-August, there is an event over one week, the Solothurn baroque days, and we see people wandering around town dressed up, with powdered wigs  and faces. For the occasion, the Saturday market was a bit different with baskets, people dressed in their regional peasant attire.

    Soleure et son marché

    Soleure a un marché formidable : tous les mercredis et samedis, des fermiers locaux y vendent leurs récoltes.  A part  quelques revendeurs de produits italiens et des abricots du Valais en été, les fruits et légumez viennent de la région dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres. Le  marché du samedi matin est plus grand et  voit de nombreux Suisses romands venir y faire leurs achats.

    Nous achetons nos produits dans plusieurs stands car il nous semble important que de nombreux paysans continuent de venir nous apporter leurs délicieuses récoltes.  Certains sont très spécialisés : nous achetons nos pommes et poires (et asperges au printemps) d’une ferme située au bord du lac de Bienne. Cette entreprise familiale va bientôt fêter ses 100 ans (ce qui semble jeune dans une ville où le marché existe depuis 1321). Elle compte des milliers d’arbres fruitiers et offre des variétés pour tous les goûts.

    La saison des cerises a duré longtemps puisque le grand choix de variétés a permis d’en proposer de fin mai à début août.  Le fermier chez qui nous les achetions était aussi le seul à proposer des cassis qui nous ont offert de bons gâteaux. Leurs pêches étaient aussi délicieuses, cueillies le matin même, mûres et juteuses.

    Nous achetons tous nos fromages d’un paysan du Jura bernois dont la ferme est située à 800m d’altitude. Il possède 24 vaches, des chèvres et des brebis. A part sa production propre, il propose un beau choix de fromages d’autres producteurs.

    A mi-août ont lieu les Journées baroques de Soleure et les gens déambulent en costumes et perruques poudrées. A cette occasion, le marché du samedi est quelque peu différent avec les vendeurs dans leurs costumes paysans traditionnels et les anciens paniers et outils joliment mis en valeur.

  • Delémont BD (7/19/2022)

    Le chef-lieu du Jura, Delémont, est l’hôte depuis plusieurs années d’un festival de bandes dessinées et  romans graphiques.

    A mi-juin, un week-end entier est consacré à des animations et rencontres avec les auteurs et illustrateurs. Cependant, des expositions restent en place dans diverses places et ruelles de la vieille ville pendant la majeure partie de l’été. Il y a une notice explicative pour chaque artiste et des notes sur l’album ou les illustrations présentées. Les styles sont très variés et l’on peut découvrir de nouveaux talents comme des auteurs déjà très connus, tels Zep, Plonk et Replonk.

    Jenny s’y est rendue avec Zoé et nous aurons beaucoup de plaisir à y retourner l’an prochain pour la nouvelle édition.

    The small “capital” of the canton of Jura, Delémont, has been hosting a graphic novel and comics festival for a few years.

    A whole week-end in the middle of June is dedicated to conferences and encounters with authors and illustrators. However, a large number of exhibitions are scattered around the old town throughout most of the summer.  Each illustrator/author is presented on a board and the work exhibited is commented on. There are many different styles and one can discover new talents as well as famous artists, such as Zep or Plonk and Replonk.

    Jenny and Zoé enjoyed strolling around the exhibition and are planning to go back for the 9th edition next year.

  • Je peux pas, j’ai piscine (6/26/2022)

    We took the season’s pass for the pool again, which runs from mid-May to mid-September. The weather has been warm from the beginning and really hot throughout most of June.

    Our flat, under the roof, has been hot too, hovering between 28 (at night) and 32°. So, we have escaped the stifling heat to the pool every afternoon. There, under the shade of large trees, by the river, we play games, read, rest – and we swim (2 kms for John, 7-800m for Jenny).

    So, no hike this month (it has been pretty hot up there too, with no shade), just a couple of quick dashes to Geneva for a family lunch or a school outing. A stopover in the pretty town of Avenches was very pleasant though.

    p. s. “I can’t, I have to go to the pool” became a standard staying in French to illustrate a busy agenda, an excuse for better things to do. “J’ai piscine” is incorrect French

    Nous avons à nouveau pris l’abonnement saisonnier de la piscine qui court de mi-mai à mi-septembre. Contrairement à l’an dernier, nous avons pu en profiter dès le début et nous abriter quelque peu de la chaleur de ce mois de juin.

    Il fait très chaud dans notre appartement sous les combles (28° la nuit, 32+ la journée) et la piscine dans un grand parc arboré, au bord de la rivière nouus offre un répit : nous nageons, jouons, lisons et nous y reposons.

    Donc, pas de randonnée ce mois-ci (il fait chaud en montagne aussi) mais deux voyages brefs à Genève pour un repas en famille et une sortie d’école. Un arrêt dans la jolie petite ville d’Avenches a été un plaisir.

  • A short loop in Emmental (5/13/2022)

    The small village of Dürrenroth used to be a carriage relay stop on the way from Berne to Zurich. This explains the historic hotel and restaurant (two separate buildings), which used to host the travellers.

    From the village, we climbed the hill and walked on a hilly plateau.  Most of the farms were tucked away below the crest or bordered by dense trees, so we suspect it must be quite windy. About half way in the hike, we went down into another village, Ursenach, whose church has stained glasses dating back to around 1520.  Apparently, their style is indicative of a limited period of time.  A climb back up to reach the plateau again and we were on our way back, on the other side of the crest.

    Un petit tour en Emmental

    Le petit village de Dürrenroth était un relais de calèches entre Berne et Zurich, ce qui exlique l’hôtel et le restaurant historiques qui se font face et où les voyageurs se reposaient.

    Nous avons gravi la colline et nous sommes retrouvés sur une plateau ondulé.  La plupart des fermes sont construites en-dessous des crêtes ou bordées par des bois, donc cette région doit être assez venteuse.  A mi-chemin, le sentier nous mène au petit village d’Ursenach, où les vitraux du temple datent des années 1520. Apparemment, leur style indique une période assez précise. Remontée vers le plateau, de l’autre côté de la crête et retour vers notre point de départ.

  • The colours of April (4/29/2022)

    Back in Switzerland, and after a couple of rainy days, we have enjoyed lovely spring weather.

    Before hiking up the Jura again, we walked from Oberdorf, above Solothurn, to Grenchen, along the edge of the forest.  It stays around altitudes of 550 to 700 metres and is a good option for family walks. There are some picnic areas and benches along the way.  It was hazy, so we could not see the otherwise clear view of  the Alps.  Early on the walk, dinosaurs steps are clearly visible on the Jura, and fossils can be seen at the free natural history museum in Solothurn.

    A few days earlier, in Geneva, we’d enjoyed the wisterias and lilacs.

    Les couleurs d’avril

    De retour en Suisse, après quelques jours de pluie, le printemps est revenu.

    Nous en avons profité pour faire des balades. Celle qui va d’Oberdorf à Granges, en bordure de forêt offre normalement de belles vues sur les Alpes, reste entre 550 et 700m et est très accessible aux familles. Des coins pique-nique et des bancs jalonnent le parcours.  Au début, on peut aussi observer des traces de dinosaures sur les flancs du Jura. Des fossiles ont aussi été rassemblés dans le musée d’histoire naturelle de Soleure, qui est gratuit.

    Quelques jours auparavant, nous avions pu admirer les glycines et lilas à Genève.

  • Rotterdam – ch-ch-ch-changes (4/16/2022)

    In the past few years of travel in and out of Rotterdam, we have seen many new skyscrapers coming up.

    This building craze has intensified in the past two years and, upon our return this month, we were startled by the number of new apartment blocks and the many more under or awaiting construction.  Six months before we left, in June 2020, we had seen the long preparation of a building nearby. Firstly, demining companies need to inspect the area to ensure there are no unexploded bomb in the ground (Rotterdam was massively bombed in May 1940).  Secondly, it took 3 months to hammer huge pylones of about 30m into the ground to ensure stability (it is very common to see older houses leaning in all directions, moving with the unstable ground).  Once all this is done, it goes fast, as all the different trades work their way up (windows, plumbers, electricians, etc), all at once.

    Still, seeing a 65-storey building (De Zalmhaven), and its two lower companions of 30 floors, that were not there when we left came as a surprise.  Nearby, the upmarket Cooltower and its 50 floors, still under construction, is sold out.  Katendrecht is under important development, Euromast Park, Müllerpier, Maashaven and our Lloydkwartier have massive projects underway or in the pipeline, 600 apartments here, 1000 there.

    What we liked about Rotterdam, a sense of space, open views, low densification, a city a bit rough around the edges, is disappearing in front of our eyes. This has led us to close the Rotterdam chapter of our lives and we spent a few weeks there, gathering our belongings, re-visiting some areas and saying goodbye to people we had gotten to know.

    One of the new buildings of Rotterdam is the Depot, where parts of the collection of the Boijmans art museum (closed for renovations) is on display.  Museums only ever show a small part of their collections and the idea is to have regular rotation of the collections, which can be glimpsed behind big windows (but with no description).  The entrance ticket is free for residents of Rotterdam but costs €20 for others, a high price tag in our opinion. This building, The Depot, was inspired by an Ikea salad bowl.

    This will describe it better than we can:
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2021/nov/12/slapstick-architecture-ikea-salad-bowl-rotterdam-depot-boijmans-van-beuningen?CMP=Share_AndroidApp_Other

    Gros changements à Rotterdam

    Pendant ces dernières années d’allers et venues à Rotterdam, beaucoup de nouveaux gratte-ciels ont été construits.

    Cet engouement pour la construction s’est encore intensifié ces deux dernières années et, lors de notre retour ce mois-ci, nous avons été ébahis par le nombre de nouveaux bâtiments et ceux en projet. Six mois avant notre départ, nous avions vu les préparatifs pour des immeubles proches de notre appartement. D’abord, des entreprises de déminage doivent sécuriser la zone et s’assurer qu’il n’y a aucune bombe non explosée dans le sol (Rotterdam a été massivement bombardée en mai 1940). Puis, il a fallu trois mois pour enfoncer des pylônes de 30m de hauteur dans le sol pour le stabiliser (on voit fréquemment des maisons s’enfonçant dans le sol instable). Une fois ces conditions remplies, cela va vite, car les différents corps de métier travaillent en même temps dans les différents étages en cours de construction.

    Tout de même, voir une tour de 65 étages (De Zalmhaven) et ses deux compagnes de 30 étages sorties de terre et partiellement habitées apparaître pendant notre absence nous a surpris. Très proche, la Cooltower de 50 étages, pas encore terminée, a déjà été entièrement vendue. Katendrecht a plusieurs chantiers et des projets de développement massif sont prévus dans le parc de l’Euromast, à Maashaven, Müllerpier et notre Lloydkwartier, 600 logements ici, 1000 là.

    Ce que nous appréciions à Rotterdam, une sensation d’espace, un horizon ouvert, une ville peu densifiée et un peu brute, disparaît sous nos yeux. Ceci nous a amenés à la décision de fermer ce chapitre de nos vies. Nous avons donc passé quelques semaines à rassembler nos affaires, re-visiter divers coins de la ville et dire au revoir à nos connaissances.

    L’un des nouveaux bâtiments de Rotterdam est le Dépôt où une partie des collections du musée d’art Boijmans (fermé pour rénovation) seront exposées. Les musées ne peuvent montrer qu’une fraction de leurs imposantes collections et l’idée est de pouvoir donner un aperçu des oeuvres en stock. Il y aura une rotation régulière des objets présentés mais il n’y a aucune explication ou présentation. L’entrée est gratuite pour les résidents de Rotterdam mais coûte €20 pour les autres, un coût trop élevé selon nous. Ce bâtiment a été inspiré par un bol à salade d’Ikea.

    Voici une description du Dépôt, son architecture et fonction:
    https://www.archistorm.com/depot-boijmans-van-beuningen-rotterdam-par-mvrdv/

  • A couple of days in the Ruhr (3/30/2022)

    We spent a few days in the Ruhr visiting friends, on our way to Rotterdam.

    Ina and Jo took us to Münster, on walks up the coal waste “mountains”, which have been turned into recreation area that offer views over the Ruhr and the lock of Henrichenburg.

    This construction has been transformed into a museum, describing the unusual technique applied here. Instead of the lock filling entirely with water, the boat slides onto a platform with little water and is lowered or raised to the required level.

    This technique costs three times as much and is more complex to build as a standard lock but is valuable in the long run, as the loading of boats is twice as fast and uses about 150 times less water.

    It was built to enable waterway traffic to negotiate a 14-metre-high section of the canal, and was in operation for over 60 years.

    Quelques jours dans la Ruhr

    En route pour Rotterdam, nous avons passé quelques jours dans la Ruhr chez nos amis Ina et Jo.

    Ils nous ont emmenés à Münster, en balade sur l’un des nombreux terrils de la région, transformés en lieux de promenade et donnant  un aperçu de la région et de son histoire et l’écluse d’Henrichenburg.

    Celle-ci a été transformée en musée et démontre la technique inhabituelle appliquée ici. En effet, au lieu de remplir l’écluse, le bateau glisse sur une plateforme avec très peu d’eau et est monté ou abaissé sur ce monte-charge.

    Cette technique coûte trois fois plus cher et est plus complexe à construire mais se révèle avantageuse à long  terme car les bateaux sont transférés deux fois plus vite et on utilise 150  fois moins d”eau.

    Elle a été développée pour permettre au trafic fluvial de franchir ce canal d’ une hauteur de 14 mètres et a été en opération pendant plus de 60 ans.

  • The bathers in the forest (3/23/2022)

    This 1862 painting by Gustave Courbet was purchased in 1908 by a prominent Hungarian art collector, Baron Hatvany.  For many years this picture hung in the grand salon of his Budapest villa, along with pieces by Ingres, Renoir and Manet.

    At the end of World War II, the collection was deposited in a  bank vault but the painting was looted by the Red Army’s soldiers.

    Having been lost for  decades, it resurfaced at a Sotheby’s auction in New York City in May 2021. After settling the question of ownership with the baron’s heirs, the picture was bought by a Hungarian private collector.  Thanks to a long-term loan, it is now on display, after a disappearance of 75 years, in the Hungarian National Gallery in Budapest. 

    This museum displays beautiful pieces from Hungarian artists, covering the period of 1800 to 1945.

    Les baigneuses dans la forêt

    Cette oeuvre peinte par Gustave Courbet en 1862 fut achetée en 1908 par un important collectionneur d’art hongrois, le baron Hatvany.  Pendant de nombreuses années, ce tableau eut sa place dans le grand salon de sa villa de Budapest, aux côtés d’oeuvres d’Ingres, Renoir et Manet.

    A la fin de la deuxième guerre mondiale, la collection fut déposée dans le coffre-fort d’une banque mais ce tableau fut volé par les soldats de l’Armée rouge.

    Perdue pendant des décennies cette peinture réapparut soudainement lors d’une vente aux enchères de la maison Sothebys à New York en mai 2021. Après que les questions de propriété aient été réglées avec les héritiers du baron, un collectionneur hongrois l’acheta. On peut maintenant voir ce tableau grâce à un prêt de longue durée – et après 75 ans d’absence – à la Galerie nationale hongroise à Budapest. 

    Ce musée expose les oeuvres d’artistes hongrois couvrant la période de 1800 à 1945.

  • Böögg burning (3/3/2022)

    In the evening of Ash Wednesday, after almost a week of festivities, we stood on Marktplatz at 8 pm to watch the burning of the Böögg, a tall figure. It marked the end of the “5th season” and its appearance varies from year to year.

    In 2022, it represented a dancer turning on itself. Just in case it was not clear enough, the word “danzööse” (a German phonetic writing of the French word) was written on its back. In 2020, the event did not take place because of strong winds and the risk of burning down the whole town.

    https://youtube.com/shorts/x726COf4tTA?feature=share

    https://youtube.com/shorts/DE5POLe3hMk?feature=share

    Mise à feu du Böögg

    Le soir du mercredi des Cendres, à la fin de près d’une semaine de célébrations, nous nous sommes retrouvés sur la place du Marché pour assister à la mise à feu du Böögg. Cet événement marque la fin de la “5e saison”.

    Son apparence change d’une année à l’autre. En 2022, il s’agissait d’une danseuse tournant sur elle-même. Le nom “danzööse” était inscrit sur son dos, si son allure n’était pas suffisamment claire. En 2020, il n’avait pas été possible de brûler le Böögg pour cause de bourrasques de vent et le risque que la ville entière ne prenne feu était trop grand.

  • Colourful Carnival (2/28/2022)

    Every evening, people and music bands have been out and about (already practicing one week before Carnival) but, on the week-end, the city’s streets were packed from noon (after the market) until deep into the night.

    We must have been the only people without a costume and make-up.  Every age group was dressed up and made up, colours were bright, and there were some very creative ideas.

    There were numerous bands playing in the streets, bars were full of happy revellers in the evening, dancing, singing – and no mask in sight.  The only reminder of the pandemic being that the float parades did not take place, as preparations had stopped in December when it looked like Carnival might be scrapped this year again.

    https://youtube.com/shorts/-gwK9ka8zh8?feature=share

    https://youtube.com/shorts/KSDyo5uGCXU?feature=share

    Addendum: One week later, Covid infection numbers were up by 93 %.

    Carnaval coloré

    Tous les soirs depuis le jeudi, il y a des gens dans les rues et des fanfares (qui pratiquaient déjà depuis une semaine). Mais le week-end, les rues étaient bourrées de monde dès midi jusque tard dans la nuit.

    Nous étions sans  doute les seuls sans maquillage ou déguisement.  Toutes les tranches d’âge portaient des déguisements, des bébés aux octogénaires. Les couleurs  étaient vives et les costumes créatifs.

    De nombreuses fanfares jouaient dans les rues, les bars étaient remplis le soir de fêtards chantant et dansant – sans un masque à l’horizon. Le seul rappel de la pandémie : le défilé des charsn’a pas eu lieu, car les préparations s’étaient arrêtéesen décembre, car l’on craignait de devoir à nouveau annuler le Carnaval.

    Une semaine plus tard, les infections avaient augmenté de 93 %.

  • Carnival – Chesslete (2/24/2022)

    Although there have been many signs of the upcoming Carnival for several weeks, the actual week festivities in Solothurn begin with the ‘Chesslete’ which took place this morning at 5 am. Each Carnival has its specificities and this event is typical of this town, although it has now spread to the whole canton.

    An estimated 10 to 12’000 revellers took to the streets in white shirts, night caps and red scarves to rouse the inhabitants with a cacophony of loud instruments, usher in the ‘fifth season’, as the carnival celebrations are known and chase the winter away.

    Yesterday afternoon, under the sun, it was the young children who took to the streets, babies in cots were also dressed in white night gowns.  Many wore ear protections and some slept straight through.

    Bien qu’il y ait eu de nombreux signes depuis quelques temps que la période du carnaval allait arriver, les festivités pour une semaine ont débuté ce matin à 5 heures par le “Chesslete”. Chaque carnaval a ses spécificités et cet événement est typique de la ville de Soleure, bien qu’il soit maintenant observé dans tout le canton.

    Une foule de 10 à 12’000 personnes en chemises et bonnets de nuit blancs avec des foulards rouges et des “instruments” tels que cloches de vaches, casseroles, crécelles et trompettes ont réveillé la population pour « la cinquième saison », nom donné à la période du carnaval, et pour chasser l’hiver.

    Hier après-midi, sous le soleil, les petits, habillés de la même manière mais équipés de casques anti-bruit, ont eu leur défilé. Des bébés réussissaient à dormir dans leurs chariots.

  • A European culture trail (2/7/2022)

    The Council of Europe certified a new cultural path in 2013: the Huguenot and Waldensian Trail.  It covers about 2500 km and spans 4 countries: France, Italy, Switzerland and Germany and traces the historical path taken during the exile of about 200,000 Huguenots who sought refuge in the Protestant lands of Europe in the 17th century. Many were merchants, artisans, or members of the bourgeoisie.

    The French part of the trail (GR 965) first  started in the Drôme but was extended to the Cévennes in 2017, other areas of the south of France may soon be added.  Both the French and Italian parts go through mountain areas before reaching Geneva. The Swiss path stays close to rivers and lakes and crosses low, undulating land, forests and natural areas but one is never far from a village or towns in this very developed part of the country.  There are youth hostels in several of the cities crossed (Lausanne, Avenches, Berne, Solothurn, Zofingen, Brugg, Zurich, Schaffhausen), group accommodation, dorms and b & bs are also common in rural areas of Switzerland.

    We found out about this path accidentally as we went for a walk from Aarberg to Büren an der Aare along the Old Aare.  The river was prone to flooding the area until a major canalisation project redirected it to Lake Bienne in the second half of the 19th century.  The Old Aare is now a natural reserve and the beautiful old bridge of Aarberg seems very long for such a small river.  After a couple of kilometres, we were close enough to the freeway for about an hour to hear its constant hum.  We were surprised to see many maritime pine trees, which gave an air of warmer climates and even crossed a suburb that looked quite Spanish.

    We have already mentioned Büren in the previous post, where refugees had to wait to get a boat to cross Solothurn’s territory.  Just 10 km downriver from that city is the small town of Wangen a. Aare, canton of Berne again.  From there on, they could travel on foot again.

    “The most commonly accepted etymology for Huguenot refers to the Swiss Alemanic expression Eidgenossen (“confederate”) which designates the Swiss cities and cantons that supported the Reformation after Ulrich Zwingli.”

    https://www.surlespasdeshuguenots.eu/en/
    https://www.via-huguenots.ch/fr/ (so far only in DE/FR

    Un itinéraire culturel européen

    Le Conseil de l’Europe a certifié un nouvel itinéraire culturel en 2013 : Sur les pas des Huguenots et des Vaudois.  Il couvre environ 2500 km et traverse quatre pays : la France, l’Italie, la Suisse et l’Allemagne et retrace le chemin historique pris durant cet exil.  Près de 200’000 Huguenots cherchèrent refuge dans les pays protestants au XVIIe siècle.  Beaucoup étaient des marchands, des artisans et des membres de la bourgeoisie.

    La partie française du parcours a d’abord commencé dans la Drôme avant  d’être étendue aux Cévennes en 2017, d’autres régions du sud sont en cours de certification.  Les parties française et italienne traversent des régions de moyennnes montagnes avant d’arriver à Genève.  La partie suisse reste proche des rivières et lacs et traverse le Plateau, région de plaines et de collines en passant par des forêts et des réserves naturelles.. L’on n’est jamais loin d’un village ou d’une ville dans cette partie très développée du pays.  Il y a des auberges de jeunesse dans plusieurs des villes traversées (Lausanne, Avenches, Berne, Soleure, Zofingue, Brugg, Zurich et Schaffhouse), les logements de groupe, dortoirs et chambres chez l’habitant sont courants dans les régions rurales.

    C’est par accident que nous avons appris l’existence de ce sentier, lorsque nous avons marché le long de l’ancien cours de l’Aar entre Aarberg et Büren a. A.  La rivière causait de fréquentes inondations et des gros projets de canalisation ont été engagés dans la deuxième partie du XIXe s. pour amener la rivière vers le lac de Bienne.
    La “Vieille Aar” est maintenant une réserve naturelle et le magnifique vieux pont d’Aarberg semble démesuré pour la petite rivière qu’il franchit. Après quelques kilomètres, une autoroute est assez proche pendant environ une heure et l’on esst accompagné du bourdonnement constant des voitures.
    Nous avons été surpris de la présence d’un certain nombre de pins maritimes qui donnaient un air méditerranéen à la région.  Nous avons même traversé un quartier qui rappelait l’Espagne.

    Nous avons parlé de Büren a. A. dans l’article précédent, où les réfugiés devaient attendre de pouvoir prendre un bateau pour traverser le territoire de Soleure.  A 10 km en aval de cette ville, ils débarquaient à Wangen an der Aare, dans le canton de Berne.  De là, ils pouvaient continuer leur périple à pied.

    L’étymologie la plus communément acceptée pour huguenot renvoie au suisse alémanique « Eidgenossen », soit confédérés, expression désignant les villes et cantons helvétiques partisans de la Réforme à la suite d’Ulrich Zwingli.

  • Büren an der Aare and the Huguenots (1/31/2022)

    In the 17th century, thousands of Huguenots (French protestants) and Waldensians (a pre-Reform movement) from Piedmont found refuge in the small town of Büren an der Aare on their way to Germany.  This Bernese town was the last stop before entering the catholic canton of Solothurn whose local authorities allowed the refugees’ boats to transit through their territory.

    After decades of near tolerance, with waves of repression, the French king revoked the edict that allowed the Protestant faith to be practised.  This led to many citizens fleeing the country, although they were prohibited to do so.  Therefore, the French Ambassador, whose residency was in Solothurn, requested that the boats be stopped there and that any French citizen be handed over to him so they could be sent back to France.

    Solothurn refused and received the support of the Swiss Confederation.  The refugees were issued Bernese laissez-passer, the boats transited through the canton and the Ambassador of France could do nothing to stop them.

    The town was first mentioned  in the late 12th century and a bridge was built in 1275.  The town’s earnings came from the bridge tolls and transport of goods, such as wine, timber and tobacco.  Nowadays, it is a pleasant stop on boats travelling between Biel and Solothurn and several bike and walking paths pass through it.  It has a population of about 3,700 inhabitants.

    We walked back to Solothurn on one of the legs of the  Seeland path (nr 76), passing through villages and woods.  There is also a path along the river.

    Büren an der Aare et les huguenots

    Au XVIIe siècle, des milliers de huguenots et Vaudois du Piémont en route pour l’Allemagne trouvèrent refuge dans la petite ville de Büren an der Aare. Cette petite cité bernoise était la dernière escale protestante avant l’entrée sur le territoire catholique de Soleure dont les autorités  permettaient le transit des bateaux des réfugiés.

    Après des décennies de tolérance, avec des vagues de pépression et persécutions, le roi Louis XIV révoqua l’édit de Nantes qui permettait la pratique de la religion protestante.  Cela amena de nombreux citoyens à quitter le pays, bien qu’ils en aient eu l’interdiction.  L’ambassadeur de France, dont la résidence était à Soleure, demanda que les bateaux y soient stoppés et que tous les citoyens français lui soient remis pour qu’il puisse les renvoyer en France.

    Soleure refusa et reçut le soutien de la Confération.  Les refugiés reçurent des laissez-passer de Berne et les bateaux purent transiter sans souci.  L’ambassadeur de France ne put rien faire pour les en empêcher.

    Büren an der Aare est mentionnée pour la première fois à la fin du XIIe s. et un pont y est construit en 1275.  La ville obtint ses revenus d’une taxe pour traverser le pont et du transport et transfert de marchandises sur la rivière (vins, bois, tabac, etc.).  De nos jours, c’est un arrêt apprécié des bateaux entre Bienne et Soleure, des cyclistes et des randonneurs, plusieurs sentiers passant par la ville. On y compte approximativement 3700 habitants.

    Nous sommes rentrés à Soleure en empruntant l’une des étapes du sentier du Seeland (nr 76), en passant par des villages et des forêts.  Il y a aussi un sentier le long de l’Aar.

  • A short leg (1/22/2022)

    The third leg of the Via Gottardo is very short, being a 2-hour walk from Läufelfingen to Olten. We thought it would be better, therefore, to do it on a winter’s day.

    While most of the snow is gone, the northern side of the mountain is still frozen and we were glad we had brought along our slip-on crampons. We picknicked at the Hauenstein pass, where the Via Gottardo crosses the Jura Crest Trail, which we hiked 18 months ago. Then down to Olten via Trimbach, its surprising Tamil Hindu temple and the Wernli biscuits factory.

    Une étape courte

    La troisième étape de la Via Gottardo est très courte : seulement 2 h entre Läufelfingen et Olten. Nous avons donc jugé qu’il valait mieux la faire en hiver.

    La plus grande partie de la neige a fondu mais le côté nord de la montagne est encore gelé et nous étions contents d’avoir amenés nos semelles-crampons. Nous avons pique-niqué au col de Hauenstein, lieu de croisement entre la Via Gottardo et le Chemin des Crêtes du Jura que nous avions marché il y a 18 mois.  Finalement, descente sur Olten en passant par Trimbach, son surprenant temple hindou tamoul et sa fabrique de biscuits Wernli.

  • Snowshoe outing (1/16/2022)

    Our first snowshoe outing saw us leave from Oberbalmberg and head towards Weissenstein, on the Jura. A fresh quantity of snow had fallen about one week ago and the local skilifts were working. We crossed the ski slope and walked up through the forest, on a well trodden path.  We prefer making our own path in open fields but there was no other way.

    Around Weissenstein, the very mild temperatures and sun of the past 3 days had affected the quality of the snow, a mixture of soft, mushy, wet snow and icy crunch.

    Then it was the long path down, the first part to the middle station of the gondolas again through woods.  Then, being on the shady side of the mountain, we were surrounded by beautiful frozen trees,  and a blue sky above.  As we neared Oberdorf, we turned back onto the sunny side.

    Sortie en raquettes

    Notre première sortie en raquettes nous a menés de Oberbalmberg à Weissenstein dans le Jura. Une bonne quantité de neige fraîche était tombée la semaine dernière et les skilifts fonctionnaient. Nous avons traversé la piste de ski et sommes montés sur le sentier forestier qui avaient beaucoup été emprunté. Nous préférons tailler notre propre chemin dans les prés enneigés mais il n’y avait pas d’autre choix.

    Autour de Weissenstein, les températures douces et le soleil avaient déjà rendu la neige de moindre qualité, un mélange humide et glacé, granuleux.

    De là-haut une longue descente, d’abord dans la forêt jusqu’à la station intermédiaire des oeufs. Puis sur le flanc ombragé, magnifique descente parmi les arbres enneigé et gelé, à l’ombre mais sous le ciel bleu. Dans le dernier virage vers Oberdorf, nous avons retrouvé le côté ensoleillé.

  • First day of the year, first hike, crazy weather (1/3/2022)

    The Jura mountains tend to have a colder climate than the Alps at the same altitude.  In fact, every year, the coldest temperature recorded in Switzerland comes from the Jura village of La Brévine, at 1043m. In January 1987, it recorded – 41.8°c, but it is fairly routine for their winter temperatures to dip to – 30°c. Right now, it is around 7-10°c up from – 20°c 12 days ago.

    While a lot of snow fell on the Jura about two weeks ago, most of it is gone now due to unusually warm weather.  We actually hiked up and picknicked in T-shirts on the highest summit of the canton at 1445m (Hasenmatt), temperatures were between 13 and 15°c up there on January 1st!  It was a pleasant loop of 20 km, taking in the second highest (Röti, 1395) as well for a total up of 1300m.

    Jour de l’an, première rando, températures anormales

    Le Jura a des températures plus froides, à même altitude, que les Alpes. En fait, chaque hiver, les températures les plus froides sont enregistrées dans le petit village de La Brévine à une altitude de 1043 m. En janvier, il a enregistré un record de – 41.8°c mais il n’est pas rare que les températures plongent à – 30°c pendant l’hiver. Elles y oscillent entre 7 et 10°c, alors qu’elles étaient de – 20°c il y a 12 jours.

    Bien que des chutes de neige copieuses aient blanchi le Jura il y a 2 semaines, il n’en reste à peu près rien à cause de températures anormalement douces pour la saison. Nous avons fait une boucle de 20 km, en montant 1300 m, incluant les deux plus hauts sommets du canton (Hasenmatt, 1445 m et Röti, 1395 m). Nous étions en T-shirt… le 1er janvier..!

    Nous espérons que la neige revienne bientôt pour monter faire de la raquette.

  • Lights on (12/24/2021)

    It is this time of the year where night arrives between 4.30 and 5 pm again.  Thankfully, the Advent is also when buildings, streets and parks are lit up.

    Lumières

    Nous sommes à cette période où la nuit tombe entre 4h30 et 5 heures.  Heureusement, l’Avent est aussi le moment où les bâtiments, les rues et les parcs sont éclairés.

  • Snow in town (12/11/2021)

    Neige en ville

  • Winter is coming (12/10/2021)

    We have had our first serious snow of the season, so we went out on our 7 km loop along the river this morning, so pretty.

    L’hiver arrive

    Nous avons eu notre première vraie neige de la saison.  Nous sommes donc sortis faire notre boucle le long de la rivière ce matin.  Tout est beau sous la neige.

    Then, could not resist, an afternoon walk to the Verena Gorge and Waldegg Castle.

    Puis, nous n’avons pas résisté à une deuxième sortie cet après-midi: les gorges de la Verena et le Château Waldegg.

  • Before the snow (11/26/2021)

    The forecast was for snow to arrive on the nearby summits of the Jura in the next few days, so we thought we would make a last autumn dash up the Hasenmatt.  The cloud cover was supposed to be higher than the previous week, at about 1000-1200m.

    At 1200m, the trees were white with freezing fog and we started wondering whether we would get to see the sun. Yet, just 50m higher, the frost was falling to the ground as the top branches were in the sun and soon we could see a bright blue sky. Still further up, the ground was completely white from all the frost that had fallen off trees. 

    Views were again magnificent but contrary to a few days ago, there was a cold wind at the top.  The shady side of the mountain was frosty and we had to be cautious on the way down. We re-entered the clouds and, for a short distance, admired the beautiful frozen nature.

    Avant la neige

    La météo prévoyait des chutes de neige sur le Jura dans les prochains jours. Nous avons donc décidé d’effectuer une dernière montée automnale à Hasenmatt. Les nuages devaient se situer entre 1000 et 1200 m, plus haut que la semaine précédente. 

    A 1200 m les arbres étaient recouverts de glaçons dans le brouillard givrant et nous avons commencé à douter  que nous verrions le soleil. Pourtant, 50 mètres plus haut le sol était recouvert de la glace tombée des hautes branches qui se trouvaient déjà au soleil.  Un peu plus haut encore, le sol était entièrement blanc, les arbres nus et le ciel bien bleu. 

    La vue était magnifique au sommet mais le vent rendait l’atmosphère glaciale. La partie ombragée de la montagne était gelée et nous sommes descendus prudemment.  Nous sommes retournés dans le brouillard givrant et avons pu admirer la beauté des arbres gelés. 

  • Temperature inversion (11/21/2021)

    This season sees some episodes of fog, sometimes lifting at around 10-11am, sometimes staying stubbornly stuck over the area.  Fortunately, we live at the foot of the Jura mountains and can hike up above the clouds which usually peak at 700-800m.

    So, yesterday, we walked through town, the Verena gorge, the village of Rüttenen, entered the forest and started our climb. After walking for about 2h30, we reached (gasp) Balmfuechöpfli, a viewpoint where we had a picnic in  the sun. The Alps were clearly visible across the sea of fog.  Next stop was Röti, at 1395m,  on to Weissenstein and back down. 

    This weather pattern leads to an inversion of temperatures where it might be 12° at 1200m and 4° at 400m which is below or in the fog. As we reached the cloud at  700m, we had to put our jackets, hats and gloves back on as we entered the cold(er) mist. 

    En cette saison, il n’est pas rare que le brouillard s’installe, quelques fois il se lève vers 10-11h – ou reste obstinément toute la journée.. Heureusement, nous habitons au pied du Jura et pouvons monter au-dessus des nuages dont le plafond se situe souvent autour des 700-800m.

    Ainsi, hier, nous avons traversé la ville, les gorges de la Verena et le village de Rüttenen avant d’entrer dans la forêt et de commencer notre montée. Au bout de 2h30 de marche, nous avons atteint le point de vue de Balmfluechöpfli (ouf!) et pique-niqué au soleil. Les Alpes étaient très clairement visibles par-dessus la mer de brouillard. Ensuite, nous sommes remontés vers le Röti, à 1395 m, avant d’entamer notre descente via Weissenstein. 

    Ce phénomène climatique de plafond de brouillard amène une inversion des températures. Ainsi, les températures sont nettement plus douces (12° à 1200 m) en altitude qu’en plaine (4° à 400 m).  Quand nous avons atteint les 750 m, il nous a fallu remettre nos vestes, bonnets et gants pour nous enfoncer dans le froid humide. 

  • Autumn lights (11/11/2021)

    Cooler season with warmer colours

    Lumières automnales

    La saison fraîche aux couleurs chaudes

  • Saxo (10/31/2021)

    Jenny’s sister and brother-in-law were going on a tour of Switzerland holiday, so we stayed at their place in the Geneva countryside to look after their wonderful, sweet Golden Retriever, Saxo.

    He enjoys lengthy walks mornings and late afternoons, running after a ball and chewing on sticks but, most of all, jumping in the river (especially if we have said no).

    We were able to catch up with family but  ran out of time to see friends.

    La soeur et le beau-frère de Jenny partant en vacances, nous sommes allés chez eux, dans la campagne genevoise, pour nous occuper de leur adorable golden retriever Saxo.

    Il aime les longues balades le matin et en fin d’après-midi, courir après les balles, mastiquer des branches et, plus que tout, sauter dans la rivière ( surtout si on lui dit non 😉).

    Nous avons pu retrouver la famille mais n’avons pas eu le temps de contacter les amis. Une prochaine fois….

  • Gardening at the monastery (10/22/2021)

    Solothurn has a number of monasteries and convents of different orders, some still working, most hidden by high walls.

    The Kapuchin monastery opened in 1592 and saw its last monk leaving in 2003.  After several years of inaction, an association was set up in the Franciscan spirit and the monastery and its garden came back to life and are now open to the public on many occasions.  It works closely with the local schools, various foundations and the integration of asylum-seekers and many events are organised (cooking classes, healing plants, Christmas market, concerts, etc.). 

    Jenny has volunteered to work in the garden of the monastery and been going several times, harvesting potatoes, picking grapes, hops, collecting the last tomatoes. Each afternoon session ends with grilled sausages, bread, wine, beer and friendly chatter, mostly in the local dialect.

    Recently, a class of 9-10 year-olds came and prepared a big soup with the pumpkins of the garden while another was baking breads and brioches.  The money collected went to a charity that looks after bereaved families. A good way to teach children about growing food, cooking and empathy.

    Jardinage au monastère

    Soleure a un certain nombre de monastères et couvents, cachés derrière de grands murs.  Certains sont encore en activité.

    Le monastère des capucins a ouvert en 1592 et vu son dernier moine partir en 2003.  Après quelques années d’inaction, une association a été formée dans l’esprit franciscain et le monastère et son jardin ont  retrouvé une nouvelle vie et sont désormais régulièrement ouverts au public.  Le monastère et son association travaillent étroitement avec les écoles de la ville, des fondations et à l’intégration des réfugiés.  Divers événements y sont organisés (cours de cuisine, notamment par des réfugiés, connaissances des plantes médicinales, soirées fondues, marchés artisanaux et marché de Noël).

    Jenny s’est portée volontaire pour travailler au jardin et s’y est rendu régulièrement cet automne pour cueillir le raisin ou le houblon, ramasser les patates, etc. Chaque après-midi de travail se finit autour d’une table sous la tonnelle avec saucisses grillées, pain, vins, bières et conversations enjouées, commencées en allemand mais retournant assez vite au dialecte local.

    Récemment une classe de 9-10 ans est venue préparer une soupe avec les courges du jardin tandis qu’une autre préparait des tresses et pains. L’argent collecté (au bon vouloir) a été remis à une association oeuvrant après d’enfants et de familles endeuillées. Une belle manière d’enseigner aux enfants d’où viennent les légumes, la cuisine et l’empathie.

  • HE(rbstmesse) SO(lothurn) (10/10/2021)

    Throughout autumn, there are numerous fairs in Switzerland (Comptoir suisse in Lausanne, Olma in St-Gallen, Foire de Martigny, etc.) and Solothurn also has its own.

    This local fair is free-of-charge, on the edge of the old town (races take place in the dried moat) and very child- and family-friendly.  As well as the usual displays of garden furniture, saunas, sewing machines and wines, etc., an event brought lots of fans every day after school : the piglets race.  Children volunteered to introduce each piglet (18 of them in 3 races), then they also ran and every child was rewarded with an apple.

    On Saturday morning, there was a junior competition in Swiss wrestling.  They can start practicing as early as 4 years old.  There were different age brackets but the physiques can vary a lot within a group.  There is an emphasis on respect for the adversary, shaking hands and the winner brushing off the dust off his unlucky opponent. The little ones were cute, had to have their clothes adjusted and did not seem to enjoy too much rolling in the sawdust. There were also two little girls.

    Foire d’automne

    Beaucoup de villes proposent des foires en automne (Comptoir suisse à Lausanne, Foire de Martigny, Olma de St-Gall etc) et Soleure ne fait pas exception.

    La foire ici est gratuite, à l’orée de la vieille ville (les courses ont lieu dans les douves asséchées) et très axée familles et enfants. A part les exposants habituels (meubles de jardin, saunas, machines à coudre, vins, etc.) un événement journalier attirait beaucoup de monde à la sortie des classes : la course des petits cochons. Les enfants se portaient volontaires pour présenter chacun des porcelets affublé d’un dossard et sponsorisé par une entreprise locale. Il y avait 3 courses et 6 cochons à chacune.  C’était ensuite  au tour des enfants de courir et d’être récompensé d’une pomme.

    Le samedi matin, il y avait le tournoi de lutte suisse (dite “à la culotte”) des enfants qui peuvent commencer ce sport dès l’âge de 4 ans. Il y a différentes catégories d’âge et les physiques sont très variés en taille comme en poids. Le respect de l’adversaire est souligné avec poignée de main et époussetage du perdant par le vainqueur.  Les petits étaient mignons, qui perdaient leur culotte et n’aimaient pas trop être recouvert de sciure.  Il y avait deux petites filles.

  • The gorges of the Breggia (9/27/2021)

    The canton of Ticino has been offering a great service for a few years : a free public transport pass valid for the whole canton to holiday makers staying in hotels, or youth hostels. Leave your car at the hotel and travel on all trains (much faster) and postal buses (for more remote areas) , the pass also gives a big rebate on gondolas and boat trips.

    Unfortunately for us, the weather forecast was for rain for the next week but the very south of the canton was to enjoy still warm and sunny weather for an extra day.  So, we hopped on a train to Chiasso, at the border with Italy and walked the last stage of the Via Gottardo back to Mendrisio.

    Upon leaving Chiasso, we saw a curious building and assumed it must be a museum but we were told it was built to house a shopping centre but was now empty. We went up a hill, it was hot and humid and the vegetation looked subtropical.

    The Mendrisiotto region is famous for its merlot vineyards and we had walked in the area many years ago.  We had, however, not visited the park of the gorges of the Breggia but this path takes us through part of it and it is well worth exploring.  There are a couple of circuits in the park, one geological and one historical. There are enormous karst slabs neatly piled on top of each other with emerald pools, then a big waterfall and copper-coloured slabs.  It was really beautiful.

    Les gorges de la Breggia
    Le canton du Tessin offre depuis quelques années un pass pour les transports publics dans tout le canton à tous les vacanciers séjournant en hôtel (ou auberge de jeunesse).  Ce pass permet de laisser sa voiture à l’hôtel et de profiter de tous les trains (plus rapides) et bus postaux (pour les zones reculées) et offre des rabais sur les bateaux et les téléphériques.

    Malheureusement pour nous, la météo annonçait des pluies pour la semaine à venir mais le sud du canton allait bénéficier d’un répit d’une journée.  Nous avons donc pris le train pour Chiasso, ville-frontière avec l’Italie et effectué la dernière étape de la Via Gottardo à l’envers en retournant vers Mendrisio.

    En quittant Chiasso, nous avons vu un curieux bâtiment que nous avons cru être un musée.  En fait, cette construction devait être un centre commercial mais il est inoccupé et fermé.  Le sentier nous mène en haut d’une colline surplombant la région, il faisait chaud et humide et la végétation paraissait subtropicale.

    Le Mendrisiotto est connu pour ses vignobles de merlot et nous avions marché dans la région il y a quelques années.  Toutefois nous n’avions pas visité les gorges de la Breggia mais cette étape nous emmène dans ce parc régional et cela en vaut vraiment la peine.  Il y a deux sentiers : l’un géologique et l’autre historique, indépendants de l’étape.  Il y a d’énormes plaques de calcaire, empilées les unes sur les autres et des bassins à l’eau vert émeraude, puis une grande cascade et la roche devient couleur cuivre.  Ces gorges sont vraiment très belles.

  • Sant’ Ambrogio (9/25/2021)

    The day started well with the visit of the beautiful oratory of Sant’ Ambrogio on the outskirts of the hamlet of Cavagnago. The mountain road circles around it nowadays. The different parts of the building date back to the 13th and 15th centuries. Restorations took place in 1931 and 2003-04.

    La journée a bien commencé avec la visite de l’oratoire Sant’Ambrogio un peu avant d’arriver au hameau de Cavagnago. La route de montagne en lacets encercle cette petite église. Les différentes parties datent des XIIIe et XVe siècles. Des restaurations ont eu lieu en 1931 et 2003/04.

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    The end of this stage is supposed to be at Biasca but after the steep drop to Pollegio, we found ourselves in a very flat and busy area. The next day from Biasca to Bellinzona did not appeal to us as it is completely flat and is too close to the freeway for our taste.

    So, we took the train straight to Bellinzona and stayed at the youth hostel in a magnificent old building at the foot of Castello Montebello, one of the impressive fortress which is classed as a World Heritage site. The building started as the post office before becoming a private school and boarding school for girls until the early 1990s. These days primary and secondary school pupils enter and leave the building alongside the guests.

    La fin de cette étape nous amène à Biasca mais après la descente raide vers Pollegio, à quelques kilomètres, nous nous sommes retrouvés en terrain plat et densifié. Le jour suivant, de Biasca à Bellinzone ne nous attirait pas car il suit le cours de la rivière Ticino et reste proche de l’autoroute.

    Nous avons donc pris le bus puis le train pour Bellinzone. L’auberge de jeunesse se trouve dans un bel édifice au pied du château Montebello, l’un des trois qui forment l’impressionnante forteresse inscrite au Patrimoine mondial.
    Ce bâtiment a d’abord servi de poste avant de devenir une école et internat pour filles jusqu’au début des années 90. Des classes primaires et secondaires partagent maintenant les lieux avec les hôtes de l’auberge.

  • The church on the hill (9/24/2021)

    We took the train and postal bus back to where we had left the Strada Alta one year ago. We got there in the early afternoon and had plenty of time, walking through hamlets, past waterfalls and chestnut trees, to reach the little village of Anzonico and settle in the local osteria for the night.

    L’église sur la colline

    Nous avons pris le train et le bus postal pour retourner à Osco, sur la Strada Alta, que nous avions quitté il y a un an.. Nous y sommes arrivés en début d’après-midi, largement assez tôt pour arriver à Anzonico où nous nous sommes installés à l’osteria pour la nuit.

  • Olten to Zofingen (8/24/2021)

    Still walking the odd leg of different long paths, we walked to Zofingen on a fairly overcast day.  Zofingen is a small town of 10,000+ inhabitants and many buildings considered of national interest.  More surprisingly, perhaps, is the shop of the World Champion of Pâtisserie 2003!  Unfortunately for us, it was closed on the day we were in town but we will make sure  to eat something there on our next trip.

    We took a train back but stopped off at Aarburg and its massive fortress, which we had seen whenever we were travelling towards Zurich or Basel. The town itself was nothing special and we climbed up the hill on the other side of the river for views of the castle and made our way back to Olten.  Along the path, we stopped to pick wild blackberries.

    D’Olten à Zofingue

    Nous continuons de marcher quelques étapes des sentiers de longue randonnée et nous sommes allés d’Olten à Zofingue. Cette petite ville argovienne a un peu plus de 10’000 habitants et une bonne dizaine de bâtiments inscrits sur la liste du patrimoine suisse. Plus surprenant, le champion du monde de pâtisserie 2003 y a ouvert une boutique.  Malheureusement pour nous, c’était jour de fermeture mais nous y reviendrons goûter quelque chose.

    Nous avons pris un train de retour mais nous sommes arrêtés à Aarburg dont nous avions vu la forteresse depuis le train ou l’autoroute, en route pour Zurich ou Bâle. La ville n’a rien de particulier et nous sommes remontés sur l’aitre rive pour une meilleure vue.  Retour à Olten par un sentier bordé de mûriers que nous avons beaucoup appréciés.

  • Badi (7/22/2021)

    Like a lot of small towns, Solothurn has a summer outdoor pool, open from mid-May to mid-September.  Such pools are called “Freibad” (Hallenbad being indoor pools) and in Swiss German are known as “Badi”.

    Comme beaucoup de petites villes, Soleure a une grande piscine de plein air ouverte de mi-mai à mi-septembre.  On appelle ces piscines Freibad en allemand (Hallenbad pour les piscines couvertes) mais en Suisse alémanique elles sont connues sous le nom de “Badi”.

    It is ideally situated on the edge of town and along the river, where it is also possible to swim.  Across the water, we see cows in fields, ducks come among the sunbathers to look for food, scullers train in the late afternoon and some small cruise ships make the trip to Biel.

    Elle est située idéalement en bordure de ville, le long de la rivière où il est aussi possible de nager. Sur l’autre rive, on peut voir des vaches paître dans les champs, les canards cherchent de la nourriture entre les  gens allongés sur leur linge. Des canoés et avirons s’entrainent dans l’après-midi et des bateaux de croisière remontent à Bienne.

    There are still the vintage changing rooms by the older 25 m basins, with baby pools, slides. There is a large 50m basin and a diving boards tower, the park is very roomy and offers shady spots. We bought the season pass and ended up spending a big chunk of our summer afternoons in this great place.

    Ils ont gardé les cabines rétro près des anciens bassins de 25 m, avec des coins pour les enfants et un toboggan.  Il y a un bassin de 50 m et des plongeoirs dans un grand parc arboré.  Nous avons pris l’abonnement de saison etavons passé une grande partie de nos après-midis d’été dans cet endroit très agréable.

  • Wangen an der Aare and its monument (6/10/2021)

    Wangen an der Aare is around 10 km down river from Solothurn and is part of the canton of Berne.  There are many historic little towns in the area but this one had a fairly unusual feature for a Swiss town : a monument to the soldiers fallen during WW I and II.

    Wangen an der Aare et son monument

    Wangen an der Aare, dans le canton de Berne, se trouve à environ 10 km en aval de Soleure.  Il y a de nombreuses petites villes historiques dans la région mais celle-ci a une particularité : un monument aux morts des 1ère et 2eme guerres mondiales.

  • Daily walks (5/29/2021)

    We enjoy our almost daily walks in the area. Walking along the river is very pleasant and restful.  We have spotted a family of foxes and watched swans preparing their nests. There are also the odd stand-up paddlers and canoeists; somehow scullers seem to head upriver. Over the past couple of months, we have seen nature come back to life and are grateful to live in such a beautiful place.

    Balades quotidiennes

    Nous apprécions nos balades quasi-quotidiennes le long de l’Aar. Nous avons pu observer une famille de renards et voir les cygnes préparer leur nid. On voit également de temps en temps des pagayeurs sur planches de surf et des canoés; les rameurs d’aviron semble préférer partir en amont.  Ces deux derniers mois, nous avons vu la nature se réveillers et sommes reconnaissant de vivre dans un si bel endroit.

  • Same same but different (4/8/2021)

    One year ago, in lockdown, we watched the light changing on Rotterdam harbour.

    One year on, another view: Solothurn’s St Urs and St Victor’s cathedral.

    Il y a un an, en confinement, nous avons vu la lumière changer dans le port de Rotterdam.

    Un an plus tard, une autre vue : la cathédrale St Ours et St Victor de Soleure.

  • A lockdown project (3/31/2021)

    The non-essential shops, restaurants and terraces (of bakeries for ex.) closed on 22 December and did not re-open until end of March. This was about the extent of the lockdown here and we went out for walks on a daily basis.

    However, Jenny took on the project of baking recipes of various cantons (there are 23 of them) – a work in progress.

    Over the winter period, we tasted the following:

    Projet de confinement

    Les magasins non-essentiels, restaurants et terrasses (de boulangeries, par ex.) ont été fermés du décembre à fin mars. Le confinement s’est à peu près limité à ça et nous avons pu sortir faire de belles balades quotidiennes.

    Toutefois, Jenny a entrepris un projet de cuisiner un plat de chacun des 23 cantons – en cours.

    Ainsi, pendant l’hiver, nous avons goûté les spécialités suivantes :

    Aargauer Rueblitorte, canton Aargau; carrots are THE vegetable of the canton; in normal times, there is an annual carrot market (first Wednesday of November)

    Aargauer Rueblitorte, canton d’Argovie; la tourte aux carottes, LE légume du canton; en temps normal, il y a un marché aux carottes annuel (le premier mercredi de novembre)

    Biberli, Appenzell: it is a gingerbread filled with marzipan

    Biberli, Appenzell: c’est un pain d’épice fourré au massepain

    Berner Haselnusskuchen, canton Berne: a hazelnut cake

    Berner Haselnusskuchen, canton de Berne: a gâteau aux noisettes

    Amandini di Lugano, canton Ticino, an Italian-speaking part of Switzerland, an almond-based biscuit

    Amandini di Lugano, canton du Tessin, partie italophone, un biscuit à base d’amandes

    Lözärner Lebkuchen, Lucerne: I had heard about this gingerbread but never tasted it; it is softer and moistier than most.

    Lözärner Lebkuchen, Lucerne: j’avais entendu parler de ce pain d’épice mais ne l’avais jamais goûté; il est plus moelleux et humide que les autres pain d’épices.

    Tarte au vin cuit (“cooked wine” ), cantons Fribourg and Vaud (both claim it) : in spite of its name, there is no wine and no grapes in it but concentrated pear. I followed the recipe of Stéphane Décotterd, the tart came out much lighter in colour than the dark brown one often sees.

    Tarte au vin cuit, qui se retroouve dans les cantons de Fribourg et de Vaud : en dépit de son nom, il n’y a ni vin ni raisin dans cette tarte mais du concentré de poire. J’ai suivi la recette de Stéphane Décotterd, cette tarte est beaucoup plus claire que ce que l’on voit habituellement.

    Toétché, canton Jura, a savoury cake that is good for an apéritif, with a glass of white wine and some florets of Tête de Moine.

    Toétché, canton du Jura, un gâteau salé pour un apéro ou souper simple avec un verre de vin blanc et quelques rosettes de Tête de moine.

    Thurgauer Öpfelturte, canton Thurgau, the apple is the prime culture of the canton (there is even a “Miss Apple” contest), a génoise base with apples on top. I prefer a good old simple apple tart, but I suppose this would last a bit longer in a large family.

    Thurgauer Öpfelturte, canton de Thurgovie, la pomme est la culture principale du canton (il y a même un concours de Miss Pomme), une base de génoise surmontée de pommes. Je préfère une bonne vieille tarte aux pommes, mais ce gâteau nourrirait plus facilement une famille nombreuse.

  • Cancelled Carnival (2/19/2021)

    This year, Carnival has been cancelled due to the pandemic. Last year, the first lockdown started just at the end of it.

    Still, many shops, which are closed, decorated their windows with masks, costumes and photographs of past carnivals. There were also some floats in various parts of town. Children walked around in fancy clothes for a few days, joined by adults on Mardi Gras.

    Carnaval annulé

    Le Carnaval a été annulé à cause de la pandémie. L’an dernier, le lockdown avait commencé juste après sa tenue.

    Toutefois, de nombreux magasins, pourtant fermés, ont décoré leurs vitrinez avec des masques, des costumes et des photographies de carnavals précédents. Des chars étaient également placés en divers points de la ville. Les enfants se sont baladés déguisés pendant plusieurs jours, rejoints par des groupes d’adultes le mardi gras.

  • Winter scenery (1/30/2021)

    The month of January saw several episodes of  snowfall and we find going for walks in snow-covered landscapes is beautiful. We enjoyed going out on our usual 7 km loop along the Aar, watching dogs running madly through the fresh powder and it did not matter whether the sun was out or not.

    Paysage hivernal

    Le mois de janvier nous a offert plusieurs journées de neige et nous aimons nous balader dans ces paysages enneigés.  Nous avons fait notre boucle de 7k le long de l’Aar à de nombreuses reprises.  Voir les chiens s’amuser dans la neige faisait plaisir à voir, soleil ou pas

  • Sleeping beauty (1/20/2021)

    We woke up one night at 3am and, seeing it was snowing heavily, decided to go for a walk through the quiet streets.

    La belle endormie

    Nous nous sommes réveillés une nuit à 3 heures. Comme il neigeait abondamment, nous sommes sortis nous balader dans la ville endormie.

  • Fun with snow in town (1/14/2021)

    This town is beautiful all year round, but we were lucky to see it under snow.

    Joies de la neige en ville

    La ville est belle toute l’année mais nous avons eu la chance de la voir sous la neige.

    The steps leading to the cathedral were cleared but the snow was kindly turned into a toboggan run, much to the joy of the children.

    Les escaliers menant au parvis de la cathédrale avaient été déblayés mais la neige transformée en piste de luge pour les enfants.

    
    

  • Quiet December (12/29/2020)

    The Advent period was quiet this year with Christmas markets, carol choirs and all events cancelled. This is what December looked like in our little town.

    La période de l’Avent a été calme : le marché de Noël, les chorales et tous les autres évènements annulés. Quelques images du mois de décembre dans notre petite ville.