First day of the year, first hike, crazy weather

The Jura mountains tend to have a colder climate than the Alps at the same altitude.  In fact, every year, the coldest temperature recorded in Switzerland comes from the Jura village of La Brévine, at 1043m. In January 1987, it recorded – 41.8°c, but it is fairly routine for their winter temperatures to dip to – 30°c. Right now, it is around 7-10°c up from – 20°c 12 days ago.

While a lot of snow fell on the Jura about two weeks ago, most of it is gone now due to unusually warm weather.  We actually hiked up and picknicked in T-shirts on the highest summit of the canton at 1445m (Hasenmatt), temperatures were between 13 and 15°c up there on January 1st!  It was a pleasant loop of 20 km, taking in the second highest (Röti, 1395) as well for a total up of 1300m.

Jour de l’an, première rando, températures anormales

Le Jura a des températures plus froides, à même altitude, que les Alpes. En fait, chaque hiver, les températures les plus froides sont enregistrées dans le petit village de La Brévine à une altitude de 1043 m. En janvier, il a enregistré un record de – 41.8°c mais il n’est pas rare que les températures plongent à – 30°c pendant l’hiver. Elles y oscillent entre 7 et 10°c, alors qu’elles étaient de – 20°c il y a 12 jours.

Bien que des chutes de neige copieuses aient blanchi le Jura il y a 2 semaines, il n’en reste à peu près rien à cause de températures anormalement douces pour la saison. Nous avons fait une boucle de 20 km, en montant 1300 m, incluant les deux plus hauts sommets du canton (Hasenmatt, 1445 m et Röti, 1395 m). Nous étions en T-shirt… le 1er janvier..!

Nous espérons que la neige revienne bientôt pour monter faire de la raquette.

Before the snow

The forecast was for snow to arrive on the nearby summits of the Jura in the next few days, so we thought we would make a last autumn dash up the Hasenmatt.  The cloud cover was supposed to be higher than the previous week, at about 1000-1200m.

At 1200m, the trees were white with freezing fog and we started wondering whether we would get to see the sun. Yet, just 50m higher, the frost was falling to the ground as the top branches were in the sun and soon we could see a bright blue sky. Still further up, the ground was completely white from all the frost that had fallen off trees. 

Views were again magnificent but contrary to a few days ago, there was a cold wind at the top.  The shady side of the mountain was frosty and we had to be cautious on the way down. We re-entered the clouds and, for a short distance, admired the beautiful frozen nature.

Avant la neige

La météo prévoyait des chutes de neige sur le Jura dans les prochains jours. Nous avons donc décidé d’effectuer une dernière montée automnale à Hasenmatt. Les nuages devaient se situer entre 1000 et 1200 m, plus haut que la semaine précédente. 

A 1200 m les arbres étaient recouverts de glaçons dans le brouillard givrant et nous avons commencé à douter  que nous verrions le soleil. Pourtant, 50 mètres plus haut le sol était recouvert de la glace tombée des hautes branches qui se trouvaient déjà au soleil.  Un peu plus haut encore, le sol était entièrement blanc, les arbres nus et le ciel bien bleu. 

La vue était magnifique au sommet mais le vent rendait l’atmosphère glaciale. La partie ombragée de la montagne était gelée et nous sommes descendus prudemment.  Nous sommes retournés dans le brouillard givrant et avons pu admirer la beauté des arbres gelés. 

Temperature inversion

This season sees some episodes of fog, sometimes lifting at around 10-11am, sometimes staying stubbornly stuck over the area.  Fortunately, we live at the foot of the Jura mountains and can hike up above the clouds which usually peak at 700-800m.

So, yesterday, we walked through town, the Verena gorge, the village of Rüttenen, entered the forest and started our climb. After walking for about 2h30, we reached (gasp) Balmfluechöpfli, a viewpoint where we had a picnic in  the sun. The Alps were clearly visible across the sea of fog.  Next stop was Röti, at 1395m,  on to Weissenstein and back down. 

This weather pattern leads to an inversion of temperatures where it might be 12° at 1200m and 4° at 400m which is below or in the fog. As we reached the cloud at  700m, we had to put our jackets, hats and gloves back on as we entered the cold(er) mist. 

En cette saison, il n’est pas rare que le brouillard s’installe, quelques fois il se lève vers 10-11h – ou reste obstinément toute la journée.. Heureusement, nous habitons au pied du Jura et pouvons monter au-dessus des nuages dont le plafond se situe souvent autour des 700-800m.

Ainsi, hier, nous avons traversé la ville, les gorges de la Verena et le village de Rüttenen avant d’entrer dans la forêt et de commencer notre montée. Au bout de 2h30 de marche, nous avons atteint le point de vue de Balmfluechöpfli (ouf!) et pique-niqué au soleil. Les Alpes étaient très clairement visibles par-dessus la mer de brouillard. Ensuite, nous sommes remontés vers le Röti, à 1395 m, avant d’entamer notre descente via Weissenstein. 

Ce phénomène climatique de plafond de brouillard amène une inversion des températures. Ainsi, les températures sont nettement plus douces (12° à 1200 m) en altitude qu’en plaine (4° à 400 m).  Quand nous avons atteint les 750 m, il nous a fallu remettre nos vestes, bonnets et gants pour nous enfoncer dans le froid humide. 

Above the clouds

The stratus was staying stubbornly at about 800m, so we took the bus to go up on the Jura mountains. 35 minutes later, we were starting our short hike to the Röti and, at only 1395m, were rewarded with 360° views, well above the sea of fog.

The Alps were clearly visible, as was the whole Jura mountain chain we had hiked through in the summer. It was much warmer than under the clouds, mild enough to picnic in shirt-sleeves and soak up the sun. We will be going back up regularly in the winter.

Au-dessus des nuages

Les stratus sont coincés à environ 800m d’altitude; nous avons donc pris le bus pour monter sur le Jura. 35 minutes plus tard, nous commencions notre montée vers le Röti. La récompense à 1395m : une vue à 360° au-dessus de la mer de brouillard.

Les Alpes étaient bien visibles ainsi que toute la chaîne du Jura que nous avions parcourue cet été. Il faisait beaucoup plus chaud qu’en ville et nous avons pique-niqué au soleil, sans veste. Nous y retournerons régulièrement durant l’hiver.

Autumn days

With large numbers of new Covid 19 cases, we have suspended our hikes. However, we are lucky to live in Solothurn where a 5 minute stroll takes us to the edge of town for leisurely walks along the Aare river. Autumn is a lovely season with the air clear and the trees in all shades of warm tone colours. A treat for the eyes and the soul.

Les chiffres élevés de nouvelles contaminations au Covid nous ont amenés à suspendre la plupart de nos randonnées. Toutefois, nous avons la chance d’habiter à Soleure où il suffit de 5 minutes à pied pour se retrouver en bordure de ville. Nous faisons donc de superbes balades au bord de l’Aar.
L’automne est une belle saison pour se promener: l’air est clair et la végétation se pare de couleurs aux tons chauds, ce qui fait du bien aux yeux et à l’âme.

A day trip in canton Vaud

Our children offered us a day pass for all public transportation in the canton of Vaud, including many gondolas and chairlifts, to be used while we were housesitting in Lausanne.
As we had walked along the Jura a month ago, we chose to head to the Alps. We visited Villars, Leysin and Les Diablerets and finished with a boat trip on the lake. A full day.

Nos enfants nous ont offerts un pass d’une journée couvrant tous les transports publics et de nombreux télésièges à utiliser pendant notre housesit de deux semaines à Lausanne.

Comme nous avions traversé le Jura vaudois un mois plus tôt, nous avons choisi de nous rendre dans les Alpes. Nous nous sommes rendus à Villars, Leysin et aux Diablerets et avons terminé cette journée bien remplie par un tour en bateau.

Summer housesits in Switzerland

After Central Switzerland in late June, we were due to spend 10 days in early August at our hosts’ daughter’s along Lake Zurich.

One of our walks in the area was to the Churfisten mountains, situated in the Toggenburg region of canton St Gallen.

It was 33° in the valley, at about 850m so we treated ourselves to the chairlift to walk at altitudes of 1300-1600m. It was quite hazy and, while the seven summits had a good wow factor, they did not come up so well in photos.
Not so far, towering over the region, is the Säntis, northeastern Switzerland highest summit, at about 2500m.

After our Jura Crest Trail hike, we had spent a little over a week in the north of Switzerland, staying in small towns such as Baden, near the end of the trail, Schaffhausen and along Lake Constance.

We had a housesit in Lausanne for a few days in late July and have come back to it, this time for two weeks.

Après la Suisse centrale en juin, nous devions passer une dizaine de jours chez la fille de nos hôtes au bord du lac de Zurich.

L’une de nos balades nous a amenés dans la région des Churfisten dans le Toggenburg. Comme le thermo. ètre indiquait des températures de 33° dans la vallée, à 850m tout de même, nous avons emprunté le télésiège pour marcher entre 1300 et 1600m. La chaleur rendait le paysage brumeux et ces 7 sommets ne sont pas aussi spectaculaires sur les photos qu’en vrai.

Tout proche, le Säntis, la montagne la plus élevée de Suisse nord-orientale, dominait la région.

Après le sentier des crêtes du Jura, nous avions passé un peu plus d’une semaine dans le nord de la Suisse, visitant les petites villes de Baden, Schaffhouse et passant du temps au bord du lac de Constance.

Nous avions un housesit de 5 jours à Lausanne à fin juillet et y sommes de retour pour deux semaines.

Above Lake Lucerne

We started walking at Emmetten and although the trail is described as ‘panoramic’ most of it goes through woods with the best views at the start and at the end. This is because this track stays at lower altitudes of around 800-900 m.

Once at Seelisberg, we overlooked the Rütli meadow, site of the oath of 1291 that marked the birth of Switzerland (its present-day borders only go back to 1815) and saw the Mythen mountains we’d climbed in September 2017.

Au-dessus du lac des Quatre-cantons 

Nous avons commencé notre marche à Emmetten et, bien que le sentier soit décrit comme panoramique, ce n’est qu’au début et à la fin que l’on bénéficie vraiment de vues superbes, le reste étant dans les bois. Ce sentier est à des altitudes assez basses de 800-900 m, plus haut la vue serait plus dégagée.

A l’arrivée, à Seelisberg, lavue plonge sur la prairie du Grütli, considéré comme le lieu de naissance de la Suisse, et s’ouvre sur les Mythen, montagnes que nous avions gravies en septembre 2017.

 

Walking along lake shores

A little over a year ago, we had started the walk from Küssnacht am Rigi to Lucerne, passing through meadows and forests but had to stop in Meggen. So, we thought we might pick it up from there and we walked along the lake through some pleasant neighbourhoods, quiet little pebble beaches and a surprisingly French-looking small castle. We learned it was indeed inspired by the Loire châteaux, although its own chapel is Gothic.

Lucerne was quiet, filled mostly with hikers and day trippers. All the signs in Chinese seemed odd.


A day later, a change of atmosphere with an easy walk along the south of Lake Zurich, from Rapperswil to Schmerikon. After the swimming area at the beginning, the shore is a protected area with reeds in the water.

Even on flat grounds, at lake level, it is possible to have rewarding views.

Balades le long des lacs

Il y a un peu plus d’un an nous avions commencé le sentier qui mène de Küssnacht am Rigi à Lucerne en passant à travers bois et forêts mais nous étions arrêtés à Meggen. Nous avons donc décidés d’y retourner et reprendre le chemin le long du lac, traversant des quartiers paisibles avec de belles maisons, fermes et chalets, des petites plages tranquilles et un surprenant château de style français. Nous avons appris qu’il éttait inspiré des châteaux de la Loire, mais sa chapelle est de style gothique.

La ville de Lucerne était agréable à visiter, les seuls touristes étant quelques randonneurs et visiteurs locaux. Les signes en idéogrammes étaient d’autant plus étranges…

Un jour plus tard, changement de décor avec le lac de Zurich et une balade facile de Rapperswil à Schmerikon. Après le lido du début, la rive est une région naturelle protégée avec des roseaux.

Même dans les zones plates d’un accès universel, il est possible de profiter de belles vues.

Orchids, lillies and a friendly encounter

On September 2, 1806, a gigantic mass of rock broke from the slopes of the western ridge of the Rossberg and slid into the valley. Today the Goldau landslide area is a cantonal plant reserve.

Plants that would normally not have a chance of developing in the wooded landscape were able to thrive in this extensive area. Botany buffs come here primarily to find rare orchid plants, such as the yellow Lady’s Slippers.

We heard that early summer is a good time to see orchids but we were too late for the Lady’s slippers which come out at the end of May and a touch early for other types of orchids, although they were still beautiful as were the lillies.

As we hiked down, we were invited by a couple of locals to join them for a beer, which they keep fresh in the hut one of them is responsible for. The hike up is about half an hour and they have “a lovely backyard, some exercise and a fresh beer, isn’t life beautiful? “. We ended up chatting (auf deutsch, bitte) for an hour and learned a lot about the local entertaining customs.

Orchidées, lis et une agréable rencontre

Le 2 septembre 1806, d’énormes rochers dévalèrent les pentes du versant ouest de la montagne de Rossberg. Aujourd’hui, la région de Goldau est une réserve naturelle cantonale.

Ce gigantesque éboulement a permis l’apparition de plantes qui ne poussaient pas dans les paysages forestiers. Les fans de botanique se rendent surtout ici pour observer des espèces d’orchidées rares telles que le sabot-de-Vénus jaune.

Le début de l’été est supposé être le plus propice à l’observation de ces fleurs mais nous sommes arrivés trop tard pour les sabot-de-Vénus, sorties en mai et un peu trop tôt pour d’autres types d’orchidées pas tout-à-fait ouvertes. Elles étaient tout de même très jolies tout comme les lis.

En redescendant, dans une clairière, surmontant le lac de Zoug, nous avons été gentiment invités à prendre une bière par deux hommes du coin. Ils gardent des canettes au frais dans la cabane dont l’un d’eux est responsable et y montent en une trentaine de minutes. “De l’exercice, une belle terrasse et une bière à la fraîche : elle est pas belle la vie ?”; nous avons passé une heure très agréable en leur compagnie à bavarder (auf deutsch, bitte), rire et en apprendre plus sur les étonnantes et amusantes coutumes locales.